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jeudi 19 février 2009

La rencontre de deux Chefs d'État noirs de deux grandes puissances

NDCDP.-
Haïti était sans aucun doute dans la tête et le coeur des deux chefs d'États...
Espérons que ce soit le point de départ d'une longue coopération pour aider ce pays (Haïti) à sortir du sous-développement chronique et à faire de la politique autrement...
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Accueil à l'aéroport, Ottawa, 19 février 2009
Le président américain Barack Obama et la gouverneure générale du Canada,
Michaëlle Jean dés son arrivée à Ottawa.
Photo: La Presse canadienne/Sean Kilpatrick
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Le président américain Barack Obama et la Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, Ottawa, 19 février 2009

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"Vous n'auriez jamais imaginé que nous aurions pu, vous et moi, être ici aujourd'hui, en raison de nos origines africaines", aurait dit Mme Jean au président au début d'un échange que des témoins ont décrit comme étant "doux et chaleureux".
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Barack Obama et Michaëlle Jean ont eu une discussion animée à l'aéroport
Source: La Presse canadienne et Capacadie.com

OTTAWA - Le premier président noir des Etats-Unis et la première gouverneure générale noire du Canada ont semblé bien s'entendre dès leur première rencontre.
La gouverneure générale Michaëlle Jean a été la première d'une poignée de dignitaires canadiens à accueillir Barack Obama à sa sortie de l'avion Air Force One, jeudi. Il s'agit de la première visite du président en sol canadien depuis son assermentation.
"Vous n'auriez jamais imaginé que nous aurions pu, vous et moi, être ici aujourd'hui, en raison de nos origines africaines", aurait dit Mme Jean au président au début d'un échange que des témoins ont décrit comme étant "doux et chaleureux".
Un proche de la gouverneure générale a affirmé que le caractère poignant de ce moment était évident pour les deux chefs d'Etat.
M. Obama et Mme Jean ont eu sur le tarmac une discussion animée semblant sortir du protocole formel. Le président a ensuite été présenté aux autres dignitaires, dont le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, et l'ambassadeur du Canada aux Etats-Unis, Michael Wilson.
Barack Obama a fait rire Michaëlle Jean, qui a mis sa main dans le dos du président alors qu'ils se dirigeaient, côte à côte, dans une salle de réception où ils devaient avoir une discussion privée de 20 minutes.
La porte-parole de Mme Jean, Marthe Blouin, a raconté qu'"à ce moment, elle lui a dit qu'elle avait l'impression d'assister à une histoire d'amour entre les Canadiens et lui".
"Il lui a dit qu'il était au courant, qu'on l'avait informé qu'il était très populaire au Canada, a poursuivi Mme Blouin. Il a alors fait une blague en disant : "C'est bon de le savoir, parce que si les choses vont mal pour moi aux Etats-Unis, je sais que je pourrai venir au Canada". C'est pourquoi elle riait ainsi."
Ils se sont d'abord prêtés à une séance de photos pour certains médias. M. Obama et Mme Jean ont pris place dans des fauteuils, souriants, et ont discuté à voix basse pour éviter que leurs propos ne soient entendus.
Au cours des 26 minutes passées ensemble - six minutes de plus que prévu - les deux chefs d'Etat ont parlé de la récente visite de Mme Jean en Haïti, son lieu de naissance, et de la nouvelle première ministre de ce pays, Michèle Pierre-Louis, qu'elle a décrite comme étant une personne "très dynamique et qu'il vaut la peine de connaître".
Mme Jean a dit au président Obama que la situation en Haïti est "terrible en ce moment, avec la crise alimentaire, et c'est encore pire depuis le passage des ouragans et des tempêtes tropicales de l'été dernier et du début de l'automne". Elle a ajouté que "la crise économique et la récession rend les choses encore pires", mais a insisté sur le fait qu'Haïti demeure politiquement stable.
"Le président Obama lui a dit qu'il aimerait lui parler davantage à ce sujet", a révélé Mme Blouin.
En tant que commandante en chef des Forces canadiennes, Michaëlle Jean a remercié Barack Obama pour ses "bons mots" adressés aux familles des soldats canadiens tués en Afghanistan. Elle lui a aussi dit qu'elle assistait aux cérémonies de rapatriement des dépouilles des soldats tués à l'étranger.
Elle a indiqué à M. Obama qu'elle "trouvait important que les familles aient droit à une cérémonie d'adieu".
Mme Jean a aussi parlé au président américain de la "force des jeunes" en lui expliquant qu'elle a fait de la jeunesse sa priorité en tant que gouverneure générale.
"Elle lui a dit qu'elle avait été impressionnée par le nombre de jeunes qui ont voté pour lui l'automne dernier et par leur enthousiasme, a relaté Mme Blouin. Elle m'a dit qu'ils croient tous les deux qu'il est important de donner du pouvoir aux jeunes, de lutter contre l'apathie, pour que les nouvelles générations s'impliquent en politique, par exemple."
Au cours de la séance de photos, le président a écouté attentivement la gouverneure générale, qui aurait prononcé le mot "espoir", un élément clé de la campagne présidentielle ayant mené à la victoire historique de Barack Obama le 4 novembre.
Le jour de l'assermentation du nouveau président, Michaëlle Jean avait déclaré que l'élection de Barack Obama était une occasion "joyeuse", ayant "une signification symbolique à l'échelle planétaire".
"Une nouvelle page de l'histoire des civilisations a été écrite sous nos yeux, réalisant les souhaits de plusieurs jeunes, femmes et hommes de tous les milieux, qui ont espéré voir notre monde devenir plus juste et plus humain", avait-elle dit.
Jeudi, Barack Obama a dit à Michaëlle Jean qu'il souhaite revenir au Canada avec sa famille. "Il lui a dit qu'il aimerait la revoir, a dit Mme Blouin. Et il lui a dit qu'il aimerait la voir à Washington aussi."
Ce n'était pas la première visite de M. Obama au Canada. Il a passé plusieurs jours dans la région de Toronto pour assister à un mariage, en août 2004, alors qu'il était sénateur de l'Illinois.
Avec son épouse, Michelle, et ses deux filles, Malia et Sasha, il avait loué une voiture pour se rendre aux chutes du Niagara. Il s'était aussi brièvement arrêté à Burlington, en Ontario.
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//Lien d'où provient l'article:
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mercredi 21 janvier 2009

