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lundi 3 décembre 2007
Leslie François Manigat : « c’est ce que j’appelle un risque calculé »
Source: Le Matin du lundi 3 décembre 2007
Leslie François Manigat, faisait partie des leaders politiques en lice pour les premières élections de l’après-Duvalier. Il est l’un de ceux qui, « en regard du contexte tendu » dans lequel ces élections s’annonçaient, avaient appelé le peuple à ne pas aller voter. Le 17 janvier 1988, il a été élu président lors d’un second scrutin boycotté par ses pairs. Ils lui ont toujours reproché d’avoir participé à cette présidentielle. Le professeur, quant à lui, signe et persiste : « Les partis politiques traditionnels ne pensaient rien faire pour arrêter l’armée. Certains préféraient même une intervention militaire américaine. Moi j’avais fait mon choix, il fallait aller aux élections. C’est ce que j’appelle un risque calculé ».
Le leader du RDNP indique que deux situations plaident en sa faveur: la première : « dans la nuit précédant les tristes évènements sanglants que l’on sait et sous le vacarme de la mitraille, Jean Dominique et moi avions eu un entretien sur le vif à Radio Haïti, nous étions d’accord pour faire renvoyer les élections du matin d’après, parce que leur préparation ne leur permettait pas d’être tenues sérieusement sans trop de risques. Nous n’avons pas été entendus et arriva ce qui arriva au matin du 29 novembre. »
La seconde, le boycott des élections visait un seul objectif : faire intervenir l’armée américaine. «Ce que je ne pouvais accepter », indique l’homme politique.
29 novembre 1987 - 29 novembre 2007, vingt ans après, nous publions la « Déclaration du leader politique du RDNP après le 29 novembre 1987 », reproduite dans le tome II de l’« Éventail d’histoire vivante d’Haïti ».
Déclaration du leader politique du RDNP après le 29 novembre 1987
Le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes d’Haïti (RDNP) partage la douleur, la consternation et l’indignation de la nation tout entière devant les tueries indiscriminées du dimanche 29 et du lundi 30 novembre qui ont fait une trentaine de morts et plus de 70 blessés, ceci venant après deux nuits de cauchemar pendant lesquelles la mitraille ponctuait les rafales et les détonations pour apeurer une population dont le seul tort était de vouloir voter. Jamais le mépris de la vie ne s’était manifesté avec une telle cruauté depuis le 26 avril 1963.
Face à ce déferlement de violence et aux conséquences politiques qui en ont découlé affectant le processus de démocratisation dans lequel le pays s’était tant bien que mal engagé, le RDNP tient à préciser sa position:
1-Le RDNP condamne tous les actes de violence perpétrés contre les institutions, les stations de radio, les personnes et les biens avec leur triste cortège de victimes qui ont endeuillé tant de familles haïtiennes auxquelles il exprime ses sympathies et ses condoléances. Il demande une enquête sérieuse et des poursuites judiciaires contre les coupables quels qu’ils soient et à quelque bord qu’ils appartiennent. Une fois de plus, le RDNP proteste contre l’impunité dont continuent de bénéficier les crimes politiques en Haïti, et rappelle que la sécurité des vies et des biens est une des principales fonctions du gouvernement dans un pays civilisé. Il faut arrêter et juger les coupables de ces crimes atroces.
2-Le RDNP s’oppose à toute tentative de retour au pouvoir des macoutes ou d’un régime macoutique. Tout en réitérant son offre bien connue de récupérer pour la démocratie les déçus du duvaliérisme, le RDNP a juré, avec le peuple du 7 février 1986, de ne plus jamais permettre au fascisme duvaliérien et à ses sbires d’assauter le pouvoir. Il faut que les choses changent en Haïti. Or, les chances de changement se jouent dans la crise présente. Caveant consules !
