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jeudi 19 février 2009

La rencontre de deux Chefs d'État noirs de deux grandes puissances

NDCDP.-
Haïti était sans aucun doute dans la tête et le coeur des deux chefs d'États...
Espérons que ce soit le point de départ d'une longue coopération pour aider ce pays (Haïti) à sortir du sous-développement chronique et à faire de la politique autrement...
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Accueil à l'aéroport, Ottawa, 19 février 2009
Le président américain Barack Obama et la gouverneure générale du Canada,
Michaëlle Jean dés son arrivée à Ottawa.
Photo: La Presse canadienne/Sean Kilpatrick
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Le président américain Barack Obama et la Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, Ottawa, 19 février 2009

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"Vous n'auriez jamais imaginé que nous aurions pu, vous et moi, être ici aujourd'hui, en raison de nos origines africaines", aurait dit Mme Jean au président au début d'un échange que des témoins ont décrit comme étant "doux et chaleureux".
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Barack Obama et Michaëlle Jean ont eu une discussion animée à l'aéroport
Source: La Presse canadienne et Capacadie.com

OTTAWA - Le premier président noir des Etats-Unis et la première gouverneure générale noire du Canada ont semblé bien s'entendre dès leur première rencontre.
La gouverneure générale Michaëlle Jean a été la première d'une poignée de dignitaires canadiens à accueillir Barack Obama à sa sortie de l'avion Air Force One, jeudi. Il s'agit de la première visite du président en sol canadien depuis son assermentation.
"Vous n'auriez jamais imaginé que nous aurions pu, vous et moi, être ici aujourd'hui, en raison de nos origines africaines", aurait dit Mme Jean au président au début d'un échange que des témoins ont décrit comme étant "doux et chaleureux".
Un proche de la gouverneure générale a affirmé que le caractère poignant de ce moment était évident pour les deux chefs d'Etat.
M. Obama et Mme Jean ont eu sur le tarmac une discussion animée semblant sortir du protocole formel. Le président a ensuite été présenté aux autres dignitaires, dont le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, et l'ambassadeur du Canada aux Etats-Unis, Michael Wilson.
Barack Obama a fait rire Michaëlle Jean, qui a mis sa main dans le dos du président alors qu'ils se dirigeaient, côte à côte, dans une salle de réception où ils devaient avoir une discussion privée de 20 minutes.
La porte-parole de Mme Jean, Marthe Blouin, a raconté qu'"à ce moment, elle lui a dit qu'elle avait l'impression d'assister à une histoire d'amour entre les Canadiens et lui".
"Il lui a dit qu'il était au courant, qu'on l'avait informé qu'il était très populaire au Canada, a poursuivi Mme Blouin. Il a alors fait une blague en disant : "C'est bon de le savoir, parce que si les choses vont mal pour moi aux Etats-Unis, je sais que je pourrai venir au Canada". C'est pourquoi elle riait ainsi."
Ils se sont d'abord prêtés à une séance de photos pour certains médias. M. Obama et Mme Jean ont pris place dans des fauteuils, souriants, et ont discuté à voix basse pour éviter que leurs propos ne soient entendus.
Au cours des 26 minutes passées ensemble - six minutes de plus que prévu - les deux chefs d'Etat ont parlé de la récente visite de Mme Jean en Haïti, son lieu de naissance, et de la nouvelle première ministre de ce pays, Michèle Pierre-Louis, qu'elle a décrite comme étant une personne "très dynamique et qu'il vaut la peine de connaître".
Mme Jean a dit au président Obama que la situation en Haïti est "terrible en ce moment, avec la crise alimentaire, et c'est encore pire depuis le passage des ouragans et des tempêtes tropicales de l'été dernier et du début de l'automne". Elle a ajouté que "la crise économique et la récession rend les choses encore pires", mais a insisté sur le fait qu'Haïti demeure politiquement stable.
"Le président Obama lui a dit qu'il aimerait lui parler davantage à ce sujet", a révélé Mme Blouin.
En tant que commandante en chef des Forces canadiennes, Michaëlle Jean a remercié Barack Obama pour ses "bons mots" adressés aux familles des soldats canadiens tués en Afghanistan. Elle lui a aussi dit qu'elle assistait aux cérémonies de rapatriement des dépouilles des soldats tués à l'étranger.
Elle a indiqué à M. Obama qu'elle "trouvait important que les familles aient droit à une cérémonie d'adieu".
Mme Jean a aussi parlé au président américain de la "force des jeunes" en lui expliquant qu'elle a fait de la jeunesse sa priorité en tant que gouverneure générale.
"Elle lui a dit qu'elle avait été impressionnée par le nombre de jeunes qui ont voté pour lui l'automne dernier et par leur enthousiasme, a relaté Mme Blouin. Elle m'a dit qu'ils croient tous les deux qu'il est important de donner du pouvoir aux jeunes, de lutter contre l'apathie, pour que les nouvelles générations s'impliquent en politique, par exemple."
Au cours de la séance de photos, le président a écouté attentivement la gouverneure générale, qui aurait prononcé le mot "espoir", un élément clé de la campagne présidentielle ayant mené à la victoire historique de Barack Obama le 4 novembre.
Le jour de l'assermentation du nouveau président, Michaëlle Jean avait déclaré que l'élection de Barack Obama était une occasion "joyeuse", ayant "une signification symbolique à l'échelle planétaire".
"Une nouvelle page de l'histoire des civilisations a été écrite sous nos yeux, réalisant les souhaits de plusieurs jeunes, femmes et hommes de tous les milieux, qui ont espéré voir notre monde devenir plus juste et plus humain", avait-elle dit.
Jeudi, Barack Obama a dit à Michaëlle Jean qu'il souhaite revenir au Canada avec sa famille. "Il lui a dit qu'il aimerait la revoir, a dit Mme Blouin. Et il lui a dit qu'il aimerait la voir à Washington aussi."
Ce n'était pas la première visite de M. Obama au Canada. Il a passé plusieurs jours dans la région de Toronto pour assister à un mariage, en août 2004, alors qu'il était sénateur de l'Illinois.
Avec son épouse, Michelle, et ses deux filles, Malia et Sasha, il avait loué une voiture pour se rendre aux chutes du Niagara. Il s'était aussi brièvement arrêté à Burlington, en Ontario.
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//Lien d'où provient l'article:
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mercredi 3 décembre 2008

