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mercredi 8 avril 2009

Québec / Un coin des Laurentides au début du printemps


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Un couple marchant sur le lac Ste-Adèle encore gelé
Photo: Le Coin de Pierre, mars 2009
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Une vue panoramique du lac Ste-Adèle et de quelques propriétés avoisinantes
Photo: Le Coin de Pierre, mars 2009
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Une maison typique sur la colline au bord du lac Ste-Adèle
Photo: Le Coin de Pierre, mars 2009
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Une route, en période de dégel, non loin du lac Ste-Adèle
Photo: Le Coin de Pierre, mars 2009

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Deux oiseaux profitant de l'arrivée du printemps
Photo: Le Coin de Pierre, mars 2009
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lundi 30 mars 2009

Le cinéma québécois / 11ème gala des Jutra

Date: dimanche 29 mars 2009

Lieu: Radio-Canada, studio 42

Animatrice: Karine Vanasse


Cliquez sur les liens suivants pour avoir une idée de l'événement:
//Radio-Canada-Meilleurs moments de la soirée des Jutra
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//Article de Dany Bouchard
//
//RueFrontenac commentait l'événement en direct
//

La comédienne Karine Vanasse, animatrice du Gala, dans sa toute première robe, au début de la soirée

Photo: Photo Pascal Ratthé, RueFrontenac.com, 30 mars 2009

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mardi 9 décembre 2008

Québec/Élections/Le Parti Libéral de Jean Charest obtient un troisième mandat

Le Parti Libéral de Jean Charest a gagné les élections hier avec une courte majorité (66 sièges sur 125).

Élections de 2007:
PLQ de Jean Charest: 48 sièges
ADQ de Mario Dumont: 41 sièges
PQ de Pauline Marois: 36 sièges
QS de Françoise David et Amir Khadir: 0 siège
Total: 125 sièges


Résultats des élections du 8 décembre 2008:
PLQ de Jean Charest: 66 sièges (+ 18)
PQ de Pauline Marois: 51 sièges (+ 15)
ADQ de Mario Dumont: 7 sièges (-34)
QS de Françoise David et Amir Khadir: 1 siège (+1)
Total: 125 sièges

Vote populaire (et pourcentage du vote populaire) en 2008:
PLQ de Jean Charest: 1,362,801 (42.05%; soit +8.97%)
PQ de Pauline Marois: 1,139,185 (35.15%; soit +6.80%)
ADQ de Mario Dumont: 529,925 (16.35% ; soit -14.49%)
QS de Françoise et Amir Khadir: 123,061 ( 3.79%; soit +0.15%)

Taux de participation aux élections de 2008: 57,33% (très bas).

L'ADQ de Mario Dumont est le grand perdant de ces élections.
Mario Dumont a annoncé qu'il quittera la tête de son parti: il ne sera pas candidat aux prochaines élections.

Le Parti Québécois forme désormais l'opposition officielle.
Il y a de fortes chances qu'aux prochaines élections, le PQ prenne le pouvoir avec probablement Pauline Marois.

Québec Solidaire réussit à faire élire un député à l'Assemblée nationale.

Cliquez sur les liens suivants pour avoir plus de détails:
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Beginning
http://en.wikipedia.org/wiki/39th_Quebec_general_election
End

Début
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_g%C3%A9n%C3%A9rale_qu%C3%A9b%C3%A9coise_de_2008
Fin

Début
http://www.monvote.qc.ca/fr/resultatsSommaire.asp
Fin

Signification des sigles:
PLQ = Parti Libéral du Québec
PQ = Parti Québécois
ADQ = Action Démocratique du Québec
QS = Québec Solidaire

mardi 8 juillet 2008

«Québécoise !», une autobiographie de Pauline Marois


Pauline Marois

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Éditions Fides, 2008, 264 pages
FC2926.1.M37A3 2008
ISBN 9782762127676

Il ne m’a fallu que quelques heures, dans un intervalle continu de 24 heures, pour lire l’autobiographie de Madame Pauline Marois. C’était entre le 23 et le 24 juin dernier. L’atmosphère de la fête de la Saint-Jean s’y prêtait bien. Le court temps que j’ai mis à lire l’ouvrage et l’attention particulière que j’ai pris soin de consacrer à cette lecture, n’ont pas manqué d’intriguer mon entourage. «Québécoise» est un livre que, une fois qu’on le tient dans ses mains, on ne lâche que quand on arrive à la dernière page. Ce n’est donc pas étonnant que, dans mon entourage immédiat, il ne manque pas de personnes qui, impatiemment, attendent leur tour pour dévorer, comme je l'ai fait, le livre de Pauline Marois.

Bien qu’elle soit d’un parti politique pour lequel nous ne votons pas, Madame Marois demeure une personnalité qui a toujours mérité notre admiration. C’est peut-être ce qui explique un peu l’empressement avec lequel nous avons entrepris cette lecture.