3-Le RDNP met en garde contre toute tentative éventuelle d’établir en Haïti, à la faveur de la crise, une dictature nouvelle, civile ou militaire, alors que le peuple haïtien réclame un régime démocratique. Il en appelle à la vigilance et à la solidarité de tous les démocrates, pour que le cours actuel des choses, avec les violations successives de la Constitution qu’il a charriées, ne débouche sur un nouveau pouvoir autocratique. Il faut monter la garde autour de la démocratie menacée pour démasquer les fourriers éventuels d’une dictature de droite.
4-Le RDNP, se rappelant le proverbe chinois selon lequel, en défendant la porte d’entrée contre le tigre, il faut veiller à ne pas laisser s’introduire la panthère par la porte de derrière, met également en garde contre toute stratégie éventuelle des forces radicales ou extrémistes pour introduire et mettre en place, sur les avenues du pouvoir, les tenants camouflés du marxismeléninisme, partisans en fait d’une dictature de gauche et habiles à exploiter la crise et la confusion qui en résulte. Le peuple du 7 février ne veut ni de l’extrémisme de gauche, ni de ses alliés.
5-Le RDNP est déterminé à faire front contre toute intervention militaire étrangère et à s’opposer à ce que des missionnaires armés, envoyés de l’extérieur, viennent sous quelque prétexte et sous quelque forme que ce soit, fouler le sol sacré de la patrie. Il refusera de collaborer avec tout gouvernement qui arriverait au pouvoir dans les fourgons d’un gouvernement étranger, ou quiconque aurait accepté, voire sollicité, même à titre temporaire, l’occupation du territoire national par une force d’intervention étrangère, unilatérale ou multilatérale. Notre nationalisme est une position de principe non négociable et incontournable.
6-Pour sortir de la présente crise, le RDNP n’estime heureusement pas avoir à choisir entre Pinochet, Staline ou Quisling. Fidèle à sa vocation unitaire et rassembleuse, et soucieux de reconstituer l’unité nécessaire de la famille pour la reconstruction nationale, il est disposé à collaborer avec tous les démocrates et patriotes de ce pays, en vue de trouver une solution concertée, démocratique et haïtienne, pour relancer et mener à son terme le processus de démocratisation après le recul que celui-ci vient de connaître.
Le RDNP réaffirme sa foi inébranlable dans les élections comme seule issue démocratique à la situation de transition et de crise politique que vit le pays, mais estime que les élections, pour être valides, ne peuvent avoir lieu que dans des conditions d’organisation adéquates et dans un double climat de sécurité et de confiance pour garantir la liberté, la sincérité et l’honnêteté, ce qui n’est pas le cas dans la situation présente qui, de ce fait, ne doit plus durer. L’intérêt du pays doit prévaloir et les changements désirés et nécessaires doivent enfin se réaliser. Le pays l’exige pour avoir fait le 7 février. Le peuple le mérite pour avoir tant souffert.
Port-au-Prince, le 30 novembre 1987
lundi 3 décembre 2007
// L'article ci-dessus provient du lien ci-dessous
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=9872
//
vendredi 10 août 2007
Couronnement d'un chef de parti: le mot du Professeur Gérard Bissainthe
Amies et amis internautes,
À ma demande, le professeur Gérard Bissainthe a accepté de m'envoyer le texte intitulé: "LE VRAI PROBLÈME". Je prends plaisir à le publier ici.
Bonne Lecture.
Dr. Pierre Montès
10 août 2007
///////////////////////////////////////
LE VRAI PROBLEME
par Gérard Bissainthe
Dans le ciel serein des principes toutes les indignations devant le mode de "sélection" des dirigeants de nos partis politiques sont parfaitement correctes. Il est incontestable que nos partis politiques ne fonctionnent pas de manière démocratique. Mais en s'indignant contre ce fait, on s’en prend à l'arbre et non à sa racine. Et la racine est le fait non moins incontestable que nos partis politiques ne sont pas de vrais partis politiques, tels qu'ils sont conçus dans des nations comme les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et bien d'autres, mais sont seulement des “clientèles”, autrement dit des groupes de personnes regroupées autour d'un leader qui finit par avoir tout d'un "autocrate” ou d'un roi, si l'on préfère.