Canada/Crise politique: La Gouverneure Générale Michaëlle Jean serait appelée à trancher

Il y a deux mois à peine (14 octobre), les Canadiens ont réélu un gouvernement conservateur minoritaire dirigé par le Premier ministre Steven Harper. Aujourd'hui, le gouvernement n'a plus de légitimité car les trois partis d'opposition, le Parti Libéral de Stéphane Dion, le Nouveau Parti Démocratique de Jack Layton et le Bloc Québécois de Gilles Duceppe ont signé une entente (coalition) et se présentent comme une alternative au cas où la Chambre des Communes renverse le gouvernement conservateur par un vote de non confiance qui pourrait être pris dès le début de la semaine prochaine (lundi 8 décembre). En fait la coalition est formée des partis libéral et néo-démocrate qui gouvernerait avec un cabinet de 24 ministres: 18 libéraux et 6 néo-démocrates; le chef de gouvernement de coalition serait Stéphane Dion. Quant au Bloc Québécois, il appuierait la coalition pour une période de 18 mois (renouvelable), mais, par principe, n'accepterait pas de postes de ministres dans le gouvernement Dion.

On en est arrivé là parce que le Premier ministre Harper a présenté un énoncé de politique économique qui ne répond pas du tout aux exigences de l'heure (crise économique). La coalition, quant à elle, si elle prenait le pouvoir, a un plan de politique économique plutôt expansionniste qui répondra mieux à la crise économique mondiale qui affecte aussi le Canada. Un sondage réalisé auprès de la population canadienne révèle que l'idée d'un gouvernement de coalition reçoit l'appui d'environ 76% des québécois. Dans l'Ouest canadien (Steven Harper vient de l'Alberta) il en est tout autrement: on n'accepte pas le départ du gouvernement conservateur. La Gouverneure générale Michaëlle Jean sera donc l'arbitre qui tranchera. Monsieur Harper se proposerait de demander à Madame Jean d'accepter la prorogation des travaux de la Chambre jusqu'à la fin janvier 2009, le temps que le gouvernement Harper trouve un répit et prépare un nouveau budget sur lequel la Chambre pourrait se prononcer.

En fait Harper voudrait plutôt être renversé sur un budget, ce qui conduirait automatiquement le pays vers de nouvelles élections après seulement trois mois. La coalition veut renverser le gouvernement Harper maintenant. Il ne semble y avoir aucun terrain d'entente possible entre l'opposition actuelle menée par Stéphane Dion, Jack Layton et Gilles Duceppe et le gouvernement de Stephen Harper.

La Gouverneure générale a dû écourter son voyage en Europe pour rentrer précipitamment à Ottawa et faire face aux problèmes de l'heure qui requièrent son intervention en vue du dénouement de la crise politique.

La Gouverneure générale peut refuser de donner satisfaction à M. Harper et demander à M. Dion de former un nouveau gouvernement. L'équipe de la coalition est prête à gouverner demain matin si Madame Jean le lui demandait. Dans ce dernier cas, il y aurait une période d'environ 18 mois de bonne gouvernance par la coalition, les députés du Parti conservateur devenant ainsi l'opposition officielle, avec ou sans Steven Harper (je présume qu'il démissionnerait de son poste de député si son gouvernement était renversé lundi).
La Gouverneure générale pourrait donner satisfaction à M. Harper et permettre que les travaux de la Chambre des Communes soient prorogés jusqu'à la fin de janvier, ce qui permettrait au gouvernement Harper d'éviter le vote de non confiance lundi.

Le Coin de Pierre estime que la Gouverneure générale devrait permettre à la coalition de gouverner car elle semble s'être mieux préparée que l'équipe des conservateurs à faire face à la crise économique actuelle.

À l'heure actuelle, deux issues se présentent à la crise politique: ou bien Stéphane Dion devient Premier ministre de la coalition dès mardi prochain, ou bien le Canada retourne en élections générales dès la fin janvier 2009. Dans le premier cas, Monsieur Dion gouvernerait pendant les 5 premiers mois de la coalition (décembre 2008-mai 2009), car un nouveau chef du Parti Libéral devra être choisi en mai 2009. Dans le deuxième cas, le Parti Libéral devrait retourner aux élections en mars 2009 avec pour chef Stéphane Dion, car le parti n'aurait pas le temps d'élire un nouveau chef pour remplacer Stéphane Dion.

