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jeudi 29 décembre 2011

‎100 LEÇONS POUR ECRIRE UN ROMAN (suite 7 et fin)



Par Michel Bertrand
Romancier

Facebook, 5 décembre 2011
50e et dernière leçon

Carrière et succès...

A ceux et à celles qui m'ont fait comprendre qu'il fallait réduire à moitié la quantité de leçons prévues, je leur dis merci. Et passer de 100 leçons à 50, c'est croire que j'ai dû faire des bouchées doubles. J'annonce que je compte publier ce GUIDE DU ROMANCIER DEBUTANT et j'y ajouterai 50 poèmes commentés sous la rubrique: DU ROMAN A LA POESIE. A mon avis, ce sera une aide précieuse, rien qu'une aide au service de tous ceux et celles qui rêvent d'écrire ou plus précisément de devenir romanciers ou poètes.
A mes amis et aux amis de mes amis qui ont suivi ce Cours avec attention et intérêt, je souhaite qu'ils le mettent en pratique en découvrant chaque jour qu'écrire , c'est une véritable source de plaisir et même de bonheur.
 
Bonne carrière et succès continu...

Merci d'avoir fait le voyage ensemble.

FIN
Tous droits réservés.
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lundi 5 décembre 2011

‎100 LEÇONS POUR ECRIRE UN ROMAN (suite 6)

Par Michel Bertrand
Romancier

Facebook, 13 novembre 2011

‎39e leçon

La livraison des livres
La livraison n'est pas se présenter à l'imprimerie le jour du rendez-vous, tu prends tes livres et tu t'en vas. La première chose à faire, c'est de tirer un exemplaire d'un lot pour voir si toutes les parties du contrat sont respectées. Par exemple, tu dois vérifier cette mention de quatre couleurs si c'était le cas, voir si le nombre de pages est correct parce... que certaines imprimeries, pour des raisons d'économie de papier et d'encre, peuvent prendre carrément la liberté de réduire le caractère des lettres pour avoir moins de pages. Quelles seraient grandes ta surprise et ta déception de voir, par exemple, ton livre de 160 pages réduit à 140 pages. Crois-moi, je connais des écrivains qui ont connu cette déception.

Après 40 ans d'écriture en passant de plus de 130 articles à 8 livres publiés, mon expérience m'a conduit à être toujours vigilant. Après avoir reçu livraison et une fois arrivé chez moi, je me suis toujours donné pour devoir de feuilleter, page après page, tous les livres qui vont être consignés en librairie parce qu'en plusieurs fois une librairie m'avait appelé pour me dire: M. Bertrand, un livre vendu a un problème. C'est quoi le problème? Réponses: après le chapitre 6, c'est 8 qui vient. Ou encore: il y a plusieurs pages qui sont blanches, etc.
Il suffit d'imaginer l'impact négatif de tout cela pour comprendre qu'après la livraison, il y a un suivi à faire et il est important.

A SUIVRE...

Michel Bertrand
Tous droits réservés.
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Facebook, 14  novembre 2011

40e leçon

Ton stock est placé en lieu sûr.
La livraison est faite, les livres sont chez toi ou ailleurs. Il faut les conserver en lieu sûr, particulièrement loin de l'humidité, l'ennemie numéro 1.
C'est certain que la vie d'un livre comprend sa conception, sa réalisation et, bien sûr, le moment de le rendre public.
Imprimé, c'est vrai, mais le public n'a pas encore accès à ton livre. Les presses n'en savent rien. Que faut-il faire alors? C'est à cette question importante que nous consacrerons la prochaine leçon.
Merci à tous ceux et à toutes celles qui nous ont fait parvenir des SMS pour nous convaincre que 100 LECONS sont trop et qu'il fallait, pour aller plus vite, réduire le Cours à un maximum de 50 leçons. Ce que j'ai fait pour le plaisir des uns et des autres puisque, depuis la 39e leçon, c'est déjà la livraison des livres par l'Imprimerie.
Après cette 40e leçon, les 10 dernières leçons seront consacrées aux détails qui surviennent au lendemain de la publication d'un livre. C'est important. Disons que tout s'enchaîne...

A SUIVRE...

Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 15  novembre 2011

‎41e leçon


Quelques exemplaires pour constituer la version originale de ton œuvre.
Généralement, cette version originale comprend 20 exemplaires numérotés de 1 à 20 ou même plus. Ce sont des livres hors circulation, hors vente. Le plus souvent, ils sont destinés à être dédicacés aux amis proches, intimes ou tout simplement à constituer la réserve de l'auteur. Ces exemplaires occupent une place ...de choix dans sa bibliothèque.
En Haïti, les auteurs, d'une façon générale, n'accordent pas une trop grande importance à l'existence de ces livres proprement dits et spécialement numérotés. Ils se contentent tout simplement de tirer d'un lot une quantité de 15 ou de 20 livres et les met dans un tiroir ou les serre quelque part avec, bien entendu, la conviction qu'ils ne sont pas à vendre.
Certains auteurs, après épuisement complet d'une publication, se plaignent de n'avoir pas pu ou su en conserver une certaine quantité. Alors, toi, n'oublie pas qu'il ne faut jamais tout vendre. C'est important de garder pour toi une certaine quantité. Et rappelle-toi qu'assez souvent on n'a pas la possibilité de rééditer un livre et plusieurs raisons importantes peuvent expliquer cela. Bref, prévenir vaut mieux que guérir.

A SUIVRE...

Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 17  novembre 2011

‎42e leçon


Faut-il organiser une vente/signature?

C'est bien et même logique d'organiser une vente/signature juste après la publication de ton roman, surtout que c'est le premier. Une vente/signature, si elle est réussie, peut permettre d'écouler beaucoup d'exemplaires. Le problème, c'est de trouver l'endroit approprié et cela a certainement un coût.
... D'abord, il faut un endroit réputé pour ce genre d'activités et ensuite de la publicité. Un auteur peut louer un local ou confier la vente/signature à une Maison habituée à ce genre de choses, moyennant un pourcentage quelconque à déduire du montant de la vente. Et ce pourcentage est souvent énorme.
Je sais que beaucoup d'écrivains amis n'ont jamais organisé une vente/signature, mais ils savent bien comment assurer autrement la promotion de leurs livres. De nos jours, avec Internet et autres moyens de Communication, on peut se passer de la vente/signature. Par exemple, on peut aussi profiter de certaines activités au profit du Livre telles que la foire Livres en folie et la foire Livres en Liberté organisées chaque année en Haïti pour permettre aux auteurs d'écouler quelques exemplaires et également de renforcer la pratique de la lecture.
Si tu as l'intention d'organiser une vente/signature, c'est le moment de te dire : Bonne chance.

A SUIVRE...

Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 19  novembre 2011

‎43e leçon

Vente en librairie

Généralement, après la vente/signature, la deuxième étape consiste à contacter les librairies. La quantité que reçoivent les librairies varie entre 5 et 10 ouvrages. La consignation n'est pas gratuite. Sur chaque livre vendu, l'auteur doit verser à la librairie un pourcentage variant entre 20 et 25 pour cent.
Chaque librairie a ses principes, ses exigences. Par exemple, certaines librairies reçoivent les livres tous les jours de la semaine, mais le règlement peut se faire le mardi et le jeudi. D'autres choisissent le mercredi comme seul jour de règlement. S'il y a des livres vendus, l'auteur peut recevoir un chèque ou le règlement peut se faire en espèces.
Remarque: Si après un certain temps( 6 ou 8 mois) aucun livre n'est vendu, certaines librairies appellent l'auteur et lui remettent ses livres. C'est vraiment une mauvaise expérience capable de décourager un auteur, surtout si c'est son premier livre. Heureusement que toutes les librairies ne procèdent pas ainsi.
Une fois que les livres sont placés en librairie, l'auteur peut, à travers Internet ou autres formes de publicité, en continuer la promotion en orientant les gens vers les endroits où ils peuvent les trouver et, s'il le faut, en mentionner le prix une fois pour toutes.

A SUIVRE...


Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 21  novembre 2011

‎44e leçon

Le prix d'un exemplaire

Le roman est écrit et publié. Chaque écrivain, qui publie à compte d'auteur, s'est toujours posé cette question: combien dois-je vendre mon livre? C'est certain que pour pouvoir en fixer le prix, plusieurs considérations vont entrer en ligne de compte. Certes, le prix de revient d'un exemplaire sera le principal guide, mais il y a d'autres facteurs encore dont il faut tenir compte. Par exemple, si l'on vit en Haïti, n'oublie pas qu'on publie dans un pays où le pouvoir d'achat est faible, où règne la misère, où il y a souvent un choix important à faire entre acheter un livre et se procurer de la nourriture. Cette situation n'est pas proprement celle des écrivains, c'est le drame de tous nos artistes.
Une autre considération est la suivante: si je veux écouler une grande partie de mon stock, faut-il bien que je ne vende pas cher mon livre, c'est-a-dire que j'opte pour un petit bénéfice par exemplaire, ce qui me permettra d'avoir des lecteurs et de gagner de l'argent pour pouvoir publier un second roman. Ce choix permet d'avoir un bénéfice raisonnable sur la quantité vendue.
Dans les pays en voie de développement ou carrément sous-développés, le marché du Livre est étroit. Il y a toujours un risque qu'une publication prenne 5, 10 ou même 15 ans avant son écoulement complet. Alors, heureux les écrivains dont les livres sont épuisés dans un intervalle ne dépassant pas cinq ans. Quelqu'un disait: si l'on veut avoir beaucoup d'argent, on n'écrit pas. Heureusement qu'écrire, cela procure beaucoup de plaisir et gagner de l'argent n'est pas la première priorité.

A SUIVRE...


Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 23 novembre 2011

‎45e leçon
Une obligation de remettre 5 exemplaires à la Bibliothèque Nationale
Qu’on soit un écrivain débutant ou un écrivain très expérimenté, la Maison, qui a imprimé ou édité le livre, doit remettre 5 exemplaires à la Bibliothèque Nationale qui assure le dépôt légal par l’octroi d’un numéro propre et unique à la publication concernée. Parfois aussi, c’est l’auteur qui les apporte lui-même à la Bibliothèque. Ces exemplaires donnés et enregistrés sont mis à la disposition du public qui fréquente la Bibliothèque Nationale et des gens qui s’intéressent à la biographie de l’auteur. Ces livres remis peuvent être considérés comme un investissement, car ils permettent de faire connaître l’auteur et son œuvre.
Après avoir reçu les livres, la Bibliothèque délivre, quelques jours plus tard, un certificat qui peut être considéré comme l’acte de naissance du livre publié. Ce certificat contient les mentions relatives au dépôt légal. Il est important et, juridiquement parlant, consolide le droit d’auteur. Il y a toutes formes de procès, qui sait ?

A SUIVRE…

Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 24 novembre 2011

‎46e leçon

Livres en folie et Livres en liberté

En dehors des librairies, l'écrivain débutant qui vit en Haïti a, pour pouvoir écouler un certain nombre d'exemplaires, deux Foires du Livre qui lui sont offertes chaque année. D'abord, Livres en folie et ensuite Livres en liberté.

Livres en folie et comment y participer.

Cette foire s'organise chaque année, plus précisément le jour de la Fête-Dieu. L'annonce est faite, via le Le Nouvelliste. Pour y participer, elle impose certaines conditions. Elle reçoit deux catégories de livres. Les livres en signature et les livres qui ne sont pas nouveaux. Les livres en signature, ce sont les livres publiés pour la première fois. L'auteur va s'inscrire au Le Nouvelliste en apportant une quantité de 50 exemplaires ou plus; généralement la quantité est limitée à 300 ouvrages. S'il est d'accord de perdre un pourcentage de 32% du montant de la vente, il remet ses livres. Et le jour de la Foire, il se présente et trouve, parmi les écrivains groupés sous la rubrique ECRIVAINS EN SIGNATURE, un siège personnel qui l'attend. Il s'assied et attend les acheteurs qui viendront réclamer des dédicaces. A remarquer qu'il peut aussi inscrire d'autres publications antérieures ou anciennes, mais ces livres ne feront pas partie de la liste des livres en signature. Après la Foire, il devra attendre quelques semaines avant le règlement.

Livres en liberté

C'est une Foire que la bibliothèque Georges Castera organise chaque année dans une ville de province. Chaque ville de province attend son tour. Ici, il n'y a pas de pourcentage à donner, sauf que l'auteur est obligé d'assurer lui-même son transport quand Livres en liberté ne peut lui faciliter la tâche. L’annonce est toujours faite par le Le Nouvelliste qui supporte cette initiative. En ce qui concerne la vente, l'auteur donne livre, la dédicace et reçoit automatiquement son argent.
Remarque : Livres en liberté parle aussi d’auteurs en signature mais ne mentionne pas qu’il s’agit de nouveaux titres. Anciens et nouveaux livres, l’auteur est en signature.
Bonne chance.

A SUIVRE...


Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 27  novembre 2011

‎47e leçon

Les critiques
Tout livre publié, comme toute vie publique, s'expose aux critiques. Tout écrivain, débutant ou pas, doit ou devrait accepter de cohabiter avec la critique, bonne ou méchante, encourageante ou destructrice. Par la critique qui ne t'envoie pas des fleurs tu peux trouver l'assurance, la place que tu cherches dans le métier d'écrivain. A mon avis, plus les critiques sont d...ures plus elles te font grandir, mûrir. Méfie-toi des lecteurs et lectrices qui te disent facilement: ton livre, une merveille!
Qui fait un travail de création est un artiste. Et l'artiste a besoin du courage d'assumer et de s'assumer, de défendre son art avec courage et conviction tout en reconnaissant qu'il doit s'améliorer puisque l'art, c'est la recherche du Beau et l'ennemi de la médiocrité.
L'écrivain a aussi besoin d'une certaine authenticité pour pouvoir poursuivre son aventure, son métier d'écrire. N'aie pas peur de ce qu'on dira. On dira ce qu'on voudra. Toi, tu as écrit le livre que tu as voulu écrire.
Tu écris, on te lit. On te lit pour t'apprécier ou te critiquer. Ce qui doit être irréversible en toi, c'est ta volonté, malgré vents et marées, d'aller jusqu'au bout de tes rêves. Et ceci, pas seulement pour l'écriture, mais pour tout ce qu'on croit et pour lequel on lutte.

