vendredi 8 juin 2012
Forces armées/ Pour la défense d'Haïti, a-t-on choisi la MINUSTAH pour toujours ?
Il y a un très grand nombre de pays qui ont une armée indigène pour assurer leur défense. Le lien suivant donne la liste de ces pays et les effectifs de leurs forces armées nationales:
Wikipédia/Liste des armées nationales par effectif
Il y a un petit nombre de pays qui n'ont pas d'armée indigène pour assurer leur défense.
Le lien suivant conduit à la liste de ces pays sans armée indigène:
Wikipédia/Liste des pays qui n'ont pas d'armée nationale
Les pays qui n'ont pas d'armée indigène ont conclu une entente avec une puissance ou un groupe de pays pour assurer leur défense. Pour Haïti, Wikipédia écrit ceci:
« Le pays a dissous son armée en 1995. La police haïtienne, en particulier son unité d'intervention, est chargée d'assurer la défense nationale. Toutefois, le président Michel Martelly a récemment fait part de son intention de ressusciter l'armée haïtienne.»
Wikipédia ne parle pas de la MINUSTAH ! Selon Wikipédia, la défense d'Haïti serait actuellement assurée par la PNH !
La question qu'il faut se poser est celle-ci: Pour la défense d'Haïti, a-t-on choisi la MINUSTAH pour toujours ? Si ce choix est fait, il faudrait le dire clairement.
Le lien suivant conduit à la liste des pays par dépenses militaires en millions de dollars, en dollars par habitant et en pourcentage du PIB:
Wikipédia/ liste des pays par dépense militaire
mardi 20 janvier 2009
Haïti/Économie/Réflexions sur le projet de budget 2008-2009
D’après les chiffres révélés dans les média, nous réussissons à nous faire une bonne idée de la répartition des crédits budgétaires pour l’année 2008-2009. En gros, la répartition des crédits entre les différents ministères et les autres institutions publiques n’est pas vraiment différente de celle des années précédentes. La décentralisation n’a pas gagné du terrain, en dépit de ce qu’en dit le Ministre de l’Économie et des Finances, Daniel Dorsainvil. Il semble, selon les propos tenus par ce dernier devant la presse au sortir du Parlement, que, pour lui, les termes «déconcentration» et «décentralisation» soient synonymes : parlant de son budget, il dit faire de la décentralisation quand il n'est en train de faire que de la déconcentration. Il semble donc clair que le grand argentier n’ait pas la même définition de la décentralisation que le reste du monde, incluant son collègue, Monsieur Jean-Max Bellerive, Ministre de la Planification et de la Coopération Externe.
Laissons de côté la querelle sémantique pour commenter un peu les chiffres qui circulent dans la presse et les comparer à d’autres données dont nous disposons.
Le total des crédits budgétaires s’élèverait à environ 100 052 501 191 gourdes (100 milliards de gourdes environ, ou 100 Gg), soit environ 2,2 G$ (2,2 milliards de dollars sur la base du taux de change : 45,50 gourdes pour $ 1,00).
En guise de comparaison, mentionnons que le total des crédits alloués par l’ONU à la Minustah, pour l’année 2008-2009 seulement, s’élève à US$ 601 580 100 (601,58 M$), soit 27,3% du projet de budget de l’État haïtien pour la même année. (Réf. Rapport A/RES/62/261, 25 juillet 2008 (2)). En gros, la Minustah dépense 50 millions de dollars par mois ! Ces crédits sont financés par les états membres et les Etats-Unis y contribuent pour 22% (Réf. A/RES/61/237, 13 février 2007 (3)). La contribution d’Haïti dans ce budget de la Minustah serait minime (de l’ordre de 12 k$ ou 12 000 dollars US).
Les crédits alloués par les États membres à la Minustah sont donc supérieurs aux crédits budgétaires du Ministère des TPTC pour la même période qui s’élèvent à 25,5 Gg ou 560,4 M$).
Les crédits alloués par les États membres à la Minustah sont donc supérieurs à la somme des crédits budgétaires de trois Ministères réunis : Agriculture (6,8 Gg), Éducation Nationale (8,9 Gg) et Santé Publique (8,8 Gg), soit un total d’environ 24,5 Gg ou 538,5 M$.
Ces comparaisons entre les crédits alloués par l’ONU à la Minustah et les crédits budgétaires accordés aux ministères et autres administrations permettent de comprendre le Président Préval quand il demande à la Minustah de remplacer les tanks par des tracteurs.