Nous venons d'apprendre que, ce soir, Monsieur Harper s'adressa au Canadiens pendant 10 minutes (en anglais et en français) pour essayer d'obtenir l'appui de l'opinion publique et tenter de s'accrocher au pouvoir; la coalition par la voix de Stéphane Dion répliquera au discours de M. Harper pour une période de temps égale. Quant à Jack Layton, membre de la coalition et chef du NPD, et Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, ils réagiront par conférence de presse.

mercredi 8 octobre 2008

Crise financière: Des économistes fustigent Harper

Source: Radio-Canada
2008-10-08 12:08:38
Dans une lettre ouverte, 85 économistes dénoncent le premier ministre sortant pour son inaction devant la situation et demandent des gestes concrets et immédiats.
Après avoir été mis en doute par des économistes pour son approche en environnement (1), Stephen Harper est une nouvelle fois dénoncé par des économistes, cette fois pour son approche en économie.
Mercredi, dans une lettre ouverte, 85 économistes critiquent le premier ministre sortant pour son inaction concernant la crise financière mondiale.
La lettre ouverte a été écrite par le Progressive Economic Forum, un réseau d'économistes qui dit faire la promotion de solutions progressistes à la théorie et aux politiques économiques conservatrices.
Selon les économistes, la possibilité d'une récession économique mondiale est bien réelle. Ils demandent donc des actions concrètes et immédiates et non plus « l'approche du laisser-faire que nous sert le premier ministre. »
Il exigent que le gouvernement s'implique pour assurer la stabilisation des marchés financiers, stimuler des investissements réels et maintenir les emplois et les revenus.
Les économistes rejettent donc les affirmations du chef conservateur selon lesquelles les bases de l'économie du Canada sont solides. Selon eux, depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs, la croissance économique du pays s'est en grande partie arrêtée et la productivité est en baisse.
Ils ajoutent que les pertes d'emplois vont se poursuivre au fur et à mesure que le ralentissement se fera sentir. Ils rappellent que déjà, plus de 300 000 emplois dans le secteur manufacturier ont été perdus.
Les économistes affirment aussi que, bien que la situation soit différente de celle des États-Unis, la Banque du Canada a déjà été obligée d'injecter des milliards de dollars en liquidités à court terme. Ils disent également que « les conditions du crédit au Canada apparaissent de plus en plus incertaines, restreintes et coûteuses, ce qui mettra inévitablement un frein aux dépenses et à l'activité économique dans les mois qui viennent. »
Parmi les signataires de la lettre, on retrouve plusieurs universitaires, dont l'ancien ministre de l'Industrie du Québec Rodrigue Tremblay, ainsi que Bernard Élie, professeur associé, du département des sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal.
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//Source de l'article:
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//(1)
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mercredi 28 mai 2008

POLÉMIQUE/ «La Reine-nègre», dit de madame Michaelle Jean, l'écrivain Victor-Lévy Beaulieu


La Gouverneure générale du Canada, Michaelle Jean,
en compagnie du Génral Rick Hillier
(photo Robert Skinner, La Presse)
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L'écrivain québécois Victor-Lévy Beaulieu


(photo publiée par Radio-Canada, 28 mai 2008)


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Source: L'AUT'JOURNAL

La Reine nègre
23 mai 2008
Victor-Lévy Beaulieu


Quand elle fit ses débuts comme journaliste à la télévision de Radio-Canada, Michaëlle Jean n’y obtint pas un grand succès : elle n’était pas à l’aise avec les autochtones québécois.

Maniérée, parlant une langue française à l’accent si pointu qu’elle en était toute désincarnée, Michaëlle Jean avait l’air d’une extraterrestre même si on l’appelait déjà la petite reine de Radio-Canada.

En fait, elle fitait si peu dans le décor qu’on lui confia bientôt l’animation d’une émission qui correspondait davantage à ce qu’elle était : en interviewant durant de longues entrevues les intellectuels français à la mode, elle pouvait donner la pleine mesure d’elle-même : poser peu de questions, mais intervenir souvent dans le discours de l’autre pour lui faire voir jusqu’à quel point elle était intelligente et capable de discuter aussi bien, voire mieux que lui.

Ce n’était là qu’un réflexe de colonisée, mais pourquoi Michaëlle Jean s’en serait-elle rendu compte ? Après tout, n’avait-elle pas épousé un intellectuel français qui, flirtant avec les sympathisants felquistes, faisait au Québec des films engagés et des documentaires, notamment sur Jacques Ferron ?

Une bonne prise pour le gouvernement canadian

Quand, dans la foulée du scandale des commandites, Paul Martin, premier ministre du Canada, voulut redorer au Québec la blason du Parti libéral et celui de la fonction de gouverneur-général du Canada, elle aussi entachée par le règne dépensier d’Adrienne Clarkson, il songea aussitôt à Michaëlle Jean : elle était noire, jeune, jolie, ambitieuse et, à cause de son mari, sûrement nationaliste aussi – mais nationaliste, qui ne l’est pas au Québec ?