La raison profonde est simple: le mode de financement de nos partis politiques. Le dirigeant d'un parti politique haïtien est tout-puissant, parce c'est lui qui trouve l'argent qui fait marcher la machine. Et, sauf dans le cas très rare où il a une grande fortune personnelle, il trouve l'argent, en général, par ses contacts. Et ses contacts sont dans la grande majorité des cas, des instances (ou parfois des personnalités) étrangères. J'ai déjà depuis longtemps dénoncé ce fait qui est un des principaux obstacles à l'établissement de la vraie démocratie en Haïti, en soulignant que ces financements étrangers aboutissent chez nous à ce que j'appelle la "xénocratie" (xénos=étranger).
Nous arrivons ainsi à la contradiction suivante: les instances étrangères qui financent nos partis politiques nous rendent le plus mauvais service qui soit, bien qu'en ce qui les concerne, cela leur permette de nous garder indirectement sous tutelle.
Les grands "fundraisers" de nos partis politiques étant leurs dirigeants, ceux-là en tenant les cordons de la bourse tiennent aussi les rênes du pouvoir dans ces partis.
Le jour où nous aurons des partis politiques basés strictement sur les cotisations et les différents modes de participation des membres , nous aurons des partis politiques vraiment démocratiques.
Or, en fait, les membres bien souvent, au niveau de ses masses, entrent dans un parti politique chez nous non pour "apporter", mais pour "prendre", pour y trouver un "roulement", de quoi envoyer un enfant à l'école ou payer une ordonnance du médecin, tous les cas archi classiques que nous connaissons. C'est cela le système de la "clientèle romaine". Je suis convaincu que Leslie Manigat est parfaitement conscient de ce fait. Pragmatique, il fait avec. Il se dit: “For the moment, that’s the best we can get.” Homme cultivé, il pourra même nous citer Bacon: “On ne domine la nature qu’en lui obéissant.”
Qui dit mieux? Tous les théoriciens qui n’ont jamais mis la main à la pâte. Qui fait mieux? Je n’ai encore vu personne. Ce n’est pas (ou pas encore) la "nouvelle génération", brillante souvent, prometteuse certes, mais qui pour le moment n’est riche que de ses épures et de ses rêves et en tout cas ce n’est pas la “Gauche” qui n’a pas un seul sou vaillant indigène et qui tire ses ficelles grâce à l’argent qui vient de toutes les banques étrangères, avec un remarquable esprit œcuménique.
Comment en sortir? Ça, c’est une longue histoire, dont au moins j'ai déjà exposé le canevas: faire voter le peuple AVEC SES PROPRES MOYENS même artisanaux (en interdisant les financements étrangers) dans les cellules de base du pays, puis monter ainsi par étapes jusqu’au sommet. La graisse du cochon cuit le cochon; si le cochon est maigre, ce n’est pas grave, puisqu’il s’agit d’un “repas pays”. On aboutira ainsi à une vraie démo-cratie. Bien sûr, c’est une théorie, mais elle vient de quelqu’un qui a déjà mis la main à la pâte. Lorsque pour les élections de 1987 j’ai dirigé les travaux du Bureau Politique du FNC qui présentait Gérard Gourgues, j’ai eu l’occasion d’observer à la loupe les entrailles du système, de ce système qui n'a fait que se perfectionner depuis.
Autrement, aussi longtemps que le roi est (ou même est acculé à être) son vrai ministre des finances, on dira toujours: “le roi est mort, vive le roi !” Quitte, bien sûr, à ce que ce soit une reine.
Gérard Bissainthe
9 août 2007
À ma demande, le professeur Gérard Bissainthe a accepté de m'envoyer le texte intitulé: "LE VRAI PROBLÈME". Je prends plaisir à le publier ici.