En outre, le budget de l’État haïtien pour 2008-2009 sera financé par des recettes internes (35%) et par des fonds externes (65%). Quand on sait que les dépenses de fonctionnement du gouvernement haïtien s’élèveront à 32 Gg, on conclut qu’elles seront financées par les recettes internes et qu’il ne restera presque rien à l’État pour financer ses projets de développement. L’État, comme d’habitude, comptera presque entièrement sur l’aide étrangère pour financer ses projets de développement pour l’année 2008-2009. Et, ce qui est une constante de l’économie haïtienne depuis des décennies, on peut s’attendre à ce que la plupart de ces projets de développement restent sur les tablettes parce que l’État ne sera pas capable de dégager des fonds internes excédentaires pour constituer le montant de la contrepartie haïtienne corequise (nécessaire) au déblocage des fonds externes promis pour chacun des projets.
Il apparaît clair que l’État haïtien doive entreprendre une démarche de réflexions sérieuses pour identifier des actions à prendre pour se sortir de ce cercle vicieux. Il semble que les têtes pensantes de l’Université d’Haïti pourraient aider dans ce genre de réflexions.
Il apparaît tout aussi évident que l’État devra compter sur la Diaspora haïtienne pour l’aider à lever les défis auxquels il devra faire face.
Il apparaît évident l’État doit aider les dix Départements géographiques du pays à se structurer pour qu’ils se développent de manière harmonieuse.
Depuis quelques décennies, parce que l’Administration publique est corrompue, les donneurs d’aide ont pris l’habitude de financer de nombreux projets en faisant affaire avec des organismes dits non gouvernementaux (ONG) basés en différents points du territoire. Au risque de se faire dire qu’il s’agit d’une fiction comptable, il apparaît évident que l’État devrait comptabiliser les montants de tous les projets de tous les ONG dans son budget annuel de développement, même s’il ne voit pas nécessairement la couleur de ces argents. Et l’on peut se demander pourquoi l’État n’aurait pas le droit de percevoir une taxe sur le montant de chacun de ces projets. Les sommes perçues seraient alors ajoutées aux crédits alloués aux administrations des collectivités territoriales pour qu’elles offrent plus de services aux citoyens. Il apparaît évident qu’en exerçant un contrôle des activités des ONG sur le territoire national, l’État serait amené à leur faire orienter leurs actions et leurs projets dans le sens défini par les stratégies de développement retenues par les autorités régionales et centrales. L’État doit faire sentir sa présence et sa puissance sur tout le territoire national.
Parlant de puissance, si l'on lit entre les lignes du rapport des Nations Unies, A/RES/62/261, on a l’impression que la Minustah se préparerait à réduire son action en Haïti à partir de juillet 2009. Si cette lecture est juste, alors on peut se demander qu’est-ce que le gouvernement Préval – Pierre-Louis attend pour mettre sur pied une force publique, différente de la PNH, qui sera appelée à prendre la relève de la Minustah. Et si rien n’est fait en ce sens, la nature ayant horreur du vide, la nation serait acculée à retarder la date de la réduction de l’action de la Minustah, voire celle de son départ définitif. Le budget 2008-2009 ne semble faire aucunes provisions en vue de la création d’une telle force publique indigène.
dimanche 24 août 2008
INVITATION A REJOINDRE LE COMBAT PRIORITAIRE CONTRE LA TUTELLE
//
http://tutelle-out.gerardbissainthe.com/invitation.html
//
_________________
N.B. Le lien ci-dessus est également placé dans la colonne de droite du blog, rubrique « Documents et rapports importants ».
--->
samedi 2 août 2008
Le moment est venu pour le retrait de la Minustah
2 août 2008
Lorsque je m'exprime sur le dossier de la Diaspora, comme sur le dossier de l'Armée d'Haïti, je m'exprime en connaissance de cause, car j'ai eu à étudier de près ces deux dossiers: celui de la Diaspora lorsque j'étais commissaire Général des Haïtiens d'Outre-Mer, celui des soldats dits démobilisés des FADH lorsqu'en tant que Conseiller Spécial du Premier Ministre d'alors, j'avais tout fait pour créer un dialogue au sommet en quelque sorte entre le Premier Ministre et les principaux responsables des groupes de ces soldats qui revendiquaient leurs droits. Les circonstances ne permirent pas à mes efforts d'aboutir.
Ce que je sais du dossier des soldats des FADH m'impose de dire ce qui suit:
1.- Ce sont des personnes qui agissent de leur propre initiative. S'il advient que des politiciens s'abritent derrière eux, ce ne peut être vrai que tout à fait sectoriellement.
2.- Ces soldats ne sont pas des provocateurs; ils defendent leurs droits. La démobilisation de leur armée est et reste inconstitutionnelle . Lorsqu'ils disent qu'ils ne l'acceptent pas, ils sont dans leurs droits.
3.- La plupart de ces soldats sont de pauvres gens à qui l'Etat doit de l'argent et qui ont besoin de cet argent pour vivre. Toute personne qui a le sens de la justice doit les comprendre et les soutenir dans leurs revendications.