De toute façon, Paul Martin et ses conseillers, sachant que c’est la fonction qui crée l’organe, n’entretenaient aucun doute sur Michaëlle Jean : quand on lui en donne la chance, et les billets verts du Dominion, rien de plus facile pour le colonisé que de devenir colonisateur.


Michaëlle Jean fut donc une bonne prise pour le gouvernement canadian : la petite reine noire de Radio-Canada trouva vite plus agréable de trôner dans le fauteuil à braquettes dorées du gouverneur-général du Canada, en Reine-Nègre accomplie, au service d’un régime cherchant à tout prix à faire du multiculturalisme la pierre d’assise du pays.


La nation québécoise à la Harper


L’arrivée de Stephen Harper au pouvoir n’a fait que renforcer le rôle joué jusqu’alors par Michaëlle Jean. Le Bloc québécois et le Parti québécois contribuèrent pour beaucoup dans ce renforcissement-là. Quand le Parti conservateur proposa à la Chambre des communes cette motion qui reconnaissait le Québec comme nation distincte, mais à l’intérieur d’un Canada uni, bloquistes et péquistes donnèrent leur aval.


Ils auraient dû s’opposer violemment mais n’en firent rien : la chose n’est que symbolique, dirent-ils pour se justifier, mais elle nous fait faire un pas en avant. Drôle de pas en avant que celui-là, et qui m’a convaincu une fois de plus que le Bloc québécois, loin d’être un élément politique qui nous soit profitable dans notre quête de libération, en est devenu le plus pitoyable frein.


C’est la leçon qu’il faut tirer du passage de la Reine-Nègre du Canada en France : elle n’a fait que respecter la logique qui découle de cette loi votée par la Chambre des communes sur le Québec comme nation distincte à l’intérieur d’un Canada uni ; bien sûr, Stephen Harper y a ajouté son grain de sel en élargissant la notion de nation distincte du Québec à tous les groupes canadiens-français de partout ailleurs au Canada.


On parlera désormais de nation canadienne-française, ce qu’entérineraient les auteurs du rapport Bouchard-Taylor en nous demandant d’admettre que nous ne sommes plus des Québécois de souche, mais des Québécois d’ascendance canadienne-française.


Les fédéralistes ne sont pas naïfs comme les députés du Bloc et du Parti québécois, ils savent l’importance que les symboles peuvent avoir et d’autant plus si ces symboles-là, truqués, sont acceptés par ceux-là même qui devraient les rejeter sans compromis.


Le débat qui n’a pas eu lieu


La décision du gouvernement d’Ottawa de continuer de faire la guerre en Afghanistan jusqu’en 2011 n’a pas suscité au Québec le débat qu’il aurait dû y avoir. Nous qui avons toujours été une nation pacifique, nous voilà maintenant partie prenante dans une guerre impérialiste qu’une diplomatie efficace aurait pu empêcher.


Mais de cela, Stephen Harper et la Reine-Nègre du Canada s’en lavent les mains : le Canada, pour faire plaisir à ses marchands de canon, doit devenir une puissance militaire, et on y investira 30 milliards de dollars dans les prochaines années.


La Reine-Nègre


Le voyage de la Reine-Nègre en France aurait pu pourtant apporter beaucoup d’eau au moulin des souverainistes québécois, mais pour en profiter, il leur aurait fallu aller plus loin que la niaiserie politicienne. En France, la Reine-Nègre n’a pas parlé que de la nation canadian : elle a aussi salué le courage de la France qui, prétendument au nom des droits de l’homme, a aboli l’esclavagisme en 1847.


Venant elle-même d’une nation qui a eu beaucoup à souffrir de l’esclavagisme, la Reine-Nègre aurait dû savoir qu’en France, la traite des Noirs était interdite déjà par une ordonnance royale du 8 janvier 1817. Elle aurait dû savoir et faire savoir également au président Nicolas Sarkosy que les Français se sont quand même livrés au trafic d’esclaves jusqu’à la guerre de Sécession aux États-Unis, en dépit de l’ordonnance de 1817 et de la loi de 1847.


Et s’ils ont cessé vers 1865 de faire véritablement le commerce des nègres qu’ils achetaient en Afrique, ce n’est ni par courage ni au nom du respect des droits de l’homme, mais sous la pression des colonisateurs français du Brésil et de Cuba qui y possédaient de riches plantations qu’ils avaient peur de perdre parce qu’on y importait trop de nègres et que ceux-ci risquaient de devenir bientôt une majorité qu’on ne pourrait plus contrôler.


Voilà notamment une des choses que les souverainistes auraient pu apprendre à la Reine-Nègre du Canada s’ils voulaient noircir son voyage en France.


Ils auraient pu en ajouter et assister à son retour en terre canadian en imitant les esclavagistes français quand ils faisaient commerce avec les Rois-Nègres de l’Afrique équatoriale : on leur faisait cadeau d’une couronne de roi de théâtre, pour qu’ils puissent jouer par-devers eux-mêmes et leurs sujets la grande comédie de la souveraineté, et qui était déjà celle de nations distinctes à l’intérieur d’un continent uni de force par les spéculateurs étrangers, les multinationales de l’exploitation et les marchands d’armes dont la France, si courageuse au nom des droits de l’homme, est la troisième plus grande nation productrice au monde, et probablement la première en Afrique !