Bonne Lecture.
Dr. Pierre Montès
10 août 2007
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LE VRAI PROBLEME
par Gérard Bissainthe
Dans le ciel serein des principes toutes les indignations devant le mode de "sélection" des dirigeants de nos partis politiques sont parfaitement correctes. Il est incontestable que nos partis politiques ne fonctionnent pas de manière démocratique. Mais en s'indignant contre ce fait, on s’en prend à l'arbre et non à sa racine. Et la racine est le fait non moins incontestable que nos partis politiques ne sont pas de vrais partis politiques, tels qu'ils sont conçus dans des nations comme les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et bien d'autres, mais sont seulement des “clientèles”, autrement dit des groupes de personnes regroupées autour d'un leader qui finit par avoir tout d'un "autocrate” ou d'un roi, si l'on préfère.
La raison profonde est simple: le mode de financement de nos partis politiques. Le dirigeant d'un parti politique haïtien est tout-puissant, parce c'est lui qui trouve l'argent qui fait marcher la machine. Et, sauf dans le cas très rare où il a une grande fortune personnelle, il trouve l'argent, en général, par ses contacts. Et ses contacts sont dans la grande majorité des cas, des instances (ou parfois des personnalités) étrangères. J'ai déjà depuis longtemps dénoncé ce fait qui est un des principaux obstacles à l'établissement de la vraie démocratie en Haïti, en soulignant que ces financements étrangers aboutissent chez nous à ce que j'appelle la "xénocratie" (xénos=étranger).
Nous arrivons ainsi à la contradiction suivante: les instances étrangères qui financent nos partis politiques nous rendent le plus mauvais service qui soit, bien qu'en ce qui les concerne, cela leur permette de nous garder indirectement sous tutelle.
Les grands "fundraisers" de nos partis politiques étant leurs dirigeants, ceux-là en tenant les cordons de la bourse tiennent aussi les rênes du pouvoir dans ces partis.
Le jour où nous aurons des partis politiques basés strictement sur les cotisations et les différents modes de participation des membres , nous aurons des partis politiques vraiment démocratiques.
Or, en fait, les membres bien souvent, au niveau de ses masses, entrent dans un parti politique chez nous non pour "apporter", mais pour "prendre", pour y trouver un "roulement", de quoi envoyer un enfant à l'école ou payer une ordonnance du médecin, tous les cas archi classiques que nous connaissons. C'est cela le système de la "clientèle romaine". Je suis convaincu que Leslie Manigat est parfaitement conscient de ce fait. Pragmatique, il fait avec. Il se dit: “For the moment, that’s the best we can get.” Homme cultivé, il pourra même nous citer Bacon: “On ne domine la nature qu’en lui obéissant.”
Qui dit mieux? Tous les théoriciens qui n’ont jamais mis la main à la pâte. Qui fait mieux? Je n’ai encore vu personne. Ce n’est pas (ou pas encore) la "nouvelle génération", brillante souvent, prometteuse certes, mais qui pour le moment n’est riche que de ses épures et de ses rêves et en tout cas ce n’est pas la “Gauche” qui n’a pas un seul sou vaillant indigène et qui tire ses ficelles grâce à l’argent qui vient de toutes les banques étrangères, avec un remarquable esprit œcuménique.
Comment en sortir? Ça, c’est une longue histoire, dont au moins j'ai déjà exposé le canevas: faire voter le peuple AVEC SES PROPRES MOYENS même artisanaux (en interdisant les financements étrangers) dans les cellules de base du pays, puis monter ainsi par étapes jusqu’au sommet. La graisse du cochon cuit le cochon; si le cochon est maigre, ce n’est pas grave, puisqu’il s’agit d’un “repas pays”. On aboutira ainsi à une vraie démo-cratie. Bien sûr, c’est une théorie, mais elle vient de quelqu’un qui a déjà mis la main à la pâte. Lorsque pour les élections de 1987 j’ai dirigé les travaux du Bureau Politique du FNC qui présentait Gérard Gourgues, j’ai eu l’occasion d’observer à la loupe les entrailles du système, de ce système qui n'a fait que se perfectionner depuis.
