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mardi 8 juillet 2008

«Québécoise !», une autobiographie de Pauline Marois


Pauline Marois

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Éditions Fides, 2008, 264 pages
FC2926.1.M37A3 2008
ISBN 9782762127676

Il ne m’a fallu que quelques heures, dans un intervalle continu de 24 heures, pour lire l’autobiographie de Madame Pauline Marois. C’était entre le 23 et le 24 juin dernier. L’atmosphère de la fête de la Saint-Jean s’y prêtait bien. Le court temps que j’ai mis à lire l’ouvrage et l’attention particulière que j’ai pris soin de consacrer à cette lecture, n’ont pas manqué d’intriguer mon entourage. «Québécoise» est un livre que, une fois qu’on le tient dans ses mains, on ne lâche que quand on arrive à la dernière page. Ce n’est donc pas étonnant que, dans mon entourage immédiat, il ne manque pas de personnes qui, impatiemment, attendent leur tour pour dévorer, comme je l'ai fait, le livre de Pauline Marois.

Bien qu’elle soit d’un parti politique pour lequel nous ne votons pas, Madame Marois demeure une personnalité qui a toujours mérité notre admiration. C’est peut-être ce qui explique un peu l’empressement avec lequel nous avons entrepris cette lecture.

Voici, en grande partie, ce qu’on peut lire sur la page couverture :

« De son enfance dans une famille modeste sur la rive sud de Québec à son accession à la direction du Parti Québécois, en passant par ses années de formation, son mariage avec Claude Blanchet avec qui elle aura quatre enfants, ses années de travail dans le réseau des affaires sociales et ses nombreux combats comme députée et ministre, Pauline Marois nous raconte avec passion les principaux événements de sa vie personnelle et politique.»

«Souverainiste et sociale-démocrate déterminée, Pauline Marois a occupé les plus hautes fonctions dans les gouvernements de René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry. Elle a mené certaines des plus importantes réformes qui ont transformé notre société.»

«À travers le parcours politique hors du commun d’une femme qui sera peut-être demain la première Québécoise à occuper la fonction de premier ministre, c’est toute l’histoire contemporaine du Québec que nous revivons dans ce captivant récit autobiographique.»


Le livre raconte de manière succincte la vie de l’auteure de sa naissance (1949) à son accession à la tête du Parti Québécois (2007).

Le livre comprend six chapitres et un épilogue.

Un seul chapitre (chapitre 1, « Une jeunesse québécoise», pages 11 à 40 (30 pages)) résume l’enfance, l’adolescence et le début de l’âge adulte de l’auteure. En peu de mots, elle dit, certainement pas tout, mais l’essentiel de cette période importante de sa vie : 1949-1978.

Tout le reste du livre concerne presque totalement la vie politique combien chargée de l’auteure (1978-2005):

· « Les années Lévesque », chapitre 2, pages 35 à 84 (50 pages) ;
· « Les années Parizeau », chapitre 3, pages 85 à 132 (48 pages);
· « Les années Bouchard », chapitre 4, pages 133 à 184 (52 pages) ;
· « Les années Landry », chapitre 5, pages 185 à 223 (39 pages).

Le chapitre 6, «Une citoyenne libre », résume la courte période de retrait de la vie politique active (2006-2007).

Enfin, le dernier chapitre intitulé, « Épilogue » termine l’autobiographie au moment où l’auteure retourne à la vie politique active, à ses conditions. Une nouvelle tranche de sa vie commence. Nul ne peut prédire quel destin lui réserve l’avenir.

Nous partageons pleinement avec l’auteure et femme politique ses idées sur la sociale-démocratie ; mais il me semble difficile de la suivre dans son rêve de bâtir un pays en divisant le Canada.

J’ai suivi de près l’histoire politique du Québec de 1975 à nos jours (avec une assiduité moindre entre 1977 et 1980 inclusivement). C’est donc avec une certaine curiosité que j’ai lu à travers le livre de Pauline Marois l’histoire de cette époque telle que l’a vécue de l’intérieur, l’un des acteurs politiques les plus proéminents.

Compliments, Madame Pauline Marois.

mardi 1 janvier 2008

Au Québec, l'homme politique de l'année 2007: Madame Pauline Marois

Pauline Marois, photo La Presse Canadienne/Ian Barrett, mai 2007

Pauline Marois est âgée de 58 ans. Durant les 25 dernières années, elle a occupé une quinzaine de ministères, dont ceux de la Santé, de l'Éducation et des Finances. Elle a également présidé le Conseil du Trésor.
Au printemps 2007, le parti libéral du Québec a été réélu de justesse pour former un gouvernement minoritaire, une situation que l'on n'a pas vécue au Québec depuis plus d'un siècle et quart !
Mario Dumont et son parti, l'ADQ, étaient les véritables gagnants des élections. Ce jeune parti et son jeune chef ont donné le ton depuis un certain temps; l'ADQ a gagné le coeur des électeurs, a réussi à former l'opposition officielle à Québec et a même failli former le gouvernement aux dernières élections.
Le PQ, avec André Boisclair pour chef, est relégué au troisème rang, avec le titre peu reluisant de deuxième parti d'opposition à la Chambre à Québec. Acculé dans ses derniers retranchements, abandonné par certains de ses plus proches partisans au sein de son propre parti, André Boisclair a dû démissionné comme chef du PQ, laissant ainsi la voie libre à Pauline Marois.
Madame Marois est vite couronnée chef du PQ, puis a fait son entrée triomphale à l'Assemblée Nationale après avoir été élue, cet automne, députée.
Le retour de Pauline Marois sur la scène politique québécoise a changé complètement l'équation et la dynamique politiques au Québec, au détriment du parti de Mario Dumont, à l'avantage des deux "vieux partis": le PQ de Pauline Marois et le PLQ de Jean Charest. Ce changement a, le constate-t-on, coïncidé avec une reprise du contrôle de son programme par le PLQ de Jean Charest qui s'est remis tout d'un coup à marquer des points dans la faveur populaire.
«Le temps d’un sondage ou deux, et la politique québécoise a basculé d’une façon surprenante, cet automne. Jean Charest et Pauline Marois ont terminé la session en criant victoire, tandis que Mario Dumont, le vrai gagnant des dernières élections, faisait son mea-culpa et admettait ses erreurs. Tout ça pour vous dire à quel point le climat est sujet à des variations dans le monde politique québécois depuis quelques années. Il est bien loin le temps où les gens étaient «peinturés» bleus ou rouges pour toute la vie». Gilbert Lavoie du journal Le Soleil de Québec.
Le Coin de Pierre, bien qu'il n'affiche aucune couleur politique péquiste, bien qu'il soit plus enclin à appuyer le PLQ par principe, déclare Madame Pauline Marois, l'homme politique de l'année 2007 au Québec.
Compliments, Madame Pauline Marois !
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http://en.wikipedia.org/wiki/Pauline_Marois
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http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2007/05/13/001-marois-direction-pq.shtml
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