A SUIVRE...
 

Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 30 novembre 2011

‎48e leçon

Succès ou échec
Le rêve de tout écrivain, c'est d'être lu. Je me souviens de mon premier roman J'ACCUSE MA DESTINEE...et du premier livre vendu. Ma joie était énorme de voir que mon imagination avait créé quelque chose qui me rapportait de l'argent malgré le montant dérisoire: 300 gourdes. La quantité de livres vendus par la suite me rassurait que J'ACCUSE MA DESTINEE était un roman à succès. La preuve: en moins deux ans seulement j'avais presque tout vendu. Dans un pays comme Haïti et la faiblesse chronique du pouvoir d'achat des Haïtiens, publier un roman ou n'importe quel livre, c'est toujours un risque et la chance d'écouler rapidement ce genre de produits, c'est très mince.
Le succès d'un roman, ce n'est pas, à mon avis, quand la presse en parle souvent, mais quand le livre se vend effectivement et souvent. Dans cette optique, notre littérature est malheureusement bondée d'écrivains plus connus que lus. Sache qu'un roman peut construire lui-même son propre destin. Il peut n'avoir besoin ni de presse ni d'aucune forme de publicité...Là, c'est toujours une chance qui n'arrive pas souvent dans le métier de ramancier.
L'échec, ce ne sont pas les critiques défavorables ou méchantes, c'est tout simplement quand le livre ne se laisse pas lire, quand l'auteur a manqué d'art ou tout simplement de métier. Et, incroyable mais vrai, quand le livre a un titre suicidaire. Bref, n'aie pas peur des critiques ou de la presse. Certaines personnes peuvent acheter ton livre parce qu'il est sévèrement critiqué et veulent s'en rendre compte elles-mêmes.
Toutefois, l'échec d'un roman ne doit pas décourager l'auteur jusqu'à le pousser à déposer sa plume. Au contraire ! Je crois avoir lu quelque part que "l'échec apporte des leçons et la victoire des méditations..." Il faut persévérer, car "on échoue vraiment quand on abandonne."

A SUIVRE...
 

Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 3 décembre 2011

49e leçon

Devient-on écrivain pour avoir écrit un seul livre?
Ecrire, c'est un métier. En d'autres termes, le métier d'écrivain, c'est d'écrire, d'écrire souvent pour ne pas dire chaque jour. Un premier roman annonce une carrière, surtout si c'est un livre qui marche, qui se vend bien et suscite beaucoup d'intérêts. Si tu n'écris plus, c'est que tu as choisi de mettre fin à un métier que tu voulais exercer. Donc, tu ne peux pas te dire écrivain pour avoir écrit un livre.
Si tu veux qu'on voie en toi un écrivain, tu dois continuer d'écrire et de publier. En France, par exemple, on peut se dire écrivain lorsqu'on a déjà fourni mille pages d'écriture, c'est-à-dire, il faut avoir écrit plusieurs romans pour pouvoir atteindre ce chiffre. Un seul roman de 1000 pages, ce n'est pas pensable ces jours-ci où les romans très volumineux ne marchent pas.
Il faut continuer d'écrire si tu ne veux pas qu'on dise de toi: Il est l'auteur d'un bon roman, mais malheureusement il n'a pas assez d'imagination pour écrire d'autres livres.
Un seul roman ne fait pas de toi un écrivain, mais simplement un auteur...

A SUIVRE...

Michel Bertrand
Tous droits réservés.
 
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dimanche 13 novembre 2011

‎100 LEÇONS POUR ECRIRE UN ROMAN (suite 5)

Par Michel Bertrand
Romancier



Facebook, 30 octobre 2011
28e leçon

Combien de pages pour en faire un chapitre ?

Lors d'une causerie, quelqu'un m'avait posé la question suivante : Généralement, un chapitre se compose de combien de pages? Il n'y a vraiment pas une mesure ou une quantité imposée, mais je peux quand même faire des suggestions. C'est certain que plus les chapitres sont courts, plus c'est facile pour le romancier débutant de bien mener son travail de rédaction. C'est plus facile de contrôler rapidement ce qu'on a déjà écrit, de voir si on est dans l'histoire qu'on raconte. Les chapitres courts permettent de ne pas tomber dans les pièges tels que la fatigue, le verbiage, le bavardage, le remplissage, les temps morts, le manque de précision et de clarté. Les chapitres du roman moderne sont courts et concis.
 
A remarquer que quelqu'un qui feuillette un roman dont les chapitres sont courts, cela lui donne l'impression que c'est un livre qui peut se laisser lire rapidement, en deux temps trois mouvements. Les chapitres courts apportent l'illusion qu'il y a des pages blanches, donc pas beaucoup de choses à lire.
En résumé, le romancier débutant n'a pas intérêt à écrire des chapitres dépassant dix pages dactylographiées. Un minimum de trois pages et un maximum de 7 pages, c'est l'ideal. Et puis, petit à petit l'oiseau fait son nid.
 
Michel Bertrand
Tous droits réservés.
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Facebook, 31 octobre 2011
29e leçon



N'arrête pas de raconter ton histoire à toi-même et à tes amis...

Au fur et à mesure que tu avances, raconte l'histoire de ton livre à toi-même et à tes amis. Demande à tes amis ce qu'ils en pensent. Moi, quand j'écris un livre, je raconte l'histoire d'abord à moi-même très souvent avant de dormir et ensuite à mes proches amis. C'est vrai que c'est bon de rêver, de créer à partir d'un travail d'imagination ou d'observation, mais il y a aussi un plaisir personnel de constater que ton travail arrive à attirer l'attention, à plaire aux autres. Tu peux être surpris(e) de voir avec quelle attention on t'écoute, on te suit en racontant ton oeuvre même inachevée.
Faire choix du métier d'écrire, c'est accepter d'assumer ce que tu as écrit ou écriras plus loin. Tout romancier, particulièrement un débutant, doit reconnaître que la critique, même négative, est nécessaire. Il y a toujours une leçon à tirer de ce qu'on a dit de mauvais à propos d'un livre ou de toute oeuvre d'art. La critique peut être un guide. Les suggestions et le regard que quelqu'un projette sur ton livre, surtout si c'est ton premier roman, ont toujours leur importance si tu en tiens compte et corriges ce qu'il faut corriger. Et puis, n'oublie jamais que personne n'écrit un livre tout seul. Il y a toujours quelque part la contribution de quelqu'un. Si un jour une critique te laissera triste et blessé( e), pour te consoler, tu te souviendras que "la critique est aisée, mais l'art est difficile." Amen !

Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 2  novembre 2011
30e  leçon

Ecrire: plaisir, passion et découragement...