Le discours d’investiture du président des Etats-Unis, M. Barack Obama

Source: Ambassade des États-Unis en Haïti

«Nous avons choisi de faire triompher l’espoir sur la peur», affirme le président.

Le président Barack Obama
Discours d’investiture
Mardi 20 janvier 2009
Washington

Mes chers concitoyens,

Je me présente devant vous aujourd’hui en toute humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant de la confiance que vous m’avez accordée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres. Je remercie le président Bush des services rendus à notre nation, ainsi que de la générosité et de la coopération dont il a fait preuve durant toute la transition.

Quarante-quatre Américains ont désormais fait ce serment présidentiel. Ces mots ont été souvent prononcés dans la marée montante de la prospérité et dans les eaux calmes de la paix. Mais il est arrivé que ce serment ait été prononcé alors que le temps était orageux et que la tempête faisait rage. En ces moments-là, l’Amérique a persévéré non seulement du fait des compétences et de la perspicacité de ses dirigeants, mais parce que nous, le Peuple, sommes demeurés loyaux envers les idéaux de nos ancêtres et envers les documents fondateurs de notre nation.

Il en a été ainsi. Et il doit en être ainsi pour cette génération d’Américains.

Le fait que nous traversons une crise est désormais bien compris. Notre pays est en guerre contre un réseau tentaculaire de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l’irresponsabilité de certains, mais aussi de notre incapacité collective de faire les choix difficiles et de préparer notre nation à une nouvelle donne. Des domiciles ont été perdus; des emplois ont été éliminés; des entreprises ont été brisées. Notre système de santé est trop coûteux; nos écoles mènent trop souvent à l’échec; et chaque jour amène de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l’énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.

Ce sont là des indices de crise qui se prêtent aux analyses de données et aux statistiques. Moins mesurable mais tout aussi profonde est la perte de confiance qui sévit dans tout le pays – une peur tenace que le déclin de l’Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doit revoir ses ambitions à la baisse.

Aujourd’hui, je vous dis que les défis que nous devons relever sont réels. Ils sont graves et ils sont nombreux. Ils ne seront pas faciles à relever, et cela ne pourra pas se faire rapidement. Mais sachez-le bien, Amérique, nous les relèverons.

Nous sommes assemblés en ce jour parce que nous avons choisi de faire triompher l’espoir sur la peur, et l’unité de notre dessein sur le conflit et la discorde.

Nous sommes venus en ce jour proclamer la fin des mesquineries, des fausses promesses, de la récrimination et des dogmes dépassés qui étranglent notre vie politique depuis trop longtemps.

Nous demeurons une jeune nation, mais comme il est dit dans les Écritures, il est temps de dépasser les enfantillages. Il est temps de réaffirmer notre ténacité; de choisir ce qu’il y a de mieux dans notre histoire; de préserver ce don précieux, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse divine que nous sommes tous égaux, que nous sommes tous libres, et que nous méritons tous la chance de poursuivre la pleine mesure du bonheur.