Victor-Lévy Beaulieu

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Le texte ci-dessus est publié dans L'AUT'JOURNAL à l'adresse ci-après:
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http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=888
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Devant la pluie de protestations qui a suivi la publication du texte de M. Beaulieu, M. Pierre Dubuc, éditeur de L'AUT'JOURNAL, a publié la mise au point suivante:

Source: L'Aut'Journal


À propos de l’article de VLB « La reine-nègre »
26 mai 2008
Pierre Dubuc

Nous savions que le titre était choquant, voire provoquant, mais nous n’avions nullement l’intention d’insulter la communauté noire.


L’article faisait référence au concept de « roi-nègre » qui a été maintes fois utilisé au cours de l’histoire du Québec pour dénoncer ceux qui trahissaient les intérêts nationaux des « nègres blancs ». Duplessis, Bourassa, pour ne citer que ces deux-là, ont été traités de « rois nègres ». André Laurendeau a même écrit en 1958 une série d’articles sur « la théorie des rois nègres ».


Avec ce titre, l’objectif de l’article au style pamphlétaire de VLB était, avions-nous compris, de susciter un débat sur le rôle politique que s’est attribuée Michaëlle Jean.


Plutôt que de se cantonner dans un simple rôle protocolaire, comme c’était la coutume avec celles et ceux qui ont occupé auparavant cette fonction, elle est intervenue à de multiples reprises, tantôt pour légitimer la guerre en Afghanistan à laquelle s’oppose massivement la population québécoise, tantôt pour faire écho au discours chauvin de Stephen Harper sur le Québec, comme ce fut le cas lors du lancement des activités du 400e anniversaire de Québec en France.


D’ailleurs, la seule présence à ces cérémonies de la représentante de la Reine d’Angleterre – présentée de surcroît comme la descendante de Champlain – était une insulte à la nation québécoise comme l’ont souligné plusieurs commentateurs politiques.

L’article de Victor-Lévy Beaulieu critiquait aussi l’hypocrisie des célébrations marquant la fin de l’esclavage auxquelles Mme Jean s’est associée lors de son voyage en France. Nous pourrions ajouter : son enthousiasme pour Nicolas Sarkozy, un président pourtant vilipendé en Afrique et en France pour son discours sur l’Afrique prononcé à Dakar, en juillet 2007.

À notre connaissance, personne de la communauté noire de Montréal n’a critiqué ces activités de la Gouverneure générale.


Notre objectif était donc de lancer le débat sur le rôle politique de la Gouverneure générale.


Jamais, il n’a été dans nos intentions d’insulter la communauté noire. L’aut’journal a toujours combattu la discrimination, particulièrement à l’endroit des Noirs, et a toujours soutenu la communauté haïtienne.


À cet égard, rappelons que nous avons publié dans L’Apostrophe, la revue de l’aut’journal, un volumineux dossier de Michel Chossudovsky sur le coup d’État qui a délogé le président Aristide, un dossier qui met entre autres en lumière le rôle du Canada dans cette histoire. Nous avons également organisé la projection du film L’agronome, racontant la vie du journaliste haïtien Jean Dominique.


Nous faisons cette mise au point parce qu’il nous apparaît important qu’il n’y ait entre nous et la communauté noire aucun malentendu. Et en espérant que pourra vraiment avoir lieu un véritable débat sur le rôle, les activités et les positions politiques de la Gouverneure générale.


Pierre Dubuc
éditeur
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La mise au point ci-haut vient de:
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http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=880
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Voici quelques liens permettant de prendre la mesure des réactions qu'a suscitées la sortie de M. Victor-Lévy Beaulieu:

1) Radio-Canada:

Polémique: VLB écorche Michaëlle Jean
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http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2008/05/24/001-beaulieu-jean-polemique.shtml?ref=rss
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2) Cyberpresse: dimanche 25 mai 2008

Dans son blog (carnet), l'éditorialiste André Pratte publie un texte intitulé : « Les rois aigres », auquel ont réagi un très grand nombre d'internautes (plus de 70, en date du 28 mai). Vous pourrez lire ces commentaires sur le site de Cyberpresse, à la fin du papier de M. Pratte:

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http://blogues.cyberpresse.ca/edito/?p=201
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Les rois aigres

Par André Pratte

L’écrivain Victor Lévy-Beaulieu vient de commettre un texte dans lequel il s’en prend à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, qu’il appelle «la Reine-nègre». Le texte est bourré d’insultes, à commencer bien sûr par le titre.

«Reine-nègre», cela renvoie notamment aux éditoriaux signés il y a 50 ans par le journaliste André Laurendeau, qui accusait les anglophones du Québec de fermer les yeux sur les abus de démocratie commis par Maurice Duplessis comme le faisaient les Britanniques à l’endroit des «rois nègres» de leurs colonies.

J’ai toujours été à la fois étonné et inquiet par la présence au sein du mouvement indépendantiste d’une frange substantielle chez qui la calomnie sert de principal argument. À ces militants, il ne suffit pas de critiquer le point de vue des fédéralistes. Il leur faut les insulter, mettre en cause leur honnêteté, leur amour pour le Québec. Les Québécois qui s’opposent à la séparation sont à leurs yeux des traîtres et des vendus. Ainsi, dans cette diatribe publiée dans l’Aut’Journal, VLB ne se contente pas de déplorer ou de dénoncer tel ou tel propos de Mme Jean. Non, il affirme qu’elle était une mauvaise journaliste et il l’accuse d’avoir abandonné ses convictions contre de l’argent: «Quand on lui en donne la chance, et les billets verts du Dominion, rien de plus facile pour le colonisé que de devenir colonisateur».