Le plaisir d'écrire, de créer, de produire une oeuvre d'art est toujours conditionné par une force impulsive intérieure et souvent incontrôlable. Dès qu'on commence la rédaction d'un roman, on voudrait aller jusqu'au bout, en voir vite la fin. C'est un moment très exaltant, plein de passion et surtout si on est un romancier débutant. Chaque page écrite a la valeur d'un trésor et conduit certainement vers la réalisation d'un rêve très cher. Secrètement ou intimement, on se sent écrivain, on se le dit en soi ou on le dit hors de soi, entre amis. Quelle passion ! Quelle exaltation !
 
Mais, tout n'est pas toujours rose. Il y a des moments où c'est le découragement, où l'on a envie d'abandonner, de déposer la plume. A ce moment-là, il faut arrêter d'écrire, ne pas forcer les choses, mais on doit toujours penser à l'histoire qu'on veut raconter, qu'on est en train de raconter. En d'autres termes, on arrête de l'écrire, mais on y pense toujours. Et puis, brusquement, tu peux retrouver ton énergie créatrice, ta passion et recommencer de plus belle.
Ecrire est une activité humaine, c'est probablement pourquoi il y a des hauts et des bas.
 
 Michel Bertrand
Tous droits réservés.
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Facebook, 3 novembre 2011
31e leçon
L'histoire de ton livre est à 70% racontée.

Tu es sur le point de terminer ton livre, disons de préférence que tu vas finir d'en raconter l'histoire. Bref, ton travail est 70% achevé. Le pourcentage de 30% qui te reste est très important. Il ne faut pas le négliger. C'est dans cet intervalle que tu dois résoudre tous les problèmes posés, répondre aux questions en suspens, créer plus de suspense pour tenir le lecteur ou la lectrice accroché(e )davantage à la fin de l'histoire. Pas de présence de temps morts. Pas de style confus. Pas de situations équivoques sauf si elles sont voulues. A un pourcentage de 30% de sa fin, c'est le moment où le livre a besoin de plus de clarté et de précision. Le lecteur doit être bien pénétré de l'histoire que tu lui racontes et dont la fin approche. S'il lui reste un dernier intérêt comme lecteur, c'est celui de voir comment va finir ton livre ou qu'est-ce qui va se passer? Ce n'est pas le moment d'inventer d'autres personnages. Le personnage principal, sache qu'on le surveille de près; on l'aime ou on le hait davantage; on projette sur lui un regard permanent parce qu'on veut le suivre, le poursuivre à travers son aventure, son rôle, ses audaces, ses qualités, ses défauts ou tout simplement à travers la mission qui lui a été attribuée.

Dans certains romans, la vérité à savoir est sue presque avant la dernière page.
L'écrivain met fin à son livre quand il est certain que tout est dit, que tout est fait, que tout est réglé et que la personne qui le lit restera accrochée jusqu'à la fin et qu'elle n'aura qu'à faire un dernier geste: fermer le livre avec la satisfaction d'avoir lu une bonne histoire.
 
Michel Bertrand
Tous droits réservés. 
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Facebook, 4 novembre 2011
32e leçon

Enfin, toute l'histoire est racontée, mais le livre n'est pas prêt pour être publié.

Un bel effort d'avoir pu arriver au dernier chapitre de ton roman. Finalement, ton histoire est sortie de ton esprit. C'est l'accouchement pur et simple de ton premier bébé. Tu te sens libéré après le dernier chapitre et tu peux même arriver à sourire de satisfaction ou à crier au fond de toi : j'ai écrit mon livre !!! Et c'est surtout avec fierté que tu as terminé le dernier chapitre en écrivant au-dessous de la dernière ligne: FIN.
 
Romancier débutant ou romancier expérimenté, il y a toujours ces questions à se poser après avoir terminé la rédaction de son roman, à savoir: Y a-t-il des fautes? Y a-t-il des errata ou coquilles? Le plus souvent, pour ne pas dire toujours, la réponse est OUI. Puisque c'est oui, un travail d'une autre nature commence. Un travail qui peut nécessiter la compétence d'un spécialiste, d'un grammairien si tu n'es pas suffisamment autonome. De grands écrivains peuvent avoir un problème d'orthographe et soumettent leurs oeuvres à des spécialistes en la matière.
Il est formellement interdit de publier un livre sans en avoir révisé le manuscrit. Paulo Coelho, grand romancier devant l'Eternel, a dit dans une interview qu'il lui est souvent arrivé de réviser un texte cinq, sept ou même dix fois. Réviser un texte, c'est l'examiner de nouveau, le modifier si c'est nécessaire. Moi, ton serviteur, j'ai le souvenir d'avoir éliminé les deux premiers chapitres de mon 5e roman et de le commencer à partir du troisième chapitre. Les premiers chapitres font souvent preuve de tâtonnement, d'un manque d'assurance, de précision, de cohérence, surtout quand on est débutant.
Il faut toujours et toujours réviser ton texte en tenant surtout compte des suggestions ou des critiques...Si je ne me trompe pas, c'est Boileau qui disait: CENT FOIS SUR LE METIER.
 
 Michel Bertrand
Tous droits réservés.
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Facebook, 6 novembre 2011
33e leçon

La première révision proprement dite.

La révision du texte est aussi importante que la phase de la rédaction. Elle est de nature à conduire à un travail fini. Le romancier débutant doit, dans le cadre de cette révision, pouvoir répondre aux questions suivantes sans orgueil:
  1. Ai-je lu et relu mon texte attentivement?
  2. Ai-je déjà corrigé les fautes dont je me suis moi-même rendu compte et celles signalées par mes amis ou autres personnes avisées qui ont lu le manuscrit?
  3. Ai-je tenu compte des suggestions et des critiques de ceux ou de celles qui ont lu le manuscrit?
  4. Après les corrections, ai-je pressé SAVE?
  5. Après la première révision, ai-je transféré sur USB la bonne version?
  6. Suis-je assez patient pour réviser mon texte chaque fois que cela est nécessaire?
  7. Le nombre de pages dactylographiées ne va-t-il pas donner naissance à un roman trop volumineux après la pagination? (250 pages ou plus, c'est contraire aux romans modernes)
  8. Suis-je capable de raconter verbalement l'histoire de mon roman à mes amis ou à travers les presses écrite, parlée et télévisée ?
  9. Dois-je déchirer mon texte si je n'ai pas la possibilité financière de le publier tout de suite?
  10. Suis-je capable de conserver mon manuscrit en lieu sûr?
Le romancier débutant, qui est capable de répondre franchement à ces 10 questions, a la chance que son projet devienne une réalité.

Michel Bertrand
Tous droits réservés.

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Facebook, 8 novembre 2011
34e leçon

La deuxième révision du texte.