4.- S'il a existé des membres des FADH qui ont commis des fautes graves, cela ne peut absomument pas remettre en cause l'existence de l'INSTITUTION qui s'appelle les FADH. S'il faut accepter le principe de la destruction de toute institution dont des membres commettent des fautes très graves, il faudrait commencer par détruire l'INSTITUTION de la présidence, étant donné que beaucoup de présidents ont commis des fautes on ne peut plus graves, comme aussi l'INSTITUTION du Parlement parce que beaucoup de Parlementaires ont commis des fautes on ne peut plus graves. Et en dehors d'Haïti selon le même principe il faudrait détruire les forces armées de quasiment toutes les nations, à commencer par les plus puissantes
5.- A force de refuser aux soldats des FADH ce à quoi ils ont droit, on en fait des désespérés. Et comme le sait toute personne qui sait gérér les ressources humaines, les désespérés sont capables de tout et de n'importe quoi.
6.- Le moment est venu pour la communauté internationale de penser au retrait de la Minustah et à son remplacement par les Forces Armées du pays, comme le veut la Constitution haïtienne, aussi longtemps qu'elle n'aura pas été modifiée; et cela dans les meilleurs délais. Toute procrastination devient aujourd'hui criminelle.
jeudi 17 avril 2008
Haïti, 8 avril 2008: attaque contre le Palais présidentiel par des casseurs
Voici quelques photos des événements du mardi 8 avril 2008.
Je remercie et salue l'ami ingénieur (internaute sur le terrain en Haïti) qui m'a aimablement communiqué le lien.
2.- Ouverture barrière principale réussie(Photo:Watson Joseph/Alerthaïti/8 avril 2008)
***
3.- Populace massée devant la barrière principale ouverte
(Photo:Watson Joseph/Alerthaïti/8 avril 2008)
***
4.- Les Forces de sécurité du Palais se dirigent vers la barrière principale ouverte
(Photo:Watson Joseph/Alerthaïti/8 avril 2008)
***
5.- Les Foreces de sécurité du palais se déploient sur la pelouse du Palais
(Photo:Watson Joseph/Alerthaïti/8 avril 2008)
***

6.- Assaillant cagoulé, muni d'un pneu et portant un T-shirt imprimée de la photo de Jean-Bertrand Aristide
(Photo:Watson Joseph/Alerthaïti/8 avril 2008)
***

7.- Policiers couchés au sol en position de tir
(Photo:Watson Joseph/Alerthaïti/8 avril 2008)
***

8.- Utilisation d'une poubelle sur roulettes par la populace enhardie
(Photo:Watson Joseph/Alerthaïti/8 avril 2008)
***

9.- Réponse des Forces de la Minustah appelées au secours par le Président Préval
(Photo:Watson Joseph/Alerthaïti/8 avril 2008)
***
10.- Les soldats de la Minustah lancent du gaz lacrymogène pour repousser et disperser les assaillants
(Photo:Watson Joseph/Alerthaïti/8 avril 2008)
***
//Source:
//
mercredi 22 août 2007
Le tuteur Edmond Mulet a parlé
Le tuteur a parlé.
Voici un compte-rendu du discours du chef civil de la Minustah, le 20 août dernier.
On note, dans cette tutelle, l'absence de subrogé-tuteur, car on ne voit pas qui défend vraiment les intérêts d'Haïti.
Bonne lecture et bonne réflexion.