Lévy-Beaulieu rejoint ainsi le club des rois aigres, ces indépendantistes qui passent leur frustration en insultant ceux qui osent avoir une autre vision du Québec. Au sommet trône le cinéaste Pierre Falardeau, dont on se souvient qu’il s’était réjoui de la mort de Claude Ryan, le traitant de «bonhomme Carnaval». On y trouve aussi le prolifique Patrick Bourgeois, du journal Le Québécois. Et quelques autres, sans compter les militants qui abreuvent de courriels haineux les commentateurs fédéralistes de mon genre.

Le plus frappant, c’est que rares sont ceux, au sein du mouvement souverainiste, qui osent prendre leurs distances de ces insulteurs professionnels. Les indépendantistes sont pourtant rapides comme l’éclair quand il s’agit de dénoncer les écarts de langage commis par leurs adversaires ou les propos racistes des Don Cherry de ce monde. Et du côté fédéraliste, on laisse passer, peut-être de peur d’être à son tour visé. Quelqu’un, quelque part va-t-il défendre Michaëlle Jean?

Rendons hommage à la députée bloquiste Vivian Barbot, qui n’a pas tardé à dénoncer le texte de VLB: «C’est un parfait torchon. On peut très bien trouver que le rôle de gouverneur général est archaïque. Mais s’en prendre à la personne de façon aussi diffamatoire? Non.»

Samuel Pierre, auteur d’un ouvrage sur les Québécois d’origine haïtienne, dit avoir bien hâte de voir la réaction des Québécois d’origine canadienne-française au texte de VLB. Pour l’instant, c’est le silence…

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3) La Presse: Réaction de l'écrivain Dany Laferrière, ami de Victor-Lévy Beaulieu

Reine-nègre : une insulte !

Par Dany Laferrière
L’auteur est écrivain. Il répond ici au texte signé Victor-Lévy Beaulieu et publié dans L’Aut’journal, au sujet de la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean.

Personne n’ignore qu’au Québec on vit de symboles. On n’a qu’à toucher à notre langue, à notre fierté, à nos rêves, et même depuis peu à notre religion pour que nous nous mettions debout comme un seul être. Le moindre animateur de télévision française (Thierry Ardisson) ou écrivain (Françoise Sagan) ou académicien autrefois aimé ici (Maurice Druon) qui rigole à propos de notre accent se retrouve instantanément dans l’eau bouillante. L’homme de la rue, comme le politicien influent, ou la mondaine réagissent de la même manière sur ce délicat sujet. Voilà ce qu’on appelle un puissant symbole collectif.
Ce qui ne veut pas dire qu’on ne discute pas ici de la question de la langue. C’est notre sport national, parfois même avant le hockey. La qualité de la langue, sa place dans l’histoire, tout cela nous touche au plus haut point. J’ai su que j’étais québécois quand pour la première fois en 1982, un étranger a fait une remarque à propos de l’accent du Québec et que j’ai senti mon sang faire un vif tour dans mon corps (l’amour est physique). S’il avait raison (on a tous un accent et il est souvent étrange pour l’autre), je sentais qu’il se cachait autre chose derrière son argumentation. Le désir de blesser n’y était pas absent.
Au Québec, on vit de symboles en ignorant parfois que les autres peuvent en avoir aussi. On doit savoir que nous ne sommes pas les seuls à réagir vivement quand on touche à ce qui fait notre matière première. Nous avons l’habitude de croire, dès que nous nous installons dans une légitimité politique ou morale, que nous pouvons détruire l’autre. Le gifler, l’insulter, le traîner dans la boue. C’est un comportement d’enfant. L’adulte doit chercher plutôt à convaincre. Sauf s’il est à court d’arguments. Cela part d’un simple principe : du moment qu’on ne touche pas à la personne physique, on peut y aller comme on veut. Lynchage psychologique, lapidation symbolique, exil mental (on efface le coupable du portrait de groupe) : c’est une société qui pratique une terrifiante violence abstraite. Ce qui parfois n’est pas loin de la violence physique. On poignarde sans couteau, enlevant ainsi à la victime son premier droit : celui de se plaindre.
Depuis quelque temps, on semble avoir trouvé une expression pour désigner Michaëlle Jean, la gouverneure générale du Canada : « la reine-nègre ». On l’a appelée au début « la princesse noire » toujours dans le but d’insulter. Je le dis à cause du contexte de l’article. Car, comme vous le savez, le contexte existe. On n’est pas assez bête pour ne pas sentir une gifle. Et il n’y a pas pire gifle que quand on part de ce que vous êtes pour vous ridiculiser. C’est le principe même de la colonisation : l’humiliation. Il faut trouver un moyen à ce que l’autre ait honte de ce qu’il est. Et quand on a vécu cela, on a toujours envie spontanément de le faire subir à un autre. Est-ce une malédiction que, pour sortir de sa condition de colonisé, il faut chercher à coloniser un autre plus faible ? Je sais que le Québec a assez de force d’âme pour rompre avec ce cercle vicieux. Mais pour cela, on ne peut pas se contenter de regarder ailleurs quand quelqu’un se fait ainsi humilier dans sa personne. L’insulte publique est un acte qui regarde la collectivité. Ce silence, quand un autre dont on ne partage pas le point de vue se fait insulter, finira par anesthésier notre sensibilité profonde. L’expression « reine-nègre » est, pour moi, une insulte. Peut-être même plus. Pour se défendre, on répond que c’est une expression généralement employée contre celui qu’un État colonisateur place au pouvoir pour en faire une marionnette. Je veux bien, alors pourquoi on ne l’a pas employée pour Jeanne Sauvé ou pour personne d’autre ici ? Pourquoi comme par hasard Michaëlle Jean est noire ? Et on ose dire que c’est parce qu’elle est noire que cela provoque tant de bruits. Au pays même des symboles à ne pas toucher avec des pincettes.
lundi 26 mai 2008