Autrement, aussi longtemps que le roi est (ou même est acculé à être) son vrai ministre des finances, on dira toujours: “le roi est mort, vive le roi !” Quitte, bien sûr, à ce que ce soit une reine.
Gérard Bissainthe
9 août 2007
jeudi 9 août 2007
Couronnements: avant celui de Mirlande au RDNP, il y eut celui de Pauline au PQ et bien d'autres...
Amies et amis internautes,
Les partis politiques sont des entités importantes en démocratie; mais je les observerai toujours de l'extérieur, tous pays confondus.
Y a-t-il un mal à ce qu'un membre de parti soit couronné (élu par acclamation), si aucun autre membre du parti ne s'est décidé à se porter candidat ?
Cet aspect de la question n'a pas été analysé à fond dans le cas du changement de chef au RDNP, en tout cas pas à ma connaissance. J'avoue n'avoir pas tout lu sur le sujet, comme d'habitude.
On connait un peu (partiellement) le contexte du couronnement de Mirlande Manigat, le week-end dernier.
Pour se faire une petite idée du couronnement de Pauline Marois en juin 2007, on peut consulter, entre autres, le lien suivant et les liens qu'il contient.
//
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2007/06/27/003-marois-sacre-soir.shtml
//
On peut aussi googler: "couronnement de Pauline Marois".
Dr. Pierre Montès
9 août 2007
Les partis politiques sont des entités importantes en démocratie; mais je les observerai toujours de l'extérieur, tous pays confondus.
Y a-t-il un mal à ce qu'un membre de parti soit couronné (élu par acclamation), si aucun autre membre du parti ne s'est décidé à se porter candidat ?
Cet aspect de la question n'a pas été analysé à fond dans le cas du changement de chef au RDNP, en tout cas pas à ma connaissance. J'avoue n'avoir pas tout lu sur le sujet, comme d'habitude.
On connait un peu (partiellement) le contexte du couronnement de Mirlande Manigat, le week-end dernier.
Pour se faire une petite idée du couronnement de Pauline Marois en juin 2007, on peut consulter, entre autres, le lien suivant et les liens qu'il contient.
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http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2007/06/27/003-marois-sacre-soir.shtml
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On peut aussi googler: "couronnement de Pauline Marois".
Dr. Pierre Montès
9 août 2007
mardi 7 août 2007
"Leslie, Mirlande et le RDNP", un article de Claude Moïse
Amies et amis internautes,
Voici un article bien pensé du professeur Claude Moïse qui a vécu pendant longtemps dans un pays et une province démocratiques: le Canada et le Québec.
Il a eu l'occasion d'y observer le fonctionnement des grands partis politiques. Dans ces partis, le couronnement d'un nouveau chef, parce qu'il n'a pas eu d'adversaires, ne se produit pas souvent. En général, la course au leadership se fait avec au moins deux candidats et il y a alors un vrai débat d'idées. Et le nouveau chef de parti est élu démocratiquement selon les règles fixées à l'avance.
Dans le cas du RDNP en 2007, l'envergure de Madame Mirlande Manigat a peut-être découragé les autres candidats potentiels au sein du parti.
Prenez lecture de l'éditorial de Claude Moïse en cliquant sur le lien suivant:
//
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=7617
//
Bonne chance Madame Manigat. Que le Seigneur vous guide et vous bénisse dans tout ce que vous entreprendrez.
Cordialement,
Dr. Pierre Montès
7 août 2007
Voici un article bien pensé du professeur Claude Moïse qui a vécu pendant longtemps dans un pays et une province démocratiques: le Canada et le Québec.