En réaffirmant la grandeur de notre nation, nous comprenons que cette grandeur n’est jamais un dû. Il faut la mériter. Notre trajectoire n’a jamais reposé sur des raccourcis ou sur l’acceptation de moindres biens. La voie que nous avons empruntée n’a jamais été pour les craintifs – pour ceux qui préfèrent le loisir au travail, qui ne recherchent que le plaisir de la richesse et de la célébrité. Elle est plutôt pour ceux qui prennent des risques, qui agissent, qui fabriquent des choses – certains sont célèbres mais, le plus souvent, ce sont les hommes et les femmes qui travaillent dans l’ombre qui nous ont entraînés le long du chemin ardu qui mène vers la prospérité et la liberté.

Pour nous, ils ont emballé leurs maigres possessions et ont traversé des océans à la recherche d’une nouvelle vie.

Pour nous, ils ont peiné dans des ateliers de misère et colonisé l’Ouest ; ils ont enduré la morsure du fouet et labouré la terre dure.

Pour nous, ils se sont battus et sont tombés sur divers champs de bataille, à Concord et à Gettysburg, en Normandie et à Khe Sahn.

Encore et encore, ces hommes et ces femmes ont lutté, se sont sacrifiés et ont travaillé à s’écorcher les mains, afin que nous ayons une meilleure vie. Ils savaient que l’Amérique était plus grande que la somme de leurs ambitions individuelles ; plus grande que les différences de naissance, de richesse ou de faction.

C’est sur cette trajectoire que nous continuons aujourd’hui. Nous demeurons une nation prospère et puissante dans le monde. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs que lorsque cette crise a commencé. Nos cerveaux ne sont pas moins créatifs, nos biens et services ne sont pas moins nécessaires qu’ils ne l’étaient la semaine dernière, le mois dernier ou l’année dernière. Notre capacité demeure intacte. Mais le temps de rester inactif, de protéger des intérêts étroits et de repousser des décisions déplaisantes est définitivement révolu. À partir d’aujourd’hui, nous devons nous relever, secouer la poussière de nos sandales et nous atteler à la reconstruction de l’Amérique.

En effet, partout où nous regardons, il y a du travail à faire. L’état de notre économie exige des actions audacieuses et rapides, et nous agirons – non seulement pour créer des emplois, mais pour poser une nouvelle fondation de la croissance. Nous construirons des routes et des ponts, et installerons des réseaux électriques et des lignes numériques qui alimenteront notre commerce et nous relieront les uns aux autres. Nous replacerons la science à sa juste place, et nous nous servirons des merveilles de la technologie pour améliorer la qualité des soins médicaux tout en en réduisant les coûts. Nous exploiterons le soleil, le vent et les sols pour alimenter nos voitures et faire marcher nos usines. Et nous transformerons nos écoles, nos collèges et nos universités de façon à répondre aux exigences d’une nouvelle ère. Tout cela, nous pouvons le faire. Tout cela, nous le ferons.

Maintenant, il y a ceux qui remettent en question l’étendue de nos ambitions – qui estiment que notre système n’est pas en mesure de tolérer trop de grands projets. Leur mémoire est courte. Car ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli ; ce que des hommes et des femmes libres peuvent faire quand l’imagination se marie à un objectif commun, et la nécessité au courage.

Ce que les cyniques ne comprennent pas, c’est que le terrain sous leurs pieds a glissé – que les arguments politiques dépassés qui nous ont dévorés pendant trop longtemps ne sont plus valables. La question que nous posons aujourd’hui n’est pas de savoir si notre gouvernement est trop grand ou trop petit – mais s’il peut aider les ménages à trouver un emploi convenablement rémunéré, des soins médicaux qu’ils peuvent se payer, et une retraite qu’ils vivront dans la dignité. Là où la réponse sera oui, nous avons l’intention de continuer. Là où la réponse sera non, les programmes en question seront supprimés. Et ceux d’entre nous qui gèrent les fonds publics seront tenus responsables de leurs actions – dépenser avec sagesse, réformer les mauvaises habitudes, et œuvrer dans la transparence – parce que c’est seulement ainsi que nous pourrons rétablir la confiance vitale entre un peuple et son gouvernement.