Comme la première et encore plus, la deuxième révision du texte impose des méthodes et des exigences. La tendance et l'envie de publier chez le romancier débutant, c'est de croire, après la première révision, que le texte est publiable. Non! Il y a encore du travail et du travail important. Par exemple, c'est la phase de se pencher sérieusement sur le côté grammatical, sur la concordance des temps et même sur la possibilité de réduire ou d'allonger le texte, de l'examiner en profondeur, de le fignoler en rêvant d'un travail parfait.
La deuxième révision permet de voir si les rapports logiques qui existent entre les faits avancés, entre les personnages eux-mêmes sont bien étudiés. Quant aux personnages, leurs traits de caractère permettent-ils de les voir différents les uns des autres ? Paraissent-ils trop fictifs ou trop éloignés de la manière dont les choses se passent vraiment dans la vie réelle ? C'est une histoire imaginée, c'est vrai, mais il faut voir si elle est suffisamment vraisemblable ou trop invraisemblable. Certaines histoires fictives ou imaginées sont tellement bien pensées, le lecteur ou la lectrice se demande, pendant ou après lecture, est-ce vrai ou faux?
 
Le romancier débutant n'est pas souvent en mesure d'analyser la structure de son oeuvre. C'est pourquoi il doit être très patient et prudent avant de contacter une maison d'édition. Qu'il sache que la patience ne tue pas, mais elle mûrit.

Michel Bertrand
Tous droits réservés.
 
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Facebook, 9 novembre 2011
35e leçon

Après la dernière révision du texte...

Le texte est SUFFISAMMENT révisé. Deux pages blanches, susceptibles d'être utilisées pour les dédicaces, doivent précéder le premier chapitre. Tous les chapitres sont minutieusement numérotés de 1 à x. Le choix définitif du caractère des lettres est fait. Ce caractère peut être 12, 13 ou 14, mais généralement 12. Maintenant, que reste-t-il à faire? A cette phase, voyons ensemble ce qu'íl faut faire:
  1. On enregistre, via USB, la dernière version corrigée du texte;
  2. On imprime cette version que contient le USB;
  3. Le texte, une fois imprimé en deux ou même trois copies, on le relit, le fait lire par des amis capables d'apprécier ou de critiquer une histoire romanesque. En fait, on veut, avant la phase de la pagination, avoir les opinions des autres, savoir ce qu'ils en pensent;
  4. S'il y a des opinions, des suggestions ou des critiques valables, il faut avoir le courage de réviser une dernière fois le texte.
  5. N'oublie jamais d'enregistrer, via USB, cette dernière version corrigée compte tenu de son importance. C'est elle qui sera utilisée pour la phase de la pagination...
  6. Ne jamais supprimer le texte au niveau de l'ordinateur malgré l'existence du USB le contenant. Il faut toujours et toujours attendre la parution du livre. 
  
 Michel Bertrand
Tous droits réservés.
  

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Facebook, 10  novembre 2011
36e leçon

La pagination ou la numérotation des pages 

Je me rappelle avoir dit qu'un manuscrit, qui varie entre 90 et 110 pages dactylographiées, peut, après le travail du graphiste ayant la charge de paginer le livre, produire un roman variant entre 140 et 160 pages. Pour un romancier débutant, un ouvrage ainsi volumineux, c'est l'idéal.
Une fois que les dernières corrections sont minutieusement effectuées et enregistrées via le USB, le romancier débutant a pour devoir de:
  1.  Contacter un graphiste pour la pagination et la page de couverture ou toute autre personne qui s'y connaît. A remarquer que la pagination d'un roman qui n'est pas trop volumineux peut se faire en moins de trois heures d'horloge;
  2. Réclamer une copie du graphiste et cette copie sera lue attentivement afin de bien vérifier si les chapitres sont bien placés du point de vue esthétique. C'est très esthétique de commencer chaque chapitre à droite...Il faut aussi vérifier les paragraphes avant l'impression du livre. J'ai un roman, LA VEUVE ET L'AUTRE, dont un paragraphe, après la pagination, a été éclaté en deux parties;
  3. Réclamer un CD qui sera remis à la maison chargée d'imprimer le livre. Ce CD peut contenir le livre paginé et aussi la page de couverture. Certains écrivains ne passent pas par le graphiste pour faire paginer leurs livres. Ils remettent directement le USB à la maison d'édition qui, elle-même, se charge de faire tout le travail( page de couverture, pagination et impression).
Cher débutant ou chère débutante, ton rêve, à cette phase, se dirige vers sa concrétisation. Tant mieux.
  

Michel Bertrand
Tous droits réservés.
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Facebook, 12  novembre 2011
37e leçon

La décision de contacter une Imprimerie ou une Maison d'édition.

En Haïti, d'une façon générale, il n'y a que des imprimeries, ce qui revient à dire que l'écrivain, débutant ou expérimenté, se voit dans l'obligation de publier à compte d'auteur, sauf s'il a bénéficié du support de certains sponsors ou si l'oeuvre est primée suite à un concours. Autrement, il apporte son oeuvre, son argent et on lui donne le service dont il a besoin. C'est différent dans les pays, par exemple, comme le Canada, la France, l'Angleterre et les Etats-Unis où il y a beaucoup de Maisons d'édition qui se chargent de publier elles-mêmes des oeuvres qu'elles jugent susceptibles d'être des best-sellers ou du moins de connaître un grand succès.
La prise de contact avec une Imprimerie se fait de la manière suivante:
  1. Tu te présentes à l'Imprimerie et dis que tu veux publier ton livre;
  2. On va te demander de fournir le CD ou le USB;
  3. L'Imprimerie fait une copie du contenu du CD ou du USB, c'est-à-dire une copie de la version paginée de ton roman;
  4. L'Imprimerie vérifie le nombre de pages pour pouvoir fixer le prix;
  5. Tu dois t'attendre à cette question: tu veux imprimer ton livre en deux ou en quatre couleurs? (c'est encore pour fixer le prix). Une impression en deux couleurs veut dire "noir et blanc" et en quatre couleurs suppose que la page de couverture aie une couleur, le titre aie une couleur, la photo de l'auteur aie sa couleur, le nom de l'auteur aie sa couleur et tout ceci pour arriver à fixer le montant à payer;
  6. L'Imprimerie te parlera, au moins, de deux types de papier ( question de qualité et toujours dans le cadre du prix);
  7. Maintenant, la grande question arrive en ce qui concerne le prix : Combien d'exemplaires voulez-vous imprimer? Généralement en Haïti, cela varie entre 500 et 2000 exemplaires. L'idéal, c'est le choix de 1000 exemplaires parce que, ce qui est paradoxal, il n'y a pas une grande différence entre le prix de 500 et le prix de 1000 exemplaires. Ex: 500 exemplaires pour 1500 dollars américains et 1000 pour 2100 dollars américains. A toi d'en juger...
  8. Le prix est fixé;
  9. La date de livraison;
Remarque: La 37e leçon n'est pas terminée...

Michel Bertrand
Tous droits réservés. 

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Facebook, 12  novembre 2011
38e leçon

Le devoir de l'Imprimerie avant l'impression.

Au cours de la leçon précédente, j'ai laissé voir que l'auteur doit remettre le CD ou le USB à l'Imprimerie. Ce n'est pas un cadeau, l'Imprimerie fera une copie du CD ou du USB et te le remettra tout de suite. 