Il a eu l'occasion d'y observer le fonctionnement des grands partis politiques. Dans ces partis, le couronnement d'un nouveau chef, parce qu'il n'a pas eu d'adversaires, ne se produit pas souvent. En général, la course au leadership se fait avec au moins deux candidats et il y a alors un vrai débat d'idées. Et le nouveau chef de parti est élu démocratiquement selon les règles fixées à l'avance.
Dans le cas du RDNP en 2007, l'envergure de Madame Mirlande Manigat a peut-être découragé les autres candidats potentiels au sein du parti.
Prenez lecture de l'éditorial de Claude Moïse en cliquant sur le lien suivant:
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http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=7617
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Bonne chance Madame Manigat. Que le Seigneur vous guide et vous bénisse dans tout ce que vous entreprendrez.
Cordialement,
Dr. Pierre Montès
7 août 2007
lundi 6 août 2007
Mirlande Manigat, femme politique «d’une compétence exceptionnelle dans un esprit calme et serein »

Mirlande Hyppolite Manigat
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Amies et amis internautes,
Le nouveau chef du parti Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes, RDNP, est Madame Mirlande Hyppolite Manigat qui succède à l'éminent professeur et homme politique Leslie François Manigat.
Lisez l'article ci-après, du journaliste Alix Laroche, pour les détails.
Dr. Pierre Montès
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Source: Le Matin, lundi 6 août 2007
CHANGEMENT DANS LA CONTINUITÉ / Mirlande Manigat prend les commandes du RDNP
Par Alix Laroche
alixlaroche@lematinhaiti.com
Le vendredi 3 août en cours marquait la journée inaugurale de la huitième convention nationale du parti Rassemblement des démocrates nationaux progressistes d’Haïti (RDNP). Cette convention a été non seulement l’occasion pour le fondateur du parti, Leslie François Manigat, de faire ses adieux, mais aussi celle, pour l’épouse de ce dernier, Mirlande Hyppolite Manigat,, d’accéder à la direction suprême du RDNP.Le professeur Leslie François Saint Roc Manigat a tiré officiellement sa révérence de la direction du RDNP à l’occasion de la huitième convention nationale du parti, déroulée, du 3 au 4 août au Palais de l’art à Delmas 33, autour du thème : « Un changement dans la continuité ». Visiblement affecté par l’âge, le professeur Leslie François Manigat a jugé bon de passer la main. Il prend non seulement sa retraite de la direction du RDNP, mais encore de la vie politique nationale. Une décision annoncée par le leader lui-même. Une décision de sagesse, a-t-il dit. « C’est d’autant plus sage que de se rendre compte qu’on ne doit plus continuer », a-t-il estimé. Leslie Manigat comptait 27 ans aux commandes du parti. Son épouse, la constitutionnaliste Mirlande Hyppolite Manigat, a désormais la lourde responsabilité de diriger les destinées du RDNP. Elle est présentée par son époux comme « quelqu’un d’une compétence exceptionnelle dans un esprit calme et serein ». « Leslie s’en va, Mirlande arrive. Je dis un adieu définitif à toute position d’occuper le leadership politique à la tête du parti, ni d’y mener des campagnes présidentielles. C’est clair, c’est fini. Nous disons à tout le monde que nous sommes heureux de nous en aller. Nous partons dans l’allégresse. Parce que nous avons la confiance que le parti est en train de passer en de bonnes mains », a déclaré le secrétaire général sortant du RDNP, en présence d’environ cinq cents (500) délégués venus des dix (10) départements géographiques du pays. Le professeur Leslie François a profité, de son discours d’adieu à la vie politique, pour rendre hommage à quelques responsables politiques présents à la cérémonie. De l’avis de Me Martial Célestin, qui a abondé quasiment dans le même sens que le professeur Manigat, Mirlande n’a nullement besoin des conseils de son époux pour réussir. Elle