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mardi 5 mai 2009

Île d'Haïti: L'éducation de base négligée à l'Est, oubliée à l'Ouest ?

Noviembre 2008: Repùblica Dominicana
Estudiantes en Cutupú en la Vega toman clases al aire libre.
Hablando de un segundo metro; educación olvidada!


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Cutupù, La Vega, republica Dominicana/ Miren donde los estudiantes toman las clases.
Photo-1 : Carlos Luis Gómez, 11 de nov., 2008
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Cutupù, La Vega, republica Dominicana/ Miren donde los estudiantes toman las clases.
Photo-2 : Carlos Luis Gómez, 11 de nov., 2008

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Janvier 1986: République d'Haïti
Une salle de classe à l'École nationale de garçons de Dame-Marie, Grande-Anse. Est-ce que cela a changé pour le mieux en 2009, plus de vingt ans plus tard ?

Une salle de classe de l'École nationale de garçons de Dame-Marie, Grande-Anse, Haïti en 1986

Photo: MEN et Dr. Pierre Montès, 1986

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Quand on se compare on se console.

Non, il faut que cela change pour le mieux, pour le bien du plus grand nombre d'haïtiens.

Ne pourrait-on construire la route Cayes-Jérémie pour un montant égal à 32 millions de dollars américains, soit le tiers de la somme prévue (95 millions de dollars américains (1)), sans diminuer la qualité ni les dimensions de la route, sans diminuer la qualité, ni les dimensions, ni le nombre d'ouvrages d'art prévus dans le projet actuel ?

Les deux tiers restants (63 millions de dollars) serviraient à construire des écoles, des hôpitaux, des centres de santé, serviraient aussi à investir dans l'agriculture, tout cela dans les départements de la Grande-Anse et du Sud.

Ne pourrait-on pas construire la route en 15 mois au lieu des 30 prévus ?

Je me demande combien aurait demandé une firme d'ingénieurs cubaine ou vénézuelienne de capacité comparable à Constructora OAS pour réaliser un tel projet et quelle aurait été alors la durée des travaux: 32 millions ou moins ? 15 mois ou moins ?

On peut même se demander est-ce qu'une firme locale aurait pu s'adjoindre à un groupe de constructeurs cubains et/ou vénézueliens, par exemple, pour réaliser ensemble un tel projet pour un coût et un délai entrant dans les limites supérieures ci-dessus fixées (32 millions US, 15 mois) ?

//RD

http://www.blog.cosasdelcibao.com/2008/11/estudiantes-en-cutup-en-la-vega-toman.html

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//RD

http://josepeguero.net/2008/11/estudiantes-en-cutupu-en-la-vega-toman-clases-al-aire-libre/

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(1) Le projet de route Cayes-Jérémie coulé dans le béton «bitumineux» brésilien:

http://jfjpm-genie-civil.blogspot.com/2009/04/haiticonstruction-route-cayes-jeremie.html

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mercredi 19 septembre 2007

Réhabilitation de l'Avenue des Dattes, Gonaïves, Haïti, en 1928

Ci-contre deux photos datant de 1928.
Elles proviennent du rapport de 1928 de la Direction Générale des Travaux Publics (DGTP), page 57.

La photo du bas montre l'Avenue des Dattes de la ville des Gonaïves après réhabilitation. Il ne semble pas y avoir de fossés latéraux de drainage de l'eau de pluie. Il n'y a pas de caniveaux non plus. Je doute qu'il y ait eu des drains (buses) enfoui(e)s sous terre.

La photo du haut montre l'engin de compactage ("rouleau compresseur") qui était utilisé pour compacter (densifier) la couche de roulement en gravier et pierres ("le macadam").

Nous mentionnons qu'à l'époque (1928) la Mécanique des Sols en tant que Science, venait d'être créée par le Dr. Karl Terzaghi. Son premier livre sur le sujet venait d'être publié (1925). Cependant, la théorie du compactage (*) des sols n'était pas encore née. Il fallait attendre 1933 pour que l'ingénieur Proctor, qui travaillait dans l'État de Californie, publiât les résultats de ses recherches sur le compactage des sols.

Dans les années 70, l'État haïtien avait reconstruit les Routes Nationales nos. 1 et 2, PaP-Cap et PaP-Cayes respectivement, avec couches de forme (si nécessaire), couche de fondation et couche de base, le tout coiffé d'une couche de roulement en béton bitumineux (Nationale no. 2). Pour la nationale no.1, je ne sais pas si certaines parties étaient en béton bitumineux; j'ai toujours eu l'impression qu'un traitement de surface en bitume (recouvert d'une mince couche de sable fin à moyen) y ait été appliquée au-dessus de la couche de base en gravier de très bonne qualité (comme le faisaient les TPTC dans les années 60-70-80 dans l'asphaltage des rues de Port-au-Prince). Peut-être je me trompe sur ce point, n'ayant travaillé, moi-même que sur la route du Sud (la Nationale no. 2) en 1974-1975 et 1977-1979.

À propos des Routes Nationales nos. 1 et 2, l'ingénieur Frantz Merceron, de regrettée mémoire, qui était directeur de l'Unité de Coordination des Routes d'Haïti et Coordonnateur du Service de Construction de la Route du Sud aux TPTC à la fin des années 70, m'avait confié que les ingénieurs de la BID avaient jugé que ces deux Routes Principales dont la construction était financée par cette Banque dans les années 70, étaient trop luxueuses pour Haïti ! Je n'en revenais pas, l'ingénieur Merceron non plus. Ces Routes Nationales, dites luxueuses, n'étaient (elles le sont encore aujourd'hui) que des routes à deux voies (une seule voie dans chaque sens), sans terre-plein central. Elles correspondent, quand elles sont en bon état, aux routes secondaires des pays d'Amérique du Nord !

Dans les années 70-80, l'USAID avait financé la contruction de routes secondaires agricoles dans certaines régions du pays. Ces routes secondaires étaient en terre. Peut-être le macadam fut-il utilisé dans certains tronçons de ces routes en terre ? Je ne le sais pas.

Dans le mouvement de décentralisation qui semble s'amorcer timidement actuellement, je verrais bien que les TPTC se consacrent à la construction et à l'entretien des grands axes routiers reliant les chefs-lieux des dix Départements géographiques et laissent aux Collectivités Territoriales la construction et l'entretien des routes secondaires qui les traversent. Ce partage mettrait alors tout de suite en évidence l'absence d'une entité exécutive au niveau de chaque Département géographique. La construction et l'entretien des rues des différentes villes seraient à la charge des Mairies. Un tel partage permettrait à chaque Département et à chaque Commune de se doter de son propre parc de matériels de travaux publics. De plus, selon les fonds dont chaque entité locale pourrait disposer, elle pourrait éventuellement passer des contrats avec le secteur privé (firmes locales de construction) pour effectuer les travaux pour lesquels elle n'aurait ni le personnel technique suffisant ou qualifié, ni le matériel adéquat.

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(*) Quelques liens choisis au hasard sur le Web (sans les cautionner)
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http://www.2ie-edu.org/cours/geotechnique/proctor.html
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http://www.concrete-catalog.com/soil_compaction.html
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http://www.uic.edu/classes/cemm/cemmlab/Experiment%209-Compaction.pdf
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