Et la question devant nous n’est pas non plus de savoir si les marchés financiers sont une force de bien ou de mal. Leur pouvoir de générer des richesses et de répandre la liberté est sans pareil, mais cette crise nous a rappelé que, sans un œil vigilant, les marchés peuvent perdre pied – et qu’une nation ne peut pas prospérer pendant longtemps si elle favorise uniquement ses membres déjà prospères. La réussite de notre économie a toujours dépendu non seulement du niveau de notre produit intérieur brut, mais aussi de l’étendue de notre prospérité ; de notre habileté à étendre cette chance à toutes les personnes de bonne volonté – non pas par charité mais parce qu’il s’agit là du moyen le plus sûr de parvenir au bien commun.

Concernant notre défense commune, nous rejetons comme faux le choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des dangers que nous pouvons à peine imaginer, rédigèrent une charte qui garantit la primauté du droit et les droits de chaque être humain, une charte renforcée depuis par le sang des générations. Ces idéaux éclairent encore le monde, et nous ne les abandonnerons pas par opportunisme.

Ainsi donc, à tous les peuples et gouvernements qui nous regardent aujourd’hui, des plus grandes capitales au petit village natal de mon père : sachez que l’Amérique est l’amie de chaque nation et de chaque homme, femme et enfant qui aspirent à un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts, de nouveau, à assumer notre rôle dirigeant.

Rappelez-vous que les générations précédentes ont combattu le fascisme et le communisme au moyen non seulement de missiles et de chars, mais aussi d’alliances solides et de principes durables. Elles avaient compris que notre puissance à elle seule ne pouvait nous protéger et ne nous donnait pas non plus le droit de faire tout ce que nous voulions. Ces générations savaient, en revanche, que notre puissance ne pouvait que croître quand nous nous en servions prudemment ; que notre sécurité provenait de la justesse de notre cause, de la force de notre exemple, et des qualités modératrices d’humilité et de retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Guidés, une fois de plus, par ces principes, nous pouvons affronter toutes ces nouvelles menaces qui exigent un effort encore plus important – une coopération et une entente renforcée entre pays. Nous commencerons par laisser l’Irak à son peuple, en nous y prenant de manière responsable, et par établir une paix durement remportée en Afghanistan. De concert avec de vieux amis et d’anciens ennemis, nous œuvrerons sans relâche à réduire la menace nucléaire et à éloigner le spectre du réchauffement de la planète. Nous ne nous excuserons pas de notre mode de vie, de même que nous ne vacillerons pas dans sa défense, et à ceux qui cherchent à parvenir à leurs objectifs en semant la terreur et en massacrant des innocents, nous disons aujourd’hui: notre esprit est plus fort et ne peut être brisé; vous ne pourrez pas l’emporter à l’usure, et nous vous vaincrons.

Car nous savons que nos origines hétéroclites constituent une force et non une faiblesse. Nous sommes une nation de chrétiens, de musulmans, de juifs et d’hindous – ainsi que de non-croyants. Nous sommes façonnés par toutes les langues et toutes les cultures, originaires de tous les coins du monde; et parce que nous avons goûté à la lie amère de la guerre civile et de la ségrégation, et que nous sommes sortis de ce sombre chapitre renforcés et encore plus unis, nous ne pouvons qu’être convaincus du fait que les vieilles rancunes disparaîtront un jour; que les divisions tribales seront bientôt dissoutes; qu’au fur et à mesure que le monde deviendra plus petit, notre humanité commune se révélera au grand jour; et que l’Amérique doit jouer le rôle qui est le sien pour assurer l’avènement d’une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous cherchons une nouvelle façon d’avancer, fondée sur les intérêts communs et sur le respect mutuel. Aux dirigeants de par le monde qui cherchez à semer le conflit ou à faire porter à l’Occident les maux de votre société: sachez que votre peuple vous jugera selon ce que vous aurez bâti et non pas selon ce que vous aurez détruit. À ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption et le mensonge et qui étouffent la dissension: sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire; mais nous vous tendrons la main si vous êtes disposés à desserrer votre poing.

Aux peuples des nations pauvres: nous promettons de travailler avec vous à faire prospérer vos fermes et couler des eaux limpides; à nourrir les corps décharnés et les esprits affamés. Enfin, aux pays qui, comme le nôtre, jouissent d’une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre l’indifférence face à la souffrance extérieure, ni consommer les ressources de la terre sans égard aux conséquences. Car le monde a changé, et nous devons changer avec lui.

En contemplant la route qui s’ouvre devant nous, avec humilité nous adressons une pensée reconnaissante aux courageux Américains qui, à cette heure précise, patrouille dans des déserts et des montagnes lointains. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd’hui, tout comme nos héros disparus, qui reposent à Arlington et nous murmurent à travers les âges. Nous les honorons, non pas seulement parce qu’ils sont les gardiens de notre liberté, mais aussi parce qu’ils incarnent la volonté de servir, une disposition à trouver un sens dans une chose qui les dépasse. Et pourtant, en ce moment même – en ce moment qui va définir une génération – c’est précisément cet esprit qui doit nous habiter.