//Le texte de Dany Laferrière vient du lien ci-après:
http://www.cyberpresse.ca/article/20080526/CPOPINIONS02/80526013/6737/CPACTUALITES
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mardi 27 mai 2008

Bernier forcé de démissionner


Le ministre Maxime Bernier et sa «conjointe», la charmante Julie Couillard
(photo La Presse canadienne)

Par Hélène Buzzetti
Le Devoir du 27 mai 2008
Le ministre a laissé des documents secrets chez Julie Couillard.
Ottawa -- Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a été éjecté de manière spectaculaire du cabinet, hier soir, après s'être accusé lui-même auprès du premier ministre d'avoir laissé traîner dans un endroit non sécurisé des documents secrets. Stephen Harper a toutefois affirmé que ce départ n'était en rien relié aux révélations du Devoir selon lesquelles l'ex-conjointe au passé trouble du ministre, Julie Couillard, s'est intéressée à la sécurité des aéroports.
Cliquez sur le lien suivant pour lire toute l'histoire:
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Bernier left sensitive documents in girlfriend's apartment, Couillard says

Mrs. Julie Couillard , Minister Maxime Bernier
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By Nelson Wyatt

The Canadian Press, Tuesday May 27, 2008

MONTREAL - Ex-foreign minister Maxime Bernier left sensitive government documents in her Montreal residence, where she alleged that evidence found recently suggested her bed had been bugged, Julie Couillard revealed Monday in a candid interview.

Please, click below to read the story:

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http://ca.news.yahoo.com/s/capress/080527/national/bernier_girlfriend

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mardi 4 mars 2008

Hillary Clinton vue et entendue par Jean Chrétien, ex-Premier Ministre du Canada

Amies et amis internautes,

Dans une partie de son autobiographie intitulée «Passion Politique », voici ce que Jean Chrétien écrit au sujet d'Hillary Clinton, pages 116-117:

« Plus Aline et moi passions de temps avec Hillary et Bill Clinton, que ce soit à l'occasion de rencontres internationales ou de visites officielles, plus il était évident pour nous que la première dame était tout aussi passionnée de politique que le président. Elle tenait à prendre part aux discussions importantes; elle voulait parler des questions de fond; et chaque fois que j'étais assis à côté d'elle à un dîner officiel, plutôt que d'entendre parler des finesses de mes petits-enfants, elle voulait savoir comment j'avais maîtrisé les problèmes que posaient la santé, ou la réforme de l'aide sociale. Tout l'intéressait, elle était bien informée, elle était intelligente, extrêmement plaisante aussi. À les voir ensemble, elle et Bill, j'étais frappé de voir à quel point ils s'entendaient bien. Elle ne se gênait pas pour exprimer un point de vue différent ou aborder un sujet délicat, mais je voyais bien que tous deux partageaient bon nombre d'idées et avaient une vision du monde commune. Elle ne me semblait ni à droite ni à gauche de son mari, et si Hillary n'a pas le charme naturel de Bill, elle possède une forte présence et une personnalité impressionnante. »

BARACK ALENA

Sources: Le Matin et La Presse
Par Alain Dubuc

La campagne présidentielle américaine passionne les Québécois, et plus particulièrement la lutte que se livrent les deux candidats démocrates. Mais on suit le combat entre Hillary Clinton et Barack Obama comme un match sportif, ou encore une émission de téléréalité, avec une absence troublante d’intérêt pour ce que disent et pensent les candidats.