Dr. Pierre Montès
22 août 2007
///////////////////////////////
Source: Le Matin du 22 août 2007
//////////////////////////////
Extraits du discours de M. Edmond Mulet, RSSG, au Caribe Convention Center, le 20 août 2007
C’est la première fois qu’Haïti jouit d’une relative stabilité politique. Elle est fragile et doit être renforcée à tout prix. Je suis très encouragé par la volonté du Président de poursuivre le dialogue avec tous les secteurs de la vie nationale et de promouvoir un esprit d’ouverture et de concertation et de surmonter les tensions qui ont pu se manifester entre l’Exécutif et le Parlement. À cet instant, la stabilité politique représente une priorité fondamentale pour l’avenir d’Haïti.Dans mon pays, le Guatemala, les partis politiques sont très faibles, surtout en raison de l’action de leurs députés qui ne représentent pas l’idéologie, le programme ni les principes de leur parti. Ceux-ci se sont placés au-dessus de la structure de leur parti pour obtenir des avantages et privilèges personnels. Le chantage et l’extorsion ont pris la place de la négociation politique légitime et idéologique. Les parlementaires de mon pays ne se sont pas rendus compte du moment exceptionnel que vivait le Guatemala. Ils ne se sont pas montrés à la hauteur des circonstances. En agissant de cette façon, ils ont mis en danger le processus de stabilisation et ont causé du retard dans le développement et le démarrage économique du pays. Soyons clairs: quand il y a instabilité, conflit, confrontation et polarisation, il ne peut y avoir de progrès. Dans toute démocratie, le Parlement a un rôle essentiel à jouer en tant qu’institution clé de l’État de droit. Je suis convaincu que le renforcement de l’interaction et la reconnaissance de la complémentarité entre le Parlement et le Gouvernement constituent des éléments majeurs pour la consolidation de la gouvernance démocratique et le bon fonctionnement des institutions.Lors d’une rencontre que j’ai organisée, la semaine dernière, avec les dirigeants et les parlementaires des partis politiques représentés dans le gouvernement, ceux-ci m’ont assuré qu’ils ne comptaient pas procéder à de nouvelles interpellations de membres du cabinet ministériel. Au contraire, ils se sont montrés très constructifs. Ils m’ont fait part de leur optimisme et de leur souhait de renforcer le Gouvernement pluraliste et d’harmoniser les relations avec les différents ministères, notamment en participant à une réunion mensuelle, comme l’a proposé le président Préval. J’ai également pu constater leur soutien à la campagne pour combattre la corruption et le trafic de drogue que le président Préval et le gouvernement ont engagée. À ce propos, vous pouvez également compter sur tout l’appui de la Minustah dans la lutte contre ces fléaux qui représentent la plus grave menace à la stabilisation à long terme d’Haïti. Comme vous le savez, nous sommes en train de finaliser une série de recommandations au Conseil de Sécurité en vue du renouvellement de notre mandat. Nous entendons maintenir une composante militaire et policière capable de fournir toute l’assistance nécessaire au gouvernement. Nous étudions aussi comment nous pouvons contribuer à renforcer le contrôle des frontières maritimes et terrestres, des ports et des douanes ainsi que développer les capacités de la garde côtière.Au cours des derniers mois, des avancées visibles ont été réalisés sur le plan sécuritaire grâce à l’action conjointe de la Police nationale d’Haïti (PNH) et de la Minustah dans les quartiers difficiles. Aujourd’hui, je me réjouis que les zones auparavant contrôlées par les gangs armés sont de nouveau accessibles aux institutions étatiques telles que la PNH, les tribunaux et les autorités locales. Il est essentiel de consolider ces acquis et de faire avancer la réforme des institutions pour établir un État de droit. En particulier, il importe d’approfondir la réforme de la justice et de l’administration pénitentiaire pour restaurer la confiance des citoyens dans leur système judiciaire. Il s’agit en effet d’une condition sine qua non pour permettre une relance de l’activité économique et attirer les investissements. Pour y parvenir, il conviendra de privilégier le dialogue avec le secteur privé et d’élaborer avec ce secteur, comme avec la société civile, une vision commune pour l’avenir.L’appui à la gouvernance locale doit également demeurer un axe d’action prioritaire du Gouvernement. Le Président a démontré l’intérêt qu’il accordait aux autorités locales. A son initiative, il a organisé plusieurs rencontres avec les maires au Palais national. Pour sa part, la Minustah travaille conformément aux priorités définies par le gouvernement pour appuyer la réforme de l’État et la décentralisation.À titre d’exemple, la Mission fournit une assistance technique aux élus locaux à travers le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, le ministère de la Planification et de la Coopération externe ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances. Elle a notamment aidé à l’installation des Conseils municipaux dans l’ensemble du pays.Parmi ses objectifs pour l’année à venir, la Minustah continuera, en étroite coopération avec le gouvernement, à rétablir l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire haïtien et de favoriser la bonne gouvernance au niveau local.A présent que la situation sécuritaire est relativement stable, il est aussi urgent de progresser dans le domaine du développement économique et social. Il faut restaurer l’espoir d’un avenir meilleur pour ceux qui sont le plus touchés par l’extrême pauvreté pour qu’ils récoltent de façon tangible les dividendes de la paix. Leurs besoins sont immenses. Relancer l’économie, engager de grands travaux de reconstruction générateurs d’emplois sont des tâches longues et difficiles. Celles-ci nécessitent un engagement qui va bien au-delà des capacités d’une mission de maintien de la paix. Les agences, fonds et programmes des Nations unies, les institutions financières internationales et les partenaires bilatéraux peuvent y contribuer. Seulement les progrès sur ces fronts doivent être menés par les Haïtiens eux-mêmes. Le secteur privé et la société civile ont un rôle majeur à jouer en ce sens. Nous devons ensemble trouver des solutions novatrices pour encourager le changement.
mercredi 22 août 2007
Voici le lien d'où provient l'article précédent:
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=7896
//