Car pour tout ce que le gouvernement peut et doit faire, c’est en fin de compte sur la foi et la détermination du peuple américain que notre pays s’appuie. C’est la gentillesse d’accueillir l’étranger quand la digue se rompt, c’est la générosité du travailleur qui préférerait réduire ses heures plutôt que de voir un ami perdre son emploi, qui nous font traverser nos heures les plus sombres. C’est le courage dont fait preuve le pompier quand il s’engouffre dans un escalier enfumé, mais c’est aussi la volonté d’un parent d’élever un enfant, qui finalement déterminent notre destin.

Nos défis peuvent être nouveaux, tout comme les instruments au moyen desquels nous les relevons. Mais les valeurs dont notre succès dépend – le travail acharné et l’honnêteté, le courage et le fair-play, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, ces valeurs-là sont anciennes. Elles sont vraies. Elles constituent la force tranquille du progrès depuis le début de notre histoire. Ce qui s’impose, maintenant, c’est un retour à ces vérités. Ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est une nouvelle ère de responsabilité, la reconnaissance de la part de chaque Américain que nous avons des devoirs envers nous-mêmes, la nation et le monde, des devoirs que, loin d’accepter à contrecœur, nous assumons avec joie, forts de notre conviction qu’il n’est rien de plus satisfaisant pour l’esprit ni de plus propre à notre caractère que de nous donner entièrement à une tâche difficile.

Tels sont le prix et la promesse de notre citoyenneté.

Telle est la source de notre confiance: la certitude que Dieu nous appelle à façonner un destin incertain.

Tel est le sens de notre liberté et de notre credo, la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toute race et de toute foi peuvent s’unir joyeusement sur cette magnifique esplanade, et qu’un homme dont le père, il y a moins de soixante ans, n’aurait peut-être pas été servi dans un restaurant local peut aujourd’hui se tenir debout devant vous pour prononcer le serment le plus sacré.

Aussi, marquons ce jour du souvenir de qui nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. L’année de la naissance de notre pays, au plus froid de l’hiver, une petite bande de patriotes s’était serrée autour de feux de camps mourants, sur les rives d’un cours d’eau glacé. On avait abandonné la capitale. La neige était maculée de sang. Et c’est à l’heure où l’issue de notre révolution était le plus incertaine que le père de notre nation ordonna que les paroles suivantes fussent lues à la population:

« Qu’il soit dit au monde à venir (…) qu’au plus profond de l’hiver, alors que rien ne pouvait survivre hormis l’espoir et la vertu, que cette ville et ce pays, alertés par un danger commun, se levèrent à sa rencontre. »

Chers concitoyens, face aux dangers communs, en cet hiver de rigueur, rappelons-nous ces mots intemporels. Avec espoir et vertu, bravons une fois de plus les courants glacés et endurons les orages à venir, afin que les enfants de nos enfants puissent dire de nous qu’au moment de l’épreuve nous avons refusé d’abandonner la route, nous n’avons ni reculé ni fléchi et, les yeux fixés sur l’horizon et forts de la grâce de Dieu, nous avons porté ce grand don de la liberté et l’avons transmis, sain et sauf, aux générations futures.

(Fin du texte)
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Document reçu de l'ingénieur Lemane Vaillant.

mercredi 5 novembre 2008

Sondage d'opinion sur yahoo: « Si vous étiez élu président des États-Unis, quelle serait votre première décision ? »

Après la victoire de M. Barack Obama aux élections présidentielles étatsuniennes hier, Yahoo vous propose de participer à un sondage d'opinion.
Durée du sondage: 3 jours.
Cliquez sur le lien suivant pour lire les commentaires des internautes et pour participer au sondage.

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http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20081105031628AA65jsd
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vendredi 9 mai 2008

Clinton camp sees swift end to Democratic race

WASHINGTON (AFP) - Hillary Clinton's campaign predicted Thursday a rapid end to the Democratic White House race next month as the press read the last rites to her quest to be the first woman president.


With more party elders drifting to Barack Obama's camp and the media declaring the nominating battle all but over, Clinton aides battled back with appeals for voters to be heard and for new donors to come forward.




Hillary Clinton (Photo: Joe Raedle /AFP)


Please, click below for more details...

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http://ca.news.yahoo.com/s/afp/080508/usa/us_vote
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dimanche 4 mai 2008

mercredi 2 avril 2008

Bernanke Warns of Possible Recession

Fed Chief Ben Bernanke


Source: AP, Wednesday April 2, 1:31 pm ET
By Jeannine Aversa, AP Economics Writer

Fed Chief Bernanke Warns Economy May Shrink Over 1st Half 2008 and 'Recession Is Possible'.

Click below to read the article:
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http://biz.yahoo.com/ap/080402/bernanke_congress.html
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Dr. Pierre Montès
April 2, 2008

mardi 4 mars 2008

Hillary Clinton vue et entendue par Jean Chrétien, ex-Premier Ministre du Canada

Amies et amis internautes,

Dans une partie de son autobiographie intitulée «Passion Politique », voici ce que Jean Chrétien écrit au sujet d'Hillary Clinton, pages 116-117:

« Plus Aline et moi passions de temps avec Hillary et Bill Clinton, que ce soit à l'occasion de rencontres internationales ou de visites officielles, plus il était évident pour nous que la première dame était tout aussi passionnée de politique que le président. Elle tenait à prendre part aux discussions importantes; elle voulait parler des questions de fond; et chaque fois que j'étais assis à côté d'elle à un dîner officiel, plutôt que d'entendre parler des finesses de mes petits-enfants, elle voulait savoir comment j'avais maîtrisé les problèmes que posaient la santé, ou la réforme de l'aide sociale. Tout l'intéressait, elle était bien informée, elle était intelligente, extrêmement plaisante aussi. À les voir ensemble, elle et Bill, j'étais frappé de voir à quel point ils s'entendaient bien. Elle ne se gênait pas pour exprimer un point de vue différent ou aborder un sujet délicat, mais je voyais bien que tous deux partageaient bon nombre d'idées et avaient une vision du monde commune. Elle ne me semblait ni à droite ni à gauche de son mari, et si Hillary n'a pas le charme naturel de Bill, elle possède une forte présence et une personnalité impressionnante. »

BARACK ALENA

Sources: Le Matin et La Presse
Par Alain Dubuc

La campagne présidentielle américaine passionne les Québécois, et plus particulièrement la lutte que se livrent les deux candidats démocrates. Mais on suit le combat entre Hillary Clinton et Barack Obama comme un match sportif, ou encore une émission de téléréalité, avec une absence troublante d’intérêt pour ce que disent et pensent les candidats.