Avant l'impression définitive de ton roman, l'Imprimerie a pour devoir de te remettre un exemplaire/modèle que tu vas lire attentivement chez toi. Cet exemplaire, c'est le livre(aspect physique) moins la page de couverture.
Pendant qu'il est temps, il faut vérifier l'ordre régulier des chapitres, voir s'il n'y a pas de paragraphes éclatés en plusieurs parties. C'est aussi le moment de porter une dernière correction. Et si finalement tout est correct, l'Imprimerie, pour se protéger, te demandera de signer cet exemplaire . Ta signature apposée au bas de la première page signifie que tu es entièrement d'accord et qu'on peut procéder à l'impression de ton livre. Tu vas attendre deux semaines ou un mois...

A cette phase de voir ton premier bébé naître, l'attente paraît toujours longue. Tu voudras même avoir accès à la cuisine de l'Ímprimerie pour voir comment se fait l'accouchement définitif.

 Michel Bertrand
Tous droits réservés.

dimanche 30 octobre 2011

‎100 LEÇONS POUR ECRIRE UN ROMAN (suite 4)

Par Michel Bertrand
Romancier


Facebook, 19 octobre 2011
21e leçon

Le manuscrit

Les temps ont changé. Bien sûr, rien n'est comme avant. La Technologie, quel que soit le domaine, continue de bouleverser l'ordre des choses. L'Ecriture et les moyens d'écrire évoluent également. J'appartiens à une génération où le manuscrit se définit comme tout texte ou ouvrage écrit à la main. Et que dire alors d'un texte dactylographié ? Pas de panique, bien que ce soit opposé à manu scriptus, on continue encore, tant bien que mal, d'utiliser le mot manuscrit pourvu que ce soit le texte destiné à la composition, c'est-à-dire celui qui sert d'original et qu'on va remettre à l'imprimerie. Mais, attention, depuis déjà des années, le latin n'est pas d'accord qu'on qualifie de manuscrit un texte dactylographié et veut alors imposer le mot tapuscrit. Ici, tout nouveau ne semble pas être tout beau, mais on le dit, on l'accepte.
Plus de panique, manuscrit et tapuscrit cohabitent aujourd'hui sans aucun problème pour désigner l'original d'un même texte. Vive le livre!

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Facebook, 21 octobre 2011

‎22e leçon

Que fait-on d'un personnage dont le rôle est terminé?
 
En rédigeant son livre, le romancier débutant se voit dans l'obligation de créer des personnages qui vont jouer des rôles importants ou moins importants. Le livre s'écrit, se construit, les missions s'accomplissent, l'histoire se précise, le lecteur ou la lectrice en sent venir la fin. Voilà une phase importante dans le déroule...ment d'une histoire.Suivant la trame, il faut mettre un peu d'ordre, résoudre certains problèmes, préparer la fin. C'est souvent l'instant où certains personnages deviennent oisifs, inutiles après avoir bien joué leurs rôles, peut-être excellemment. En d'autres termes, ils deviennent encombrants, nuisibles. Et la question est : Que faire d'eux? Certains romanciers les éliminent par un moyen ou par un autre, le plus souvent par la mort. D'autres leur réservent un sort moins pénible. J'avoue que dans mes romans, il y a souvent des dangers qui conduisent à la mort. Dans, par exemple, mon roman J'ACCUSE MA DESTINEE..., la mort d'un personnage a fait pleurer beaucoup de jeunes lectrices. Moi, j'avais dû observer une journée de recueillement vu le rôle qu'il a joué et réussi. Dès qu’arrivait sa mort, je cessais d'écrire. Et puis, une fois créé, le personnage maintient avec l'auteur un lien affectif direct et très profond. Danielle Steel a raconté dans une interview qu'elle a pleuré à la mort d'un personnage.
C'est paradoxal de constater que le triste sort de ces personnages est généralement un fait dont lecteurs et lectrices se souviennent souvent. En résumé, il n'y a pas d'auteurs méchants, ce sont les histoires qui naissent méchantes.


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Facebook, 23 octobre 2011

23e leçon

Temps morts dans un roman
 
Les bons romans se laissent lire avec facilité et tiennent le lecteur ou la lectrice en haleine. Assez souvent, l'on entend dire: ce roman, je l'ai dévoré ou l'ai savouré jusqu'à la dernière ligne. C'est croire que le livre ne permet pas de le déposer un instant. On le lit d'un trait. A travers toute l'histoire il y a une grande cohérence entre ce qui était, ce qui est et ce qui sera. Bref, un livre bien écrit, une histoire bien racontée et des lecteurs satisfaits.
Tous les livres ne sont pas mêmes. Il y en a qui sont bons, moins bons et carrément mauvais. L'un des défauts d'un roman populaire, ce sont les temps morts... On est en train de lire un livre avec passion et puis, brusquement, on n'a pas envie de continuer. On veut le fermer ou sauter cette partie qui donne l'impression que l'auteur divague, raconte des détails inappropriés, étrangers au sujet, donnant ainsi l'impression qu'il utilise le remplissage pour rendre son bouquin plus volumineux. Les temps morts se manifestent aussi au niveau du style. L'auteur, pendant plusieurs pages, présente un style qui laisse à désirer; des phrases mal construites, sans clarté, sans précision, pleines de confuson contrairement aux chapitres précédents bien pensés. Et puis, brusquement, l'auteur se reprend. Finit le temps mort. Revient le suspense. Revient la cohérence. Revient le style fascinant. L'histoire reprend sa force.
A quoi sont dus les temps morts dans un roman ? Généralement, c'est la fatigue. L'auteur a trop écrit. Il a sommeil. Son esprit a rendu tout son jus et pourtant il veut terminer un chapitre et même commencer un autre. Un temps mort peut être aussi dû à un manque d'attention, d'inspiration, de silence autour de l'auteur.
L'écrivain a besoin de solitude et de calme. Le bruit le trouble. Bref, on écrit quand on peut, quand les conditions d'écrire sont réunies.

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Facebook, 23 octobre 2011

24e leçon

La ponctuation n'est pas facile

Ponctuer se définit comme une façon de marquer un texte par des signes de ponctuation. Et les signes de ponctuation très usuels sont la virgule, le point, le point/virgule, le point d'interrogation. Les autres existent, mais ils ont généralement une faible présence dans la rédaction d'un roman ou de tout autre texte. Aucun romancier, expérimenté ou débutant, ne pourrait ignorer totalement l'importance de la ponctuation. La liberté de ne pas ponctuer un texte se manifeste souvent dans le cadre d'un poème où le travail de ponctuation est confié au diseur ou encore au lecteur ou à la lectrice. Cette liberté, jusqu'à présent, est considérée comme une innovation pour ne pas dire une audace. Une liberté, je l'avoue, qui m'a personnellement influencé vu que je n'ai pas l'habitude de ponctuer mes poèmes. Réf: Près d'une vingtaine de poèmes dans mon roman QUI DE NOUS DEUX A TORT? ne sont nulle part ponctués.
Dans un roman, la meilleure façon pour éviter les difficultés liées à la ponctuation, c'est de formuler des phrases courtes. Une phrase courte veut dire : sujet, verbe, complément Exemple: Michel G Bertrand écrit son 8e roman. En fait, plus la phrase est longue, plus elle est sujette à subir les exigences de la ponctuation. Exigences pas souvent faciles. Ce qui est plus grave, une simple virgule mal placée peut changer complètement le sens d'une phrase. Alors, à bon entendeur salut!
 