Et pourtant, dans les derniers milles de cette campagne, un thème qui nous touche de très près a pris une place croissante, l’Accord de libre-échange nordaméricain (Alena) entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les deux candidats promettent de renégocier ou de renier l’Alena. C’est également révélateur de quelque chose qui n’est pas toujours visible de l’extérieur, le niveau incroyablement primaire des débats entre des politiciens qui aspirent à diriger le pays le plus puissant au monde. Ce combat, c’est d’abord celui de Barack Obama, le favori qui, depuis plusieurs semaines, multiplie les critiques très virulentes à l’égard de l’Alena. Et cela nous rappelle qu’il y a un revers au populisme. M. Obama a connu un remarquable succès avec son message de changement. Mais derrière, quand on gratte un peu, dans un dossier comme l’Alena, ce qu’il dit est stupéfiant d’ignorance, de mauvaise foi et même de bêtise. La semaine dernière, on lui a demandé ce qu’il ferait avec l’Alena s’il était élu président: «Je téléphonerais immédiatement, a-t-il répondu, au président du Mexique et au président du Canada pour essayer de modifier l’Alena.» Commençons par l’ignorance. On peut comprendre qu’un Américain moyen ne sache pas que le Canada a un premier ministre ou qu’un candidat présidentiel ne maîtrise pas toutes les nuances de la politique étrangère. Mais M. Obama est un sénateur, un sénateur de l’Illinois, un État des Grands Lacs, collé sur le Canada, qui est le principal partenaire des États-Unis. Mais l’important n’est pas là. La vraie question, c’est de savoir ce que le candidat démocrate veut renégocier. Le site web de sa campagne parle «des ententes injustes comme l’Alena», sans préciser la nature des injustices. Mais un discours, prononcé il y a deux semaines dans le Wisconsin nous en dit plus: «Des ententes commerciales comme l’Alena envoient nos emplois outremer et forcent les parents à concurrencer leurs adolescents pour travailler au salaire minimum dans un Wal-Mart.» Avant d’aller plus loin, arrêtonsnous un instant pour admirer la phrase, son élan, sa puissance évocatrice. Mais on peut quand même noter que l’Alena est une entente avec le Canada et le Mexique, des pays d’Amérique, qui ont des frontières terrestres avec les ÉtatsUnis, qui peuvent difficilement être qualifiés d’outremer. D’autre part, on n’observe pas un phénomène d’exode d’emplois, certainement pas vers le Canada, ni même vers le Mexique. À la décharge de M. Obama, il faut dire que son crescendo rhétorique s’explique par le fait qu’il se prépare aux primaires de l’Ohio, la semaine prochaine, un État qui a durement été touché par la perte de 250 000 emplois industriels, beaucoup dans le domaine de l’automobile. Mais on sait que le drame de l’auto ne vient pas de l’Alena, mais des stratégies des géants de l’auto américains. Et que la crise de l’emploi vient bien davantage des économies émergentes. Il se trompe donc de cible. Mais pourquoi attaquer l’Alena, plutôt que la Chine? Je soupçonne deux raisons. La première, c’est le populisme. Cela lui permet d’attaquer le «big business», comme il le laisse entendre quand il parle «des ententes comme l’Alena qui placent les intérêts particuliers avant les intérêts des travailleurs». La seconde, c’est l’opportunisme politique. L’Alena a été signé par le président Clinton, ce qui lui permet d’attaquer Hillary Clinton par association. Cela donne, depuis deux semaines, un débat assez surréaliste où chacun essaie de démontrer qu’il a toujours été contre l’Alena et accuse son adversaire de l’avoir soutenu. À la décharge de Mme Clinton, celle-ci a précisé ce qu’elle voudrait changer à l’Alena. Elle voudrait renforcer les dispositions du traité sur l’environnement et le droit du travail, des allusions directes aux risques de concurrence déloyale du Mexique. Elle voudrait aussi améliorer le mécanisme de règlement des différends. Mais les deux candidats promettent de rouvrir l’entente. Cette surenchère révèle le fond protectionniste du Parti démocrate, qui n’a rien de bon pour le Canada. Encore moins quand il est véhiculé par un candidat présidentiel, parce que c’est d’habitude la Maison-Blanche qui fait contrepoids aux élans protectionnistes du Congrès et du Sénat. Évidemment, il faut faire preuve de patience, et d’une bonne dose de cynisme, en se disant qu’il faut mettre tout cela sur le compte de la dynamique électorale.
lundi 3 mars 2008
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//L'article ci-haut provient du lien ci-bas:
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11612
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vendredi 5 octobre 2007

Quelques photos de l'Ontario, Canada

1) Autoroute 401 Ouest dans la grande région de Toronto, Ontario




2) Oshawa, parc près du lac Ontario: couple de mouettes perchées sur pylone



Ce parc est situé dans la ville d'Oshawa et donne sur le Lac Ontario. C'est un endroit romantique. Quand on s'y rend pour un cours instant de repos ou pour y observer le lac, on a le goût d'y rester éternellement. Rendu à ce magnifique endroit, il est possible de jouir de quelques instants de bonheur, car, là, «la douleur s'oublie» (Oswald Durand) ou encore, «le chagrin se repose» (Léo Ferré). À chaque fois que nous nous rendons à Niagara, mon épouse et moi, en passant par Toronto («la pure»), nous nous arrêtons à Oshawa pour nous reposer près du Lac, dans ce parc. Un observateur qui regarde dans la même direction que le photographe aura le lac à sa gauche, à quelques dizaine de mètres (disons 30 à 40 mètres).




3) Skylon Tower, Niagara, Ontario

4) Vue de la chute Niagara (côté canadien) prise du haut du Skylon Tower au Revolving Dinning Room


C'était en fin d'après-midi. Du haut de la tour, on observe la chute en forme de fer-à-cheval. On peut remarquer un petit bateau s'approchant de la chute: il amène des touristes le plus près possible du pied de la chute. J'ai fait cette promenade en bateau à deux occasions avec la compagnie "Maid of the Mist"; c'est impressionnant.