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jeudi 21 août 2008

Anye, anye, tolalito…

« N.D.C.D.P.- Une réflexion juste d'un témoin lucide. Nous détachons deux phrases du texte qui le résument bien, à notre avis.

« Ce que la nation haïtienne est en train de payer aujourd’hui, ce ne sont pas les flottements d’un texte imparfait, mais ses choix de votants, et son incapacité à forcer les politiques haïtiens et la communauté internationale à avoir ses intérêts pour priorités.»

«...Et avec ce même texte, d’autres auraient peut-être fait une autre histoire. »


Anye, anye, tolalito…

Par Lyonel Trouillot
Le Matin, 21 août 2008

A chacun ses priorités.
Qui justifient le tolalito.
Certains ministres ne veulent pas partir, s’activent, se démènent.Certaines personnes veulent absolument qu’ils partent (il y a des places à prendre) et s’activent, se démènent.
Des formations politiques veulent des postes et s’activent, se démènent.
Des parlementaires (quand ils n’érigent pas des édifices au-dessus de la voie publique) veulent pouvoir et influence, menacent, exigent, marchandent.
Quant au président Préval (on comprend mieux son silence durant la campagne électorale) il semble s’être trouvé à la fois un ennemi et une mission : accuser la Constitution et trouver des raisons d’y toucher. Avec des complices dans « la communauté internationale ».
La Constitution n’a pourtant pas voté des parlementaires belliqueux et plus intéressés à défendre des intérêts de clan ou privés que ceux de leurs mandants. Cela ne s’applique certainement pas à tous les parlementaires, mais la nation a-t-elle le temps de sortir le bon grain de l’ivraie ?
La Constitution n’a pas non plus nommé les membres d’un Exécutif qu’une majorité de citoyens a jugé inefficace.
La Constitution n’a pas non plus élu le président Préval. Des gens l’ont élu. Et ils ne l’avaient pas élu pour qu’il cherche dans un texte un bouc émissaire. Ils l’avaient élu dans les termes de la Constitution pour qu’il dirige un pays. Pour des services de l’Etat plus efficaces. Pour un peu plus de nourriture sur les tables, le droit de vivre en paix, et l’atténuation des clivages sociaux. C’est dans les termes prévus par la Constitution qu’il a prêté serment, qu’il s’est fait photographier avec l’écharpe présidentielle… La Constitution était bonne pour se faire élire mais elle ne serait pas bonne pour diriger.
Dans cet odieux totalito entre exécutif et parlement, la Constitution n’est qu’un malheureux instrument que les uns et les autres utilisent pour ne pas faire ce pour quoi la nation les paye. Et fou celui qui voudrait la modifier au profit des uns contre les autres. Et les uns comme les autres trouveraient dans n’importe quel texte matière à alimenter laxisme, mauvaise foi et désir de puissance. Et avec ce même texte, d’autres auraient peut-être fait une autre histoire.
Ce que la nation haïtienne est en train de payer aujourd’hui, ce ne sont pas les flottements d’un texte imparfait, mais ses choix de votants, et son incapacité à forcer les politiques haïtiens et la communauté internationale à avoir ses intérêts pour priorités.
Il viendra sans doute le temps de toucher à ce texte imparfait. Mais le texte qui sortira de la réforme ne sera pas parfait. Et le temps d’une nouvelle imperfection n’est pas venu.
Ce tolalito sans fin entre des dirigeants s’étant trompés de priorités n’habilite aucune instance politique à se cacher derrière la Constitution.
La nation n’est pas convaincue que le président Préval fait tout ce qu’il devrait faire pour la servir. Elle n’est pas convaincue que le parlement fait tout ce qu’il devrait faire pour la servir. Elle n’est pas convaincue que les formations politiques font tout ce qu’elles devraient faire pour la servir. Mais elle est convaincue de leur expertise en matière de tolalito. Dans un tel contexte, celui qui s’acharnerait à chercher dans un texte la cause de son échec ne passerait que pour le plus coquin d’une bande de coquins. Ce n’est pas la voie à suivre pour qui voudrait prétendre à une vieillesse paisible.
Avant de chercher des boucs émissaires dans la chose écrite, les uns et les autres (exécutif, parlement, communauté internationale) ils devraient essayer de convaincre la nation haïtienne de leur bonne foi.
Mais à force de totalito, de luttes pour le pouvoir, ils ont perdu cette capacité. Et si l’on ne peut convaincre de sa bonne foi, comment pourrait-on espérer convaincre que telle action, telle rature ou tel amendement, serait pour mieux servir !
Servir qui ?
Sinon soi-même.
Tout ce tolalito n’aurait-il qu’une seule finalité ? Trouver un prétexte pour s’attribuer plus de pouvoir ? Dans l’indifférence aux problèmes de la population.
jeudi 21 août 2008
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http://www.lematinhaiti.com/Article.asp?ID=14027
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mercredi 7 mai 2008

Pour une autre gouvernance politique

Par Marie Laurence Jocelyn Lassègue
Ministre démissionnaire à la Condition féminine et aux Droits des femmes

Note liminaire du journal Le Matin.-

La ministre Marie Laurence Jocelyn Lassègue témoigne« Malgré les efforts du Premier ministre, tout s’est passé comme si nous ne formions pas «un vrai» gouvernement ayant la confiance du chef de l’État », écrit la ministre sortante à la Condition féminine et aux Droits des femmes dans ce témoignage qu’elle dit ne pas être un bilan, mais plutôt sa « compréhension des choses afin de participer à la réflexion sur la bonne gouvernance ». Forte de ses observations, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, qui prône le respect des règles du jeu démocratique, soutient : « Que le prochain chef du gouvernement soit « politique », ou « technique », si les mécanismes institutionnels garantissant son action ne sont pas mis en branle, il échouera ». La démarche de Marie Laurence Jocelyn Lassègue d’exprimer ses réflexions au soir du mandat du gouvernement dont elle est membre, présente assez d’intérêt pour que nous lui en donnions écho.
***
Je voudrais d’abord et avant tout remercier le président de la République, Monsieur René Préval ainsi que le chef du gouvernement, Monsieur Jacques Édouard Alexis, pour la confiance placée en moi durant deux (2) ans. Ce fut un honneur de pouvoir contribuer à la conduite des affaires de mon pays, dans une phase particulièrement délicate de son histoire.
J’ai été à la tête du ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes durant ces deux (2) ans. Toutefois, la présente, n’a pas pour objectif de dresser le bilan et les perspectives de cette institution. J’aurai l’occasion de le faire au moment de la passation des rênes à mon successeur.
À l’heure de la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale, je veux faire part de ma compréhension des choses afin de participer à la réflexion sur la bonne gouvernance. Je préfère que l’on me reproche de parler, de trop parler maintenant. Je ne supporterais pas demain de m’être tue !
Du profil des ministres
Au sein d’un Cabinet ministériel, on peut être très « technique », spécialiste dans un domaine précis : tourisme, culture, économie, égalité des sexes, etc.… et s’en tenir à la bonne marche de tel secteur en question. Le pays a eu d’excellents-es/ experts-es qui ont récemment encore réalisé un travail exceptionnel au sein du gouvernement de Monsieur Alexis. Néanmoins, on peut être un ministre technique et également politique par choix idéologique, ou par expérience de la chose publique. Ceci n’empêche pas cela.
Dès le premier jour de la crise aux Cayes, le 2 avril dernier, les évènements ont accentué les interrogations qui étaient les miennes depuis plusieurs mois. Membre d’un gouvernement dont j’étais fière, sous la houlette d’un Premier ministre expérimenté et rigoureux, je travaillais dans un secteur difficile par excellence. J’ai aussi toujours tenu à contribuer aux réflexions globales du gouvernement, en vue de la cohésion que voulait le Premier ministre. J’ai ainsi fait part de propositions relatives à la communication gouvernementale, à la nécessité de rencontres régulières entre les ministres, le Parlement et les partis politiques représentés au sein dudit gouvernement.
J’avoue que, depuis un (1) an, j’avais des questionnements, des doutes même, face à l’articulation des actions des différentes entités étatiques, compte tenu des rôles définis par la Constitution. Je pensais que nous n’étions, peut-être pas, sur la bonne voie. Ce, également, en raison des interpellations du chef de l’État qui exprimait, de façon récurrente, des réserves quant à la performance du Cabinet ministériel. Je sentais un énorme décalage entre ce que nous faisions et ce qu’il semblait attendre de nous. J’ai pensé que je me trompais peut-être, que le temps me donnerait tort. C’est moi qui ai eu tort justement de n’avoir pas assez insisté, en faisant part de mes préoccupations et inquiétudes grandissantes en Conseil de gouvernement ou en Conseil des ministres.
Aujourd’hui, au nom de cette politique que j’exhorte les femmes à faire autrement, je veux réfléchir tout haut avec les responsables politiques de mon pays : le président de la République, le Premier ministre, les partis politiques, le Parlement haïtien.
Du gouvernement pluriel
Dès le départ, le chef de l’État a fait choix d’un gouvernement pluriel. Fallait-il pour autant, au nom de ce pluralisme politique, verser dans un immobilisme quasi paralysant ! L’Exécutif, en deux années, n’a pratiquement pas touché à ceux et celles dont la mission est non seulement de nous représenter, mais surtout de défendre les intérêts politiques, économiques et culturels du pays à l’étranger. Je veux parler des ambassadeurs, des consuls, etc... D’autres représentants-es par excellence de l’Exécutif, les délégués gouvernementaux, sont restés-es en poste, sans pour autant être imbus-es ou sans forcement épouser les orientations stratégiques du pouvoir. Rappelons que ces personnalités régionales doivent jouer un rôle capital dans la coordination de l’action gouvernementale avec les élus-es locaux. Dans l’article 86 de la Constitution, il est indiqué que : « Les délégués et vice-délégués assurent la coordination et le contrôle des services publics. Ils n’exercent aucune fonction de politique répressive ». De même qu’un cabinet est appelé à partir avec le ou la ministre, de même les délégués-es et vice-délégués devraient accompagner tout renouvellement de l’Exécutif. Il semblerait évident que le président de la République ait eu peur de ces changements qui auraient, selon lui, fragilisé cette stabilité politique essentielle au développement économique et au renforcement de la sécurité dans les dix (10) départements.
Par ailleurs, le choix du chef de l’État a donné lieu à un cabinet ministériel formé de personnalités d’horizons divers. Si cette composition présentait l’avantage de refléter la pluralité du Parlement et, somme toute, le caractère composite des forces politiques du pays, elle charriait aussi, avec elle, sa part de difficultés, tout particulièrement en termes de gouvernance opérationnelle et de cohésion structurelle. Ces difficultés sont non intrinsèques aux personnalités en question, ni à l’action du Premier ministre. Celles-ci traduisent le dysfonctionnement criant de toutes les composantes concernées de l’appareil d’État.
De la cohésion gouvernementale
Malgré les efforts du Premier ministre, tout s’est passé comme si nous ne formions pas «un vrai» gouvernement ayant la confiance du chef de l’État. Un gouvernement doit être une équipe, une équipe solidairement responsable des décisions prises collectivement. Or, les faits nous ont souvent montré le contraire. Tout au long de ces deux (2) années, chacun et chacune s’est concentré-e, sur ses dossiers sectoriels propres au détriment de l’action globale sur laquelle repose, en définitive, la performance collective.
Le cantonnement dans les dossiers spécifiques a fragilisé, malgré la bonne foi et la compétence, la conduite politique des affaires du pays. Un gouvernement doit non seulement gérer le quotidien, mais également tenter de prévoir les contingences, prendre le pouls des situations conjoncturelles et ainsi aboutir collectivement aux décisions qui s’imposent.
Une occasion avait été offerte après l’interpellation du 28 février 2008. Un remaniement ministériel était souhaitable dans le but de redéfinir l’action gouvernementale et repartir sur de nouvelles bases. Le chef de l’État, le Premier ministre sont passés à côté de ce moment critique et n’ont pas jugé bon d’adopter les mesures qui, de toute évidence, s’imposaient.
Du Parlement, des groupes parlementaires
Les parlementaires et les différents groupes des deux (2) Chambres qui se sont constitués tout au cours de cette période, ont eu une praxis singulière de leurs prérogatives constitutionnelles. L’interpellation du Premier ministre, par exemple, était brandie plutôt comme une démarche obligatoire de sanction, alors qu’elle aurait dû servir d’outil d’évaluation de l’action gouvernementale. Elle aurait pu également être une opportunité de définition des mesures correctives à entreprendre !
Pour une bonne gouvernance, nous aurions intérêt à considérer le devoir de contrôle des actions du gouvernement comme un processus de correction politique, un exercice hautement démocratique. Le pouvoir doit être utilisé par les instances concernées pour rechercher des améliorations dans l’intérêt collectif. C’est ce que nous, féministes politiques, appelons « faire la politique autrement ». Quant à l’Exécutif, il a négligé de construire cette majorité parlementaire si nécessaire à son action pérenne. Le processus ayant conduit à l’élection du chef de l’État, ne lui a pas accordé une majorité partisane. Il aurait donc fallu, par le jeu des alliances, bâtir cette majorité structurée et organisée. Sans compter que le fort sentiment d’indépendance des parlementaires ne les a pas astreints à une discipline de parti. Là aussi, nous avons un apprentissage à faire, pour le bien de la démocratie. Le déficit d’institutionnalisation concerne donc aussi les partis politiques.
Des partis politiques
Partout ailleurs, dans les systèmes où les forces politiques sont représentées tant au Parlement qu’au sein du gouvernement, des mécanismes de consultations, de conciliation, de régulation célères sont créés. Ils permettent d’éviter tout malentendu, tout dérapage et participent au maintien de la continuité de l’État. Les partis politiques présents au Parlement le savent, ils apprennent quotidiennement à leurs cadres comment faire fonctionner l’Etat, comment utiliser les outils politiques pour une bonne gouvernance, etc.… Il aurait suffi qu’ils fussent proactifs en faisant eux-mêmes au chef de l’État, au chef du gouvernement, des propositions concrètes de réorientations stratégiques, de remaniements des personnels lorsqu’il le fallait. Or l’occasion s’est présentée après l’écrasant vote de confiance à la Chambre basse, en février dernier. Par ailleurs, la même énergie avec laquelle les partis politiques alliés au gouvernement et le Sénat de la République eurent à demander le départ du Premier ministre, aurait dû être utilisée pour réorienter l’action gouvernementale, lorsqu’il semblait clair que la formule de gouvernement pluriel n’était plus la panacée et ne correspondait plus aux besoins de l’heure.
Les partis politiques auraient également dû, tenant compte de l’énoncé de Politique générale, veiller à ce que le Premier ministre tienne avec eux des réunions régulières d’évaluation tant de l’action du gouvernement que du travail des ministres les représentant respectivement. Une telle pratique aurait grandement profité à la Nation et évité que nous débouchions sur la situation qui a conduit, entre autres, au désastre économique et social d’avril dernier.
Des marges de manœuvre du Premier ministre
Dans un tel contexte, le chef du gouvernement avait très peu de marges de manœuvre. Entre un Parlement fort de ses prérogatives constitutionnelles et un président bien imbu de sa légitimité électorale. Desservi par une faiblesse institutionnelle généralisée, le Premier ministre s’est fort souvent retrouvé dans des situations difficiles voire inextricables. À ce jour, aucun mécanisme n’a été mis en place, favorisant une collaboration systématique des diverses instances de l’appareil d’État en vue de permettre la direction effective du gouvernement.
La question de communication gouvernementale mérite également d’être indexée. Il s’agit ici de plaider en faveur de l’établissement d’une politique nationale de communication, afin d’informer sur les orientations du gouvernement, sur les difficultés de l’heure et sur les solutions arrêtées pour les populations.
Il faut aussi et surtout une «culture de la communication» apte à renforcer l’institutionnalisation de l’État et se reposer sur les diverses structures existantes, au niveau national, régional et local, notamment sur les medias communautaires, afin de s’assurer de la circulation d’informations des chefs-lieux des départements aux sections communales.
Du gouvernement de coalition
Aujourd’hui, un consensus semble être trouvé pour un gouvernement de coalition détenant une feuille de route bien précise. Un tel gouvernement avec un programme commun, des objectifs clairement définis, soutenu par une majorité parlementaire bien structurée, pourrait garantir la prise en compte des attentes urgentes des populations. Il s’agira, néanmoins, de vœux pieux, si le prochain Premier ministre ne peut implémenter son action politique avec le soutien déclaré et réel du chef de l’État, dans le libre respect des prérogatives constitutionnelles de l’un comme de l’autre. Si le prochain titulaire de la Villa d’accueil n’est pas assuré de rencontrer les partis représentés dans son Cabinet de façon régulière ; s’il n’a pas la latitude, quand il en sent le besoin, de changer de ministre ou de hauts fonctionnaires ; s’il ne peut réviser son plan d’action au regard de la conjoncture nationale et internationale ; si le Parlement haïtien ne joue pas son rôle de législateur et de contrôleur en constant dialogue avec l’Exécutif... force sera de constater que la montagne aura accouché, une fois de plus, d’une souris. Il nous faudra alors évaluer les dégâts que nous n’aurons qu’à déplorer, une fois de plus, dans notre pays !
Que le prochain chef du gouvernement soit « politique », ou « technique », si les mécanismes institutionnels garantissant son action ne sont pas mis en branle, il échouera. La feuille de route issue du Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP) n’aura de vertu que si toutes les instances de l’appareil d’État s’impliquent de façon efficace et surtout respectent les règles du jeu démocratique.
Se reg jwet la ki pou respekte !

Marie Laurence Jocelyn Lassègue
Ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes
mercredi 7 mai 2008
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//Source de l'article:
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=12657
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NDCDP.-


Le témoignage de la ministre Lassègue, observatrice du pouvoir de l'intérieur, vient corroborer mon observation à distance des faits politiques haïtiens et ma lecture entre les lignes de la Constitution: en particulier la dynamique particulière qui se développe au sein de l'Éxécutif bicéphale.
Ça ne marche pas, ça ne marchera pas, ce pouvoir bicéphale, à moins que le Président ne se comporte comme M. Boniface Alexandre et que le Premier ministre n'ait le panache de M. Gérard Latortue.
Selon mon analyse, pour que ça marche, il faudrait changer la constitution et la remplacer par une autre qui définisse non seulement une autre gouvernance politique, mais aussi et surtout, une démocratie parlementaire (un Parlement fort d'où émanerait automatiquement l'Exécutif après chaque élection).
Pour plus de détails sur cette idée, voir les articles suivants publiés la semaine passée sur Le Coin de Pierre en cliquant sur les liens ci-dessous:
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http://jfjpm.blogspot.com/2008/04/rpondre-lappel-du-peuple.html
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http://jfjpm.blogspot.com/2008/05/ditorial-du-journal-le-matin-ricq.html
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dimanche 27 avril 2008

Ericq Pierre, premier ministre désigné


Photo : Président René Préval ((c) Thony Belizaire, AFP, 12 avril 2008)
Le président haïtien René Préval a désigné dimanche Ericq Pierre,
actuellement conseiller pour Haïti auprès de la Banque interaméricaine de
développement, comme nouveau Premier ministre,
a appris l'AFP de sources parlementaires.
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"C'est Ericq Pierre qui a été désigné": c'est ce qu'a révélé le Président du Sénat, M. Kelly C. Bastien, joint au téléphone par l'AFP.

"Le choix a été fait après une nouvelle rencontre dimanche avec le président Préval": c'est ce qu'a précisé, de son côté, le Président de la Chambre des députés, M. Pierre-Eric Jean-Jacques.

Ce choix devra ensuite être ratifié par un vote des deux chambres du Parlement haïtien.

Voir les dépêches ci-après:
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//France 24:
//
//Herald Sun:
//
//Blog de René Préval:
http://www.prevalhaiti.com/messages.php/8277
//

mardi 22 avril 2008

Le blog du Président !

Amies et amis internautes,
J'ai découvert que le Président Préval a un blog !
Comme disent les jeunes québécois: c'est cool !
On peut lui laisser un message.

Cliquez pour le visiter.
//
http://www.prevalhaiti.com/
//

J'ajoute de ce pas ce lien sur mon blog, dans la colonne de droite...
Puis, je lui ferai une visite plus attentive...

mardi 15 avril 2008

Quatre cent cinquante mille (450 000) tonnes de riz en Haïti à produire : un rêve ou un leurre !

Par Michel William, agronome

Source: Stanley Lucas


Lorsqu'on est président, on est vraiment emprisonné par un cercle d'amis qui vous conduisent à votre perte. Qui aurait cru qu'on emmènerait le président à prendre l'exemple du riz, quand l'organisme officiel de l'Etat placé pour encourager la culture du riz, l'ODVA, se retrouve dans un état de dysfonctionnement. En effet depuis plus de 10 années, l'ODVA qui demande un budget de fonctionnement de 257 million de gourdes rien que pour nettoyer 189 kilomètres de canaux et drains principaux ayant 5 à 7 mètres de profondeurs, 115 kilomètres de canaux et drains latéraux, 1082 kilomètres de canaux et de drains secondaires et tertiaires, à coté de 338 kilomètres de routes secondaires, ne reçoit que 30 millions de gourdes. Cette structure ainsi que les structures départementales du MARNDR, placées pour exécuter la politique du MARNDR sont dans un état lamentable, résultat d'une confusion dans le choix des priorités politiques du gouvernement. Elles ont été réduites à de simples figurines au profit des ONGs qui ont reçu tout le financement qui était destiné à leur fonctionnement.

Qui aurait cru qu'en ces moments de contestation nationale d'une politique qui a déçu tout le monde, il y aurait un conseiller pour suggérer au président de même effleurer le nom de lait à GOGO qui est la négation même de la direction de la production animale appelée pourtant à faciliter l'exécution de la politique du gouvernement en matière d'élevage. L'exemple du riz et celui de lait à GOGO pris par le président pour relancer la production nationale, montre à quel niveau il est emprisonné par un groupes d'amis qui ne songent qu'à leurs intérêts dans les moments les plus critiques de la politique du pays. Cette équipe de conseillers persiste à contribuer à faire mentir le président à la nation à la manière des hommes de Goebel qui disaient : " mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ".

Essayons de voir plus claire dans ce qu'a dit le président tout en lui reconnaissant le bien fondé de sa proposition qui reste une proposition de long terme, moyennant que les dispositions structurelles de renforcement institutionnel soient prises dès maintenant pour concrétiser dans un délai de huit à douze mois en terme de plan, programmes et projets les idées du président, qui, a -t-il fait remarquer ne sont pas des promesses mais des propositions de travail.

1-Les zones rizicoles d'Haiti mesurent 38.750 has reparties comme suit :

Nord-Ouest :Berger, Rivière Salée, Bonneau, Denis, Meance, Fonds Roquefort 1000 has
Versant sud mer Caraïbes : St louis du Sud, Plaine des Cayes, les Anglais 2.250 has
Versant Sud golfe de la Gonâve : Petit Goave, Orouck, Petite Rivière de Nippes ,Fond des Nègres 3.500 has
Département du Nord : Limbe, Plaine du Nord, Grison Garde, St Raphael 4.000 has
Vallée de l'Artibonite : 28.000 has.

2-Production de riz
Les chiffres avancés par le Président de la République font état d'une production de 90.000 tonnes de riz blanc. Si on accepte que l'on fait deux récoltes par an sur 80% de ces terres , la superficie est doublée soit 38.750X 80% X 2 , ou 62.000 has. Le rendement national moyen devient 90.000t/62.000 has ou 1,45 T/ has. La vallée de l'Artibonite est responsable de 75% de la production ou 67.500 tonnes .

La situation des terres irriguées dans la vallée de l'Artibonite

La vallée de l'Artibonite compte 45.000 has dont 32.000 has irrigables et 13.000 non irrigables. Des 32.000 irrigables il ya 28.000 has « irrigués » qui sont plantés en riz .La production du riz dans la vallée varie avec la disponibilité de l'eau offerte par l'EDH à partir de l'exploitation électrique du Barrage Péligre et se fait suivant deux saisons.

Une grande saison qui permet d'irriguer 15 à 20.000 has et une petite saison qui permet l'irrigation de 10 à 12.000 has. Le rendement à l'ha varie d'une zone à une autre avec l'aménagement hydro agricole qui a été fait et selon le pourcentage du paquet .technologique appliqué. 5.160 has bien irrigués et drainés avec un paquet technologique complet incluant le crédit produisent 4,20 T de riz blanc /h. 6.450 has plus ou moins irrigués et drainés avec un paquet technologique diminué et le même crédit produisent 2,74 T/ha. 16.383 has irrigués mal drainés sans crédit produisent 1,39T /has.
En expérimentation sur la ferme de Maugé, le PIA a atteint 6,4 Tonnes/ha. Ce paquet ne peut être appliqué par les riziculteurs dans les meilleurs terrains à cause de l'inexistence du crédit et de la structure officielle pour l'organiser.

Le politiquement correcte de la parole du Président

Le président Préval , parlant dans un contexte d'émeutes de la Faim, a dit que le pays peut produire les 450.000 tonnes de riz en Haiti sur 62.000 has , ce qui revient à produire le riz avec un rendement de 7,25 T de riz à l'ha. Nous disons que c'est du politiquement correcte mais c'est loin d'être faisable sur le terrain, parce que dans les meilleurs moments de l'ODVA, l'organisme arrivait à irriguer correctement à peine 10.000 has de terre que soutenaient un crédit moyen et un montage institutionnel fort à l'époque de Réné Destin et vers le commencement de la Gestion de André Victor.
Aujourd'hui ODVA se voit accordé un budget de 30millions de gourdes sur 257 millions demandés, le crédit n'existe pas ,le personnel d'encadrement est peu efficace, en raison de l'inexistence de budget. Des canaux et des drains ont plus de vingt ans depuis qu'ils ne sont pas nettoyés. Pour réhabiliter 17.000 has, la BID a mis 10 ans pour faire ce travail, 5 années d'étude et cinq années d'exécution. Il reste 13.000 has qui attendent un travail de réhabilitation qui n'est même pas étudié encore.

Les crues du fleuve Artibonite devenues très fréquentes avec trois à quatre cyclones à l'année causent des dégâts dans tout le système d'irrigation y compris dans la partie en train d'être réhabilitée et pour laquelle les fonds ne sont pas prévus si un dommage quelconque se produirait. La berge Gauche du Barrage Canot responsable de l'irrigation des 28.000 hectares menace de s'effondrer avec les prochaines pluies entrainant avec lui la destruction du barrage de Canot et la destruction complète du système d'irrigation de l'ODVA. Le PIA ne peut réparer cette dernière partie parce qu'elle n'était pas prévue dans le projet BID.Si le gouvernement n'arrive pas à gérer le quotidien, dans combien de temps, et avec quel moyen ,il compte rendre le pays autonome en terme de consommation de riz.

Qui dans le gouvernement a pu conseiller au président Préval d'avancer une telle stupidité dans un message à la nation pour calmer des esprits chauffés par la famine et la vie chère. On a fait commettre au Président la même erreur en le laissant mentionner le nom de lait à GOGO qui est le corollaire de la destruction du programme d'Etat de la production animale. En d'autre termes, si le Veterimed disparaissait maintenant le MARNDR aurait trouvé un sursis pour restructurer la direction de la production animale et la production laitière en encadrant 10 à 20.000 éleveurs au lieu des 200 éleveurs d'échantillons de VETERIMED qui ne fait que masquer le problème réel en permettant à l'état affaibli de se cacher derrière cette ONG et de fuir sa tâche régalienne de promouvoir la production du lait dans tout le pays.

Nous accueillons favorablement les idées de subvention de la production agricole nationale. Elles ne pourront se faire qu'à moyen et long terme. Elles ne pourront se faire qu'en mettant à leur vraie place les ONGs. Elles pourront se faire lorsque dans chaque section communale toute la structure administrative des pouvoirs déconcentrés et décentralisés seront mis en place dans le communes et dans les sections communales pour garantir la sécurité des investissements. Aujourd'hui nous attendons un mot économique du président sur les produits stratégiques comme les œufs, le poulet de chair, l'huile, en terme de subvention même pendant un mois . Nous attendons du président un mot politique pour redonner confiance à la nation dans un gouvernement qu'elle n'a pas vu encore à l'œuvre.

Agronome Michel William
10-04-2008

samedi 12 avril 2008

Haiti Senate fires prime minister over food riots

12 Apr 2008 17:33:00 GMT
Source: Reuters
By Jim Loney and Joseph Guyler Delva

PORT-AU-PRINCE, April 12 (Reuters) - The Haitian Senate on Saturday fired the impoverished country's prime minister after a week of violent food riots and ignored an emergency plan announced by President Rene Preval to slash the cost of rice.

Please click below to read the entire news:

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http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/N12282450.htm
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jeudi 3 avril 2008

GOUVERNEMENT / À quand le remaniement du cabinet ministériel ?


NDCDP.-
Amies et amis internautes,
Voici un article intéressant du journaliste Sylvestre Fils Dorcilus.
Je me fie à votre intelligence pour décoder et lire entre les lignes le message laconique du Ministre Jasmin et celui de son gouvernement. On ne demanderait pas mieux aux autorités que d'appliquer les belles paroles du Ministre Jasmin:
«Vu la situation actuelle du pays, le mieux ne consiste pas en des changements de quelques visages dans le gouvernement, mais de changer totalement le système politique actuel de manière objective ».
Attendons pour voir quelles actions objectives annonce une si lourde et si belle déclaration.


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À quand le remaniement du cabinet ministériel ?


Par Sylvestre Fils Dorcilus

Face à la détérioration de la situation socio-économique du pays, huit députés, le 28 février, avaient interpellé le Premier ministre Jacques Édouard Alexis. Les débats ont été axés, en particulier, sur la question de la cherté de la vie. 63 députés ont accordé un vote de confiance au Premier ministre Alexis, en lui exigeant un remaniement du cabinet ministériel dans un délai de 3 mois.

« Les consultations se poursuivent avec le président de la République en vue de ce remaniement », a confirmé récemment, à l’AFP, le Premier ministre Jacques Édouard Alexis. Interrogé, hier, par Le Matin, sur l’avancement du processus, le ministre chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Joseph Jasmin, s’est montré très prudent. « C’est une question très délicate, je ne peux rien vous dire là-dessus. Le Premier ministre Alexis ne m’a jamais parlé de cette affaire, jusqu’à cette date », a déclaré Joseph Jasmin.

Par ailleurs, le ministre Jasmin a indiqué que c’est dans la presse étrangère qu’il a été informé du projet de remaniement du cabinet ministériel. « Je ne sais pas si effectivement il va y avoir un remaniement ministériel, rien n’est encore discuté en Conseil des ministres », a-t-il précisé.

Toutefois, a estimé Joseph Jasmin, «vu la situation actuelle du pays, le mieux ne consiste pas en des changements de quelques visages dans le gouvernement, mais de changer totalement le système politique actuel de manière objective ». Le président René Préval serait de cet avis.

Pour le ministre Jasmin, le gouvernement est contraint de mener de front la gestion des affaires de l’État et d’entreprendre des actions concrètes favorables aux changements promis afin d’améliorer les conditions de vie de la population. Si, pour plusieurs secteurs de la vie nationale, la réforme du cabinet ministériel pourrait être l’outil pour reconstruire la confiance de la population et redonner un nouveau souffle au gouvernement, pour le ministre chargé des Relations avec le Parlement, cette réforme ne voudrait rien dire sans la volonté de changer les structures et les politiques.

« Au-delà de la question de la cherté de la vie, le gouvernement est donc appelé à produire des résultats et se trouve à la croisée d’attentes plurielles (dans certains cas contradictoires), certainement d’ordre politique, mais également d’ordre économique et social », a poursuivi Joseph Jasmin.

Cependant, M. Jasmin a mis l’accent sur la nécessité pour le gouvernement de garder sa pluralité, car l’idée de remaniement ne doit en aucune circonstance écarter des partis politiques.
jeudi 3 avril 2008

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mercredi 26 mars 2008

La DEA de nouveau lancée à la recherche de l’ancien chef rebelle Guy Philippe

Source: Le Matin du mercredi 26 mars 2008
Par Sylvestre Fils Dorcilus
dsylvestre@lematinhaiti.com

Guy Philippe

Une unité de l’Agence fédérale américaine de lutte contre le trafic de drogue « Drug enforcement administrator (DEA) » , accompagnée d’un agent du Bureau haïtien de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS), a mené une opération musclée dans la nuit de lundi à mardi, à Pestel (Grand’Anse), dans la résidence privée de Guy Philippe, ancien chef rebelle et ex-candidat du Front de reconstruction nationale (FRN) à la présidence. L’information a été confirmée par le maire de Pestel, Lavilet Trézil.

« Après leur arrivée à bord d’hélicoptères, de véhicules, de bateaux, vers 2 heures du matin, des tirs puissants ont été entendus dans la zone où réside habituellement Guy Philippe. Personne ne savait de quoi il s’agissait. Toutefois, après quelques heures, nous avons appris que c’était une opération conjointe des agents de la DEA et du BLTS en la résidence privée du leader du FRN, Guy Philippe », a déclaré Lavilet Trézil à une station de radio de la capitale.

Le maire a dit déplorer cette opération qui, selon lui, n’a pas respecté les normes légales. « Il n’est pas possible qu’en pleine nuit, des agents spécialisés des forces étrangères et de la PNH puissent intervenir avec tant de fracas dans une localité sans informer quiconque de la nature de leur intervention », a-t-il dénoncé, tout en demandant aux dirigeants du pays d’apporter des précisions sur cette opération.

Ronald Jean-Charles, directeur de la mairie de Pestel a, pour sa part, indiqué que les agents de la Drug enforcement administration (DEA) ont perquisitionné dans plusieurs maisons dont celle des parents de Guy Philippe. « Ils sont intervenus avec beaucoup d’hostilité et ont mis à sac les maisons, brutalisant plusieurs personnes dont un frère de Guy Philippe, le Dr Sénèque Philippe », a-t-il précisé.Selon Ronald Jean-Charles, pendant le déroulement de l’opération le nommé Laplanche Joseph Junior, qui se trouvait dans la maison ciblée principalement, a été atteint de plusieurs projectiles ; toutefois, il est hors de danger. « Toutes les personnes trouvées dans les entourages de la résidence de l’ex-candidat à la présidence ont été sévèrement maîtrisées par les agents de la DEA, mais n’ont pas été arrêtées », a affirmé Ronald Jean-Charles. Sous couvert d’anonymat, un haut cadre de l’institution policière contacté au téléphone par Le Matin, a confirmé que des agents de la DEA, accompagnés d’un agent du BLTS à titre de traducteur, se sont effectivement rendus à Pestel à la recherche de Guy Philippe dans la nuit du lundi à mardi.

Selon la même source, le haut commandement de la PNH ne se prononcera pas sur l’opération, estimant qu’elle concerne directement le gouvernement qui a autorisé la DEA à mener ces types d’opérations sur tout le territoire national, suite à l’accord signé entre les ÉtatsUnis et Haïti au cours du premier mandat du président René Garcia Préval. Hier mardi, dans la matinée, des dizaines de citoyens de la société civile ont manifesté dans les rues de Pestel pour protester contre l’intervention des commandos de la DEA considérée comme une violation flagrante de la souveraineté nationale.

Après celle du mois de juillet 2007, c’est la deuxième opération de la DEA menée dans la résidence privée de Guy Philippe. Comme la première, la deuxième opération s’est révélée sans succès, car l’ancien chef rebelle, qui a joué un rôle important, à la tête de ses troupes armées, dans la chute du gouvernement de Jean-Bertrand Aristide, n’a pu être appréhendé.

mercredi 26 mars 2008

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jeudi 1 novembre 2007

"Political turbulence stirring again in Haiti", by Jacqueline Charles, Miami Herald

"A proposal to overhaul Haiti's 20-year-old constitution and election delays are upsetting the country."

Amies et amis internautes,

Voici un article à propos du projet du Président René Préval de modifier/changer la Constitution de 1987.
Source: Miami Herald du 1er novembre 2007
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http://www.miamiherald.com/top_stories/story/291468.html
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