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Facebook, 29 octobre 2011

25e leçon

Une plume, des feuilles de papier ou un ordinateur...

L'histoire que tu vas raconter ne commence pas aujourd'hui. Ton livre commence à exister dès l'idée de l'écrire, de réfléchir sur le sujet, de penser aux personnages, d'en parler à des amis. L'activité créatrice remonte à cette période-là, à ces moments de tâtonnement, d'interrogation, de recherches, de doute ou de confiance en soi. Moi, depuis 2005, je publie un roman chaque année et je peux avouer que la rédaction de chaque nouveau roman commence toujours trois mois après celui qui le précède. En d'autres termes, je prends toujours trois mois de réflexions créatrices...
Un matin, à midi, un soir ou même à minuit, tu tiens ta plume ou allume ton ordinateur, regardes la feuille ou l'écran, réfléchis et attends la première phrase... qui va te jeter à l'eau, pas pour t'y noyer, mais pour écrire d'autres phrases, en former des paragraphes et peut-être le premier chapitre de ton roman.
Certains auteurs expérimentés corrigent les fautes en écrivant; d'autres écrivent, vomissent, comme on dit, les idées et corrigent après. Ne t'inquiète pas, tout n'est qu'une question de méthode et chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Par exemple, tu corriges en écrivant, cela retarde les idées, handicape l'inspiration. Tu corriges après avoir terminé le chapitre, ton livre peut être publié avec des fautes qui n'ont pas été corrigées dès l'instant où tu les avais remarquées.
Après le premier chapitre qui peut être court ou long, ( 2 ou 5 pages écrites ou plus), tu réfléchis pour voir si tout ce que tu as écrit a rapport avec l'histoire qui bouillonne dans ta tête. Si non, tu fais des ajustements, tu mets de la précision, de l'ordre, de la clarté avant de passer au second chapitre. Conseil important : Chaque fois que tu vas commencer un nouveau chapitre, prends le soin de relire le chapitre précédent.
Ecrire, c'est un plaisir.
 

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Facebook, 29 octobre 2011

26e leçon

Une histoire cohérente
 
En prenant l'habitude de relire le chapitre précédent, cela permet de voir clairement où l'on était arrivé et où l'on va à travers le nouveau chapitre qu'on va rédiger. N'oublie pas que ce qui fait avancer une histoire et qui permet de bien la saisir et d'en pénétrer tout l'ensemble, c'est la cohérence entre ce qui est déjà dit et ce qui sera dit. La cohérence, pour être plus clair, c'est donc ce lien qui attache les chapitres les uns avec les autres jusqu'à la fin de l'histoire. Un problème soulevé, une question posée, une situation difficile que confronte un personnage, une idée maîtresse qu'on développe, un projet en perspective, tout cela ne doit pas rester en suspens, il faut y donner suite pour faire avancer, de manière cohérente, l'histoire qu'on raconte.
Le romancier débutant, qui n'a pas suffisamment d'imagination pour créer, inventer, doit développer son sens d'observation, aller chercher son inspiration dans la vie réelle, c'est- à-dire voir les choses telles qu'elles sont. Toutefois, en tant que romancier, il y apportera sa part de fiction, plus précisément transformera la réalité en roman.

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Facebook, 29 octobre 2011

27e leçon

Précautions à prendre

J'imagine que tu as bien commencé ton roman, que les personnages ont des traits de caractère bien travaillés, les distinguant les uns des autres et qu'ils commencent à bien jouer leurs rôles. J'imagine aussi que l'histoire que tu racontes est intéressante grâce à sa cohérence, à un style clair et précis, au suspense qui l'anime de page en page ou du moins de chapitre en chapitre. Enfin, j'imagine que tu prends un réel plaisir à jouer ton rôle de narrateur au point que tu as une grande confiance en toi et veux aller jusqu'au bout de ton rêve. Pour rédiger ton histoire, tu utilises probablement des cahiers ou un ordinateur, c'est bien. Et puis, un beau jour, les cahiers sont perdus ou l'ordinateur est victime d'un virus qui anéantit tout. C'est le désarroi total, c'est le découragement. Les chapitres écrits n'existent plus. Le livre a disparu avant sa fin. Il faut recommencer ou abandonner le projet. Quelle catastrophe pour un romancier débutant ! Alors, pour pouvoir faire face à cette éventuelle situation, il est recommandé de :
1-- Photocopier au fur et à mesure toutes les pages écrites de tes cahiers et les placer en lieu sûr;

2-- Si tu utilises un ordinateur, après chaque séance de travail, transfère toutes les pages écrites sur USB.
Dans la vie, dit-on, on n'est jamais trop prudent.

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Liens vers les leçons précédentes:

2) Michel Bertand-leçons 9 à 11




mardi 18 octobre 2011

‎100 LEÇONS POUR ECRIRE UN ROMAN (suite 3)

Par Michel Bertrand
Romancier


15eme leçon
Facebook, 11 octobre 2011
L'écrivain débutant a-t-il besoin d'un modèle?

Le plus souvent, on ne pense à écrire un roman qu'après en avoir lu une multitude. Certains romans lus ne sont pas lus pour rien; on en tire leçon. Ils peuvent marquer les lecteurs par la force d'un style fascinant à un moment où il est question de faire preuve de clarté, de précision et de concision dans une oeuvre romanesque. Et ce n'est pas pour rien que certains lecteurs et certaines lectrices prennent plaisir à acheter tous les romans de tel ou tel auteur. L'écrivain débutant a toujours une raison, consciente ou inconsciente, d'adorer, d'adopter un auteur. C'est là évidemment que commence son influence sur lui jusqu'à l'identifier ou le considérer comme modèle ou guide. Et, plus grave encore, le débutant peut vouloir l'imiter, lui ressembler. Je me souviens que dans les années 70, j'avais un auteur dont j'étudiais le style et sans pour autant m'intéresser aux histoires qu'il me racontait. Ses techniques d'écriture m'ont longtemps influencé avant de me chercher moi-même...C'est un auteur à suspense et dans tous mes romans, le suspense est fort et permanent. En passant, sachez qu'il y a une ou des techniques du suspense. En tant que romancier, ceux et celles qui veulent me connaître davantage, je les invite à aller sur Google et écrivez: Michel g Bertrand. Ils y liront les articles concernant ma production romanesque, mon style, mes interviews et ma vision en tant qu'écrivain, témoin de mon temps.
 