Et pourtant, dans les derniers milles de cette campagne, un thème qui nous touche de très près a pris une place croissante, l’Accord de libre-échange nordaméricain (Alena) entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les deux candidats promettent de renégocier ou de renier l’Alena. C’est également révélateur de quelque chose qui n’est pas toujours visible de l’extérieur, le niveau incroyablement primaire des débats entre des politiciens qui aspirent à diriger le pays le plus puissant au monde. Ce combat, c’est d’abord celui de Barack Obama, le favori qui, depuis plusieurs semaines, multiplie les critiques très virulentes à l’égard de l’Alena. Et cela nous rappelle qu’il y a un revers au populisme. M. Obama a connu un remarquable succès avec son message de changement. Mais derrière, quand on gratte un peu, dans un dossier comme l’Alena, ce qu’il dit est stupéfiant d’ignorance, de mauvaise foi et même de bêtise. La semaine dernière, on lui a demandé ce qu’il ferait avec l’Alena s’il était élu président: «Je téléphonerais immédiatement, a-t-il répondu, au président du Mexique et au président du Canada pour essayer de modifier l’Alena.» Commençons par l’ignorance. On peut comprendre qu’un Américain moyen ne sache pas que le Canada a un premier ministre ou qu’un candidat présidentiel ne maîtrise pas toutes les nuances de la politique étrangère. Mais M. Obama est un sénateur, un sénateur de l’Illinois, un État des Grands Lacs, collé sur le Canada, qui est le principal partenaire des États-Unis. Mais l’important n’est pas là. La vraie question, c’est de savoir ce que le candidat démocrate veut renégocier. Le site web de sa campagne parle «des ententes injustes comme l’Alena», sans préciser la nature des injustices. Mais un discours, prononcé il y a deux semaines dans le Wisconsin nous en dit plus: «Des ententes commerciales comme l’Alena envoient nos emplois outremer et forcent les parents à concurrencer leurs adolescents pour travailler au salaire minimum dans un Wal-Mart.» Avant d’aller plus loin, arrêtonsnous un instant pour admirer la phrase, son élan, sa puissance évocatrice. Mais on peut quand même noter que l’Alena est une entente avec le Canada et le Mexique, des pays d’Amérique, qui ont des frontières terrestres avec les ÉtatsUnis, qui peuvent difficilement être qualifiés d’outremer. D’autre part, on n’observe pas un phénomène d’exode d’emplois, certainement pas vers le Canada, ni même vers le Mexique. À la décharge de M. Obama, il faut dire que son crescendo rhétorique s’explique par le fait qu’il se prépare aux primaires de l’Ohio, la semaine prochaine, un État qui a durement été touché par la perte de 250 000 emplois industriels, beaucoup dans le domaine de l’automobile. Mais on sait que le drame de l’auto ne vient pas de l’Alena, mais des stratégies des géants de l’auto américains. Et que la crise de l’emploi vient bien davantage des économies émergentes. Il se trompe donc de cible. Mais pourquoi attaquer l’Alena, plutôt que la Chine? Je soupçonne deux raisons. La première, c’est le populisme. Cela lui permet d’attaquer le «big business», comme il le laisse entendre quand il parle «des ententes comme l’Alena qui placent les intérêts particuliers avant les intérêts des travailleurs». La seconde, c’est l’opportunisme politique. L’Alena a été signé par le président Clinton, ce qui lui permet d’attaquer Hillary Clinton par association. Cela donne, depuis deux semaines, un débat assez surréaliste où chacun essaie de démontrer qu’il a toujours été contre l’Alena et accuse son adversaire de l’avoir soutenu. À la décharge de Mme Clinton, celle-ci a précisé ce qu’elle voudrait changer à l’Alena. Elle voudrait renforcer les dispositions du traité sur l’environnement et le droit du travail, des allusions directes aux risques de concurrence déloyale du Mexique. Elle voudrait aussi améliorer le mécanisme de règlement des différends. Mais les deux candidats promettent de rouvrir l’entente. Cette surenchère révèle le fond protectionniste du Parti démocrate, qui n’a rien de bon pour le Canada. Encore moins quand il est véhiculé par un candidat présidentiel, parce que c’est d’habitude la Maison-Blanche qui fait contrepoids aux élans protectionnistes du Congrès et du Sénat. Évidemment, il faut faire preuve de patience, et d’une bonne dose de cynisme, en se disant qu’il faut mettre tout cela sur le compte de la dynamique électorale.
lundi 3 mars 2008
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//L'article ci-haut provient du lien ci-bas:
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11612
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vendredi 24 août 2007

Dur réveil pour l’Amérique, par Joseph Stiglitz

Amies et amis internautes,

Voici une analyse intéressante du professeur Joseph Stiglitz de Columbia University sur la crise immobilière aux États-Unis.

Bonne lecture.

Dr. Pierre Montès
24 août 2007

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Sources: Les Echos et Le Matin
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ÉTATS-UNIS/CRISE IMMOBILIÈRE / Dur réveil pour l’Amérique
Par Joseph Stiglitz*

Les faits semblent finalement donner raison aux pessimistes qui prévoyaient de longue date une crise de l’économie américaine. Certes, il n’y a pas de quoi se réjouir de voir la Bourse s’effondrer à cause des nombreux non-remboursements des prêts immobiliers. C’était pourtant prévisible, de même que les conséquences probables pour les millions d’Américains qui vont être confrontés à des difficultés financières, ainsi que pour l’économie mondiale.L’histoire a commencé avec la récession de 2001. Avec l’aide du président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, le président Bush mène alors une politique de baisse d’impôts qui bénéficie aux Américains les plus riches, mais ne permet pas à l’économie de sortir de la récession provoquée par l’éclatement de la bulle Internet. Après cette bourde, la Fed n’avait guère d’autre choix pour atteindre son objectif de maintien de la croissance et de l’emploi que de baisser les taux d’intérêt. Ce qu’elle a fait d’une manière totalement inédite en descendant jusqu’à 1 %.La manoeuvre a réussi, mais de manière inhabituelle pour une politique monétaire. Généralement, des taux d’intérêt faibles conduisent les entreprises à emprunter davantage pour investir davantage, le supplément d’endettement étant compensé par des actifs plus productifs.Mais le fort surinvestissement des années 1990 ayant été l’une des causes de la récession, la baisse des taux n’a pas tellement stimulé l’investissement. L’économie a prospéré, mais essentiellement parce que les familles américaines ont été incitées à s’endetter davantage en négociant de nouveaux crédits immobiliers dont elles ont aussitôt dépensé une partie. Aussi longtemps que l’immobilier était à la hausse en raison des faibles taux d’intérêt, les Américains pouvaient se permettre d’ignorer leur endettement croissant.Mais cela n’a pas été suffisant pour stimuler l’économie. Pour que davantage de gens empruntent plus d’argent, les critères d’attribution du crédit ont été progressivement assouplis, ce qui a entraîné l’augmentation des prêts immobiliers à risque (« subprime »). Et de nouveaux produits sont apparus, qui ont encore limité les apports d’argent comptant, permettant aux particuliers de contracter des dettes de plus en plus importantes.Certains crédits immobiliers avaient même un amortissement négatif : les remboursements ne couvraient pas les intérêts, aussi, chaque mois, la dette se creusait. Des crédits à taux fixe de 6 % étaient remplacés par des crédits à taux variables liés au taux d’intérêt le plus bas des bons du Trésor à court terme. Des prêts à taux d’appel « attrape-nigauds » permettaient des remboursements très faibles lors des premières années. Ils étaient attrape-nigauds, car ils jouaient sur le fait que beaucoup d’emprunteurs ne connaissaient pas grand-chose à la finance et ne comprenaient pas réellement où ils mettaient le doigt.Et Alan Greenspan a poussé à cette prise de risque en encourageant ces prêts à taux variable. Le 23 février 2004, il déclarait que « beaucoup de propriétaires auraient économisé des dizaines de milliers de dollars lors de la dernière décennie s’ils avaient souscrit un crédit à taux variable plutôt qu’à taux fixe ». Mais s’attendait-il réellement à ce que les taux d’intérêt restent en permanence à 1 %, ce qui correspond à un taux d’intérêt réel négatif ? Prenaitil en compte ce qui allait arriver aux Américains peu fortunés lorsque les taux d’intérêt variables allaient quasi inévitablement augmenter ? Son comportement signifiait qu’avec lui au gouvernail, l’économie allait réaliser des prouesses. Pourtant, ce n’était qu’une affaire de temps, avant que la croissance ne soit plus soutenable.Heureusement, la plupart des Américains n’ont pas suivi son conseil. Mais même alors que les taux d’intérêt à court terme commençaient à monter, la prise de conscience du danger ne se faisait pas, car les nouveaux emprunteurs pouvaient obtenir des crédits à taux fixe qui n’étaient pas à la hausse. Il était étonnant de voir que si les taux à court terme étaient à la hausse, les taux à moyen et long terme ne bougeaient pas. Cela a intrigué. On pouvait imaginer que les banques centrales étrangères qui accumulaient des milliers de dollars ont réalisé qu’elles allaient sans doute conserver ces réserves durant les années à venir et qu’elles pouvaient se permettre d’en placer une partie dans des bons du Trésor à moyen terme qui rapportaient bien davantage (en tout cas au début) que les bons à court terme.La bulle immobilière a fini par éclater, et, les prix baissant, certains acquéreurs ont découvert que le montant de leur emprunt était bien supérieur à la valeur de leur maison. D’autres se sont aperçus qu’avec la hausse des taux d’intérêt, ils ne pouvaient tout simplement plus faire face au remboursement. Trop d’Américains n’ont pas prévu de marge de sécurité dans leur budget et les sociétés de crédit immobilier, motivées par les gains qu’elles espéraient retirer des nouveaux contrats, ne les ont pas encouragés dans ce sens. L’éclatement de la bulle immobilière était prévisible, mais ses conséquences le sont aussi : les nouvelles constructions sont à la baisse et les maisons en vente trouvent difficilement acquéreur. Selon certaines estimations, plus des deux tiers des créations d’emploi au cours des six dernières années étaient liées à l’immobilier, conséquence à la fois du regain d’activité dans la construction et des emprunts gagés sur le logement souscrits par les ménages pour entretenir leur frénésie de consommation. La bulle de l’immobilier a incité les Américains à vivre au-dessus de leurs moyens, avec une épargne nette négative au cours des deux dernières années. Sans le moteur de la croissance, l’économie américaine va probablement subir un ralentissement. Un retour à l’équilibre budgétaire serait une bonne chose à long terme, mais réduira la demande totale à court terme.Il y a un vieil adage au sujet des erreurs que les gens commettent et qui leur survivent très longtemps. C’est sûrement vrai pour Greenspan. Dans le cas de Bush, nous ne faisons que commencer à supporter les conséquences de sa politique avant même qu’il ne soit parti.*Joseph Stiglitz est prix Nobel d’économie. Son dernier livre s’intitule « Making Globalization Work ».
Source : Les Échos
vendredi 24 août 2007

Voici les liens conduisant au journal Le Matin et au journal Les Echos, d'où proviennent la copie et l'original de l'article en question:
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http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=7978
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http://www.lesechos.fr/info/analyses/4611867.htm
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