peut mener à bien la barque du parti et même celle de la République. « Mirlande Hyppolite Manigat réunit en elle toutes les conditionsnécessaires pour assurer avec tact et intelligence la relève », s’est exclamé l’ancien Premier ministre Martial Célestin, membre fondateur du RDNP. Me Martial Célestin, n’a pas hésité, dans ses propos de circonstance, de citer la Bible et de passer en revue des personnalités féminines qui, à travers le temps et l’espace, ont joué un rôle déterminant dans l’histoire de leurs peuples respectifs. Donc une façon toute particulière pour lui de démontrer la confiance placée en la compétence de la nouvelle dirigeante suprême du RDNP. Mirlande, seule candidate…D’après Me Jacquenet Oxilus, maître de cérémonie, Mirlande Manigat était, vendredi, la seule et unique candidate au poste de secrétaire général du parti. La candidature du professeur Lionel Desgrange a été rejetée, a-t-on appris, pour n’avoir pas été présentée dans le délai prévu. Prenant la parole au cours de la cérémonie, l’ingénieur Fritz Benjamin, secrétaire général adjoint, a dit croire qu’il faut continuer la lutte pour la moralisation de la politique dans le pays. Il a dénoncé, à l’instar du professeur Manigat, tous ceux qui « pratiquent le métier de diaboliser les partis politiques ». Maintenir les contacts de baseMirlande Manigat a confié en exclusivité au Matin que c’est un poste tout nouveau qu’elle va devoir assurer. « C’est tout nouveau pour moi. Mais moi, je suis une militante ; donc secrétaire générale ou militante de base, c’est la même chose, le même engagement, la même perspective, le même idéal et les mêmes principes qui me guident », a déclaré Mirlande Manigat, avant de poursuivre « Leslie a toujours pratiqué le contact avec les militants et c’est la même chose que je ferai : le contact permanent avec les militants. Je conçois les relations de haut en bas et de bas en haut afin d’accumuler les informations, pour pouvoir moderniser le programme de gouvernement du parti qui est : changer la vie ». Outre les dirigeants et les délégués et d’autres membres du RDNP, la cérémonie de vendredi au Palais de l’art s’était déroulée en présence de sympathisants du parti, de membres de la presse, de responsables politiques dont Me Osner Févry, l’ingénieur Déjean Bélizaire, l’ancien Général-président Prosper Avril, d’invités d’honneur, comme les professeurs Claude Moïse, Christian Rousseau, Yanick Lahens et Patrice Dumont. Il faut noter aussi la présence de la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue.Le professeur Leslie François Saint Roc Manigat a reçu de sa fille, Béatrice Manigat, rentrée expressément de Togo, une plaque « honneur et mérite » offerte par les militants du RDNP en signe de reconnaissance et d’appréciation.
Le vendredi 3 août en cours marquait la journée inaugurale de la huitième convention nationale du parti Rassemblement des démocrates nationaux progressistes d’Haïti (RDNP). Cette convention a été non seulement l’occasion pour le fondateur du parti, Leslie François Manigat, de faire ses adieux, mais aussi celle, pour l’épouse de ce dernier, Mirlande Hyppolite Manigat,, d’accéder à la direction suprême du RDNP.Le professeur Leslie François Saint Roc Manigat a tiré officiellement sa révérence de la direction du RDNP à l’occasion de la huitième convention nationale du parti, déroulée, du 3 au 4 août au Palais de l’art à Delmas 33, autour du thème : « Un changement dans la continuité ». Visiblement affecté par l’âge, le professeur Leslie François Manigat a jugé bon de passer la main. Il prend non seulement sa retraite de la direction du RDNP, mais encore de la vie politique nationale. Une décision annoncée par le leader lui-même. Une décision de sagesse, a-t-il dit. « C’est d’autant plus sage que de se rendre compte qu’on ne doit plus continuer », a-t-il estimé. Leslie Manigat comptait 27 ans aux commandes du parti. Son épouse, la constitutionnaliste Mirlande