Bref, c'est normal qu'un écrivain débutant écrive à l'ombre d'un auteur qui l'influence tant par la forme que par la nature des sujets traités en attendant de pouvoir s'imposer par son propre style...
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16eme leçon
Facebook, 12 octobre 2011
Le suspense

Contrairement à un roman à thèse, la force du roman populaire est dans le suspense qui nous tient en haleine en le lisant. Le suspense, c'est le moment où l'action nous met dans une attente qui nous fait souvent demander: qu'est-ce qui va se passer, se produire ? Pour que le lecteur ou la lectrice pénètre bien l'action et la saisisse à travers tout son processus, le romancier, généralement, utilise un langage familier, cool et clair, langage de nature à rendre l'histoire compréhensible, donc accessible. Ainsi écrit, le livre est facile à lire, mais un style ronflant pourrait bien le compliquer en ne permettant pas de suivre le processus de l'action, comme ça se passe dans les romans à thèse, exigeant eux-mêmes un certain niveau de compréhension et d'assimilation.
 
Le suspense a ses techniques. Par exemple, une question qui finit un chapitre, un problème posé quelque part, une réflexion, un danger en perspective, tout cela peut créer un suspense capable de nous mettre dans l'attente d'une réponse, d'une solution. Et c'est ce suspense qui nous accrochera à l'histoire jusqu'à nous porter à lire le livre de la première à la dernière page...La lecture est un plaisir, elle ne doit pas torturer l'esprit.
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17eme leçon
Facebook, 13 octobre 2011
Les intrigues

Le roman, en tant qu'oeuvre de fiction, doit créer chez le lecteur ou la lectrice un vif intérêt, une vive curiosité. On ne lit pas un roman par compassion ou par pitié pour l'auteur, mais, bien sûr, pour la façon dont les faits et les actions s'enchaînent pour former ce qu'on appelle sa TRAME.

La trame d'un roman regroupe tous les événements marquants, toutes les actions qui, pendant ou après lecture, nous marquent par l'impression qu'elles produisent. Un roman, dont les intrigues sont bien menées, laisse des souvenirs souvent inoubliables. C'est un livre qui peut pendant longtemps occuper la mémoire du lecteur et celle du temps. Alors, pas de roman sans histoire et pas d'histoire sans trame.
Bref, autant que les intrigues d'un roman sont arrivées à rendre le lecteur curieux, attentif et enthousiasmé, c'est autant qu'un bon destin lui est réservé.
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18eme leçon
Facebook, 14 octobre 2011

L'inspiration

L'écrivain débutant peut avoir une ou plusieurs raisons de compter sur l'inspiration comme impulsion créatrice. Débutant, il voit que l'inspiration est éventuellement une aide, un support, une amie souvent capricieuse, mais quand même une bonne amie souvent à l'origine de grandes oeuvres qui ont marqué l'Humanité, traversé beaucoup de temps et même des siècle...s. Inspiré, l'écrivain débutant se jette à l'eau un matin ou en pleine nuit...
 
L'Ecriture est vaste de par les variétés de sujets qu'elle met à notre disposition. Chez le débutant, l'amour, la nature, la souffrance humaine, la misère, l'injustice, la politique, autrefois le patriotisme et la Patrie, tout cela peut facilement l'inspirer à produire ses premiers textes. Beaucoup d'écrivains célèbres se souviennent encore de leurs premiers acrostiches, de leurs poèmes d'amour, de leurs écrits face à la nature, de leurs cris contre l'injustice, etc. A remarquer que ce sont des thèmes également traités par les romanciers expérimentés.
 
L'inspiration a-t-elle une heure fixe pour se manifester? Personne ne sait, mais ce qui est certain, il faut en profiter quand elle est là, qu'il soit matin, midi ou soir.

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19eme leçon
Facebook, 16 octobre 2011

Ecrit-on pour gagner de l'argent ?

En écrivant son premier roman, le romancier débutant ne voit pas l'argent comme finalité. Il pense plutôt à sa fierté d'avoir pu produire une oeuvre qu'on lit, commente, apprécie; une oeuvre qui pourra attirer l'attention des presses écrite, parlée et télévisée. Une dont on parle. Il pense plutôt aux éloges, aux félicitations, à un statut prestigieux dont il sera l'objet si son livre est bon. Je me souviens de mon premier texte écrit en pleine adolescence, publié dans les coulonnes du Quotidien Le Nouvelliste. A l'époque, mes amis Dr Pierre Montès et Dr Nicolas L. Pauyo, adolescents déjà intellectuels, prenaient un réel plaisir à partager avec moi ma joie, mon bonheur d'enregistrer ma première publication. L'argent, je n'y pensais pas. Je m'attendais aux félicitations telles que: j'ai lu ton texte, compliments; tu as une bonne plume, il faut continuer. L'argent, je n'y pensais pas.
 
Etre romancier, c'est un métier. Le romancier qui écrit vraiment bien devrait pouvoir vivre de sa plume. Mais attention, ça dépend dans quel pays il écrit, surtout si ses livres n'atteignent pas encore une portée internationale. Par exemple, aux Etats-Unis d'Amérique, c'est possible. En Europe, c'est possible. Au Canada, c'est possible. Tel n'est pas le cas dans les pays moins avancés, alias sous-développés. La faiblesse du pouvoir d'achat des lecteurs et des lectrices enlève au romancier débutant l'espoir qu'il pourra certainement vivre de sa plume. C'est ça, la réalité. Mais, faut-il cesser d'écrire? Non! Il faut continuer pourvu qu'on ait la possibilité de publier. Il y a quand même le plaisir d'écrire. Et puis, l'argent, pour le romancier comme pour tout autre métier, ne fait pas le bonheur.
 

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20eme leçon
Facebook, 18 octobre 2011

Phrases d'auteur

Un roman, c'est une combinaison de mots qui deviendront phrases, de phrases qui deviendront paragraphes, de paragraphes qui se feront chapitres et le tout reste uni et harmonieux pour présenter une histoire qui se veut d'être lue, comprise, fascinante et inoubliable.Les phrases d'auteur, elles, présentent une certaine particularité : elles sont rares dans un roman. En d'autres termes, tout auteur n'est pas capable de phrases d'auteur et encore moins le romancier débutant. Ces phrases, tombées de la bouche d'un personnage ou de celle d'un auteur narrateur, peuvent être, à la longue, des sujets de dissertation et de réflexion. Beaucoup de lecteurs et de lectrices se souviennent de cette forme de devoir: Comment et discutez cette phrase de X... Les phrases d'auteur sont susceptibles d'éclaicir, d'expliquer la vision d'un auteur ou un aspect de son univers, de sa conception du Monde ou d'autres entités de la vie. Le romancier expérimenté et mûr, en écrivant son livre, laisse échapper une phrase capable de résumer ou d'asseoir une idée prédominante. Le plus souvent, c'est une phrase, une pensée très courte, mais très longue en profondeur. Par exemple, un écrivain français disait: Une vie n'est rien, mais rien ne vaut une vie.
 
Bref, une phrase d'auteur, c'est souvent l'auteur entre parenthèse, émettant, par exemple, une réflexion sur l'Univers et toutes les choses, bonnes ou mauvaises, qui le composent. Le plus souvent, le lecteur ou la lectrice souligne ces phrases, les enregistre quelque part ou même les mémorise...

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Liens vers les leçons précédentes: