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vendredi 21 novembre 2008

Haïti: éboulement à Avalon, Musseau (Port-au-Prince)

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Éboulement ayant emporté une partie du complexe d'appartements à Avalon, à Musseau et des constructions anarchiques dans le voisinage (Photo: François Louis, Le Nouvelliste)
Photos reçues de l'ingénieur Jean-Marie Arnoux

mardi 1 avril 2008

"Sauvons la baie de Port-au-Prince"

Misael Diaz Asencio, expert cubain: « En Haïti, on tourne le dos à la mer qui devient un immense site de décharge alors que dans d’autres pays les maisons dominent cette étendue d’eau salée et leurs occupants le contemplent de jour comme de nuit ».

Sources: Panos Caraïbe et Le Matin

À moins de 300 mètres de la baie de Port-au-Prince, s’entassent des déchets de toutes sortes. À certains endroits, ils flottent sur l’eau douteuse de la mer lui donnant l’aspect d’un vaste marécage puant. En plus de cela, des tonnes d’alluvions en provenance du Morne l’Hôpital remplissent ce golfe : un risque – à court ou à moyen termede modifier l’échancrure du littoral.
Les premières observations d’une étude réalisée sur la dégradation de la baie de Port-au-Prince par des experts cubains et financée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour le compte du ministère de l’Environnement, révèlent que la pollution marine détruit l’oxygène indispensable aux espèces aquatiques et favorise le développement des algues.
Outre les ordures domestiques qui se déversent dans le golfe de Portau-Prince, les résidus des combustibles de la compagnie nationale d’électricité(EDH) empoisonnent la vie des poissons qui, pour survivre, fuient les côtes, révèle la version préliminaire de l’étude présentée le mercredi 5 mars au ministère de l’Agriculture. Entre autres conséquences de la pollution : les pêcheurs, dépourvus d’équipements et de moyens techniques appropriés partent de plus en plus loin en haute merau risque de leur viepour trouver de quoi nourrir leur famille.
Le dossier de la contamination de la baie de Port-au-Prince et d’autres zones côtières d’Haïti avait déjà été soulevé par des organisations de défense de l’environnement. Des articles de presse attiraient l’attention des autorités sur les déchets plastiques qui s’accumulent sur nos plages après les averses. Certains de ces résidus solides atteignent – à la faveur des marées les côtes de la République dominicaine et d’autres pays de la Caraïbe, confirment des prises de vue aérienne.
Au cours de la première phase de l’étude menée par des experts du Centre d’études scientifiques sur l’environnement (CITMA), des échantillons ont été prélevés à la surface et à plus de cinq mètres de profondeur de la mer. Leurs analyses en laboratoire devront déterminer le degré de contamination de la baie de Port-au-Prince et fourniront des informations sur l’évolution de la pollution des zones côtières d’Haïti pendant des décennies. Ils permettront aussi de faire une projection des conséquences éventuelles de la dégradation de l’environnement sur le littoral et de trouver des solutions pour limiter les impacts.
Avec le déboisement massif et les constructions anarchiques au niveau des bassins versants, la pollution marine devient de plus en plus préoccupante, voire alarmante. « Le déboisement au niveau des bassins versants et le déversement dans la mer des ordures de toutes sortes sont responsables de la contamination de la baie de Port-au-Prince », a notamment déclaré Misael Diaz Asencio qui intervenait à la présentation des premières observations de l’étude. L’expert cubain a suggéré aux responsables haïtiens de travailler à la réhabilitation des bassins versants du Morne l’Hôpital et à prendre des mesures visant à améliorer les conditions de vie de la population, indiquant qu’il s’agit aussi d’un problème social et économique. Le problème de contamination des zones côtières revêt également un caractère culturel, a poursuivi Misael Diaz Asencio. « En Haïti, on tourne le dos à la mer qui devient un immense site de décharge alors que dans d’autres pays les maisons dominent cette étendue d’eau salée et leurs occupants le contemplent de jour comme de nuit », a-t-il fait remarquer.
L’étude sur le degré de contamination de la baie de Port-au-Prince qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne océanographique internationale doit prendre en compte cet aspect, ont estimé d’autres intervenants à la présentation des premières observations de ladite étude. Le ministre de l’Environnement, Jean-Marie Claude Germain, qui participait à la rencontre au ministère de l’Agriculture, croit que cette initiative est « une très bonne chose pour Haïti », soulignant que le pays fait face à une carence d’informations techniques fiables sur le taux de sédimentation marine.
« Il nous faut des informations techniques fiables pour développer des stratégies qui permettent d’arrêter la dégradation continue de la baie de Port-au-Prince », a insisté Jean-Marie Claude Germain.
La campagne océanographique supportée par l’AIEA concerne quatorze pays de la région. Haïti est le premier état à lancer une étude sur la contamination des zones côtières et sera le premier à recevoir les résultats en 2011. Outre Port-au-Prince, la ville des Gonaïves est ciblée par les experts qui tenteront d’expliquer le taux élevé de sédimentation marine dans cette zone.

mardi 1 avril 2008

//L'article ci-dessus provient du lien ci-dessous:
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=12014
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//Voir aussi: Panos Institute of the Caribbean

//http://www.panosinst.org/productions/panos_presse/pollution_marine_haiti_au_creux_des_vagues_120308.php

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http://www.panosinst.org/productions/panos_presse/vers_le_controle_de_la_pollution_marine_120308.php

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http://www.panosinst.org/productions/panos_presse/pousser_la_mer_pour_y_habiter_120308.php

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//http://www.panosinst.org/FIndex.php

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vendredi 11 janvier 2008

RÉGION MÉTROPOLITAINE/MARCHÉ DES RUES / Des trottoirs de plus en plus engorgés

Par Alix Laroche
alixlaroche@lematinhaiti.com

Dans la région métropolitaine, les marchés de rue ne cessent de proliférer. Aucun quartier, aucune artère, aucune rue, aucun coin n’est épargné par les étalages de marchands. On les retrouve même aux abords des stations d’essence, des bureaux et places publics, non loin du Palais national, à proximité de l’Aéroport international, devant les entrées des établissements scolaires et universitaires… Les rues de la zone métropolitaine de Port-au-Prince redeviennent une fois de plus un insalubre marché après les vaines tentatives des maires de Port-au-Prince, de Pétion-Ville et de Delmas de débarrasser les trottoirs de leurs occupants anarchiques. Le mot d’ordre de la mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, savoir : « La rue aux véhicules, les trottoirs aux piétons et les marchés aux marchands », a fait long feu.



Trois marchandes de fruits et légumes sur le trottoir (photo d'Evens Sanon)

Il y a, en effet, quelques mois qu’on avait observé une certaine fluidité des trottoirs, notamment au niveau des communes de Carrefour, de Port-au-Prince, de Delmas… et de Tabarre, suite à une campagne de déguerpissement des marchands de toutes sortes menée sans complaisance par les responsables municipaux. Cependant, l’on constate depuis quelques jours, une réoccupation des rues et trottoirs par les marchands, pour la plupart des camelots. Ce qui constitue une véritable entrave à la circulation.


Que ce soit dans les communes de Carrefour, de Delmas, de Tabarre, au boulevard Jean-Jacques Dessalines, aux abords de la Cathédrale de Port-au-Prince, dans les parages du stade Sylvio Cator, au Champ de Mars, à la rue Pavée, sur la route de Frères …, le constat est le même. Tandis que les agents des différentes administrations communales, qui assuraient la maintenance des décisions adoptées par les maires, sont de plus en plus absents à travers les rues. Opinant sur la question, le maire de la commune de Carrefour, Yvon Jérôme, a tenté d’expliquer le phénomène qui, malgré les efforts des responsables communaux, persiste. Il a avancé deux causes : les moyens financiers limités des mairies, incapables conséquemment de déployer beaucoup plus d’agents à travers les rues ; la situation économique précaire des gens, le chômage, entre autres. « Ce qui nous met complètement dans l’embarras d’agir définitivement », a déploré le maire.
vendredi 11 janvier 2008
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//L'article ci-dessus provient du lien ci-après:
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10576
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