Hyppolite Manigat, a désormais la lourde responsabilité de diriger les destinées du RDNP. Elle est présentée par son époux comme « quelqu’un d’une compétence exceptionnelle dans un esprit calme et serein ». « Leslie s’en va, Mirlande arrive. Je dis un adieu définitif à toute position d’occuper le leadership politique à la tête du parti, ni d’y mener des campagnes présidentielles. C’est clair, c’est fini. Nous disons à tout le monde que nous sommes heureux de nous en aller. Nous partons dans l’allégresse. Parce que nous avons la confiance que le parti est en train de passer en de bonnes mains », a déclaré le secrétaire général sortant du RDNP, en présence d’environ cinq cents (500) délégués venus des dix (10) départements géographiques du pays. Le professeur Leslie François a profité, de son discours d’adieu à la vie politique, pour rendre hommage à quelques responsables politiques présents à la cérémonie. De l’avis de Me Martial Célestin, qui a abondé quasiment dans le même sens que le professeur Manigat, Mirlande n’a nullement besoin des conseils de son époux pour réussir. Elle peut mener à bien la barque du parti et même celle de la République. « Mirlande Hyppolite Manigat réunit en elle toutes les conditionsnécessaires pour assurer avec tact et intelligence la relève », s’est exclamé l’ancien Premier ministre Martial Célestin, membre fondateur du RDNP. Me Martial Célestin, n’a pas hésité, dans ses propos de circonstance, de citer la Bible et de passer en revue des personnalités féminines qui, à travers le temps et l’espace, ont joué un rôle déterminant dans l’histoire de leurs peuples respectifs. Donc une façon toute particulière pour lui de démontrer la confiance placée en la compétence de la nouvelle dirigeante suprême du RDNP. Mirlande, seule candidate…D’après Me Jacquenet Oxilus, maître de cérémonie, Mirlande Manigat était, vendredi, la seule et unique candidate au poste de secrétaire général du parti. La candidature du professeur Lionel Desgrange a été rejetée, a-t-on appris, pour n’avoir pas été présentée dans le délai prévu. Prenant la parole au cours de la cérémonie, l’ingénieur Fritz Benjamin, secrétaire général adjoint, a dit croire qu’il faut continuer la lutte pour la moralisation de la politique dans le pays. Il a dénoncé, à l’instar du professeur Manigat, tous ceux qui « pratiquent le métier de diaboliser les partis politiques ». Maintenir les contacts de baseMirlande Manigat a confié en exclusivité au Matin que c’est un poste tout nouveau qu’elle va devoir assurer. « C’est tout nouveau pour moi. Mais moi, je suis une militante ; donc secrétaire générale ou militante de base, c’est la même chose, le même engagement, la même perspective, le même idéal et les mêmes principes qui me guident », a déclaré Mirlande Manigat, avant de poursuivre « Leslie a toujours pratiqué le contact avec les militants et c’est la même chose que je ferai : le contact permanent avec les militants. Je conçois les relations de haut en bas et de bas en haut afin d’accumuler les informations, pour pouvoir moderniser le programme de gouvernement du parti qui est : changer la vie ». Outre les dirigeants et les délégués et d’autres membres du RDNP, la cérémonie de vendredi au Palais de l’art s’était déroulée en présence de sympathisants du parti, de membres de la presse, de responsables politiques dont Me Osner Févry, l’ingénieur Déjean Bélizaire, l’ancien Général-président Prosper Avril, d’invités d’honneur, comme les professeurs Claude Moïse, Christian Rousseau, Yanick Lahens et Patrice Dumont. Il faut noter aussi la présence de la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue.Le professeur Leslie François Saint Roc Manigat a reçu de sa fille, Béatrice Manigat, rentrée expressément de Togo, une plaque « honneur et mérite » offerte par les militants du RDNP en signe de reconnaissance et d’appréciation.
lundi 6 août 2007
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