Voici, en grande partie, ce qu’on peut lire sur la page couverture :

« De son enfance dans une famille modeste sur la rive sud de Québec à son accession à la direction du Parti Québécois, en passant par ses années de formation, son mariage avec Claude Blanchet avec qui elle aura quatre enfants, ses années de travail dans le réseau des affaires sociales et ses nombreux combats comme députée et ministre, Pauline Marois nous raconte avec passion les principaux événements de sa vie personnelle et politique.»

«Souverainiste et sociale-démocrate déterminée, Pauline Marois a occupé les plus hautes fonctions dans les gouvernements de René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry. Elle a mené certaines des plus importantes réformes qui ont transformé notre société.»

«À travers le parcours politique hors du commun d’une femme qui sera peut-être demain la première Québécoise à occuper la fonction de premier ministre, c’est toute l’histoire contemporaine du Québec que nous revivons dans ce captivant récit autobiographique.»


Le livre raconte de manière succincte la vie de l’auteure de sa naissance (1949) à son accession à la tête du Parti Québécois (2007).

Le livre comprend six chapitres et un épilogue.

Un seul chapitre (chapitre 1, « Une jeunesse québécoise», pages 11 à 40 (30 pages)) résume l’enfance, l’adolescence et le début de l’âge adulte de l’auteure. En peu de mots, elle dit, certainement pas tout, mais l’essentiel de cette période importante de sa vie : 1949-1978.

Tout le reste du livre concerne presque totalement la vie politique combien chargée de l’auteure (1978-2005):

· « Les années Lévesque », chapitre 2, pages 35 à 84 (50 pages) ;
· « Les années Parizeau », chapitre 3, pages 85 à 132 (48 pages);
· « Les années Bouchard », chapitre 4, pages 133 à 184 (52 pages) ;
· « Les années Landry », chapitre 5, pages 185 à 223 (39 pages).

Le chapitre 6, «Une citoyenne libre », résume la courte période de retrait de la vie politique active (2006-2007).

Enfin, le dernier chapitre intitulé, « Épilogue » termine l’autobiographie au moment où l’auteure retourne à la vie politique active, à ses conditions. Une nouvelle tranche de sa vie commence. Nul ne peut prédire quel destin lui réserve l’avenir.

Nous partageons pleinement avec l’auteure et femme politique ses idées sur la sociale-démocratie ; mais il me semble difficile de la suivre dans son rêve de bâtir un pays en divisant le Canada.

J’ai suivi de près l’histoire politique du Québec de 1975 à nos jours (avec une assiduité moindre entre 1977 et 1980 inclusivement). C’est donc avec une certaine curiosité que j’ai lu à travers le livre de Pauline Marois l’histoire de cette époque telle que l’a vécue de l’intérieur, l’un des acteurs politiques les plus proéminents.

Compliments, Madame Pauline Marois.

vendredi 13 juin 2008

Le Bureau de la concurrence découvre un cartel sur l’essence au Québec

Accusations de fixation des prix et plaidoyers de culpabilité dans quatre marchés locaux

Montréal, le 12 juin 2008 – Le Bureau de la concurrence a annoncé que des accusations criminelles avaient été déposées aujourd’hui contre 13 individus et 11 entreprises accusés d’avoir fixé le prix de l’essence à la pompe à Victoriaville, Thetford Mines, Magog et Sherbrooke.

Parmi les accusés, trois entreprises et un individu ont plaidé coupables aujourd’hui devant la Cour supérieure du Québec à Victoriaville pour avoir participé à un complot criminel visant à fixer le prix de l’essence à la pompe dans l’une ou plusieurs de ces localités.

La Cour a ordonné des amendes totalisant un peu plus de 2 millions $ pour les entreprises qui ont plaidé coupables. Les entreprises sont : Les Pétroles Therrien Inc., qui exploite sous la bannière Pétro-T, et Distributions pétrolières Therrien Inc. (179 000 $), de même que Ultramar Ltée (1 850 000 $). Un individu, Jacques Ouellet, employé d'Ultramar Ltée, a aussi plaidé coupable et a été condamné à payer une amende de 50 000 $.

Cliquez sur le lien ci-après pour lire toute l'histoire:
//
http://www.bureaudelaconcurrence.gc.ca/epic/site/cb-bc.nsf/fr/02694f.html
//

D'autre part, Pierre Maisonneuve, à Radio-Canada a fait parler quelques invités et a obtenu les réactions de quelques auditeurs en ligne ouverte. Cliquez pour en savoir davantage:
//
http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/13062008/102738.shtml
//
Enfin, Yahoo titre:
«Competition, not collusion, the backbone to gas market, says industry»
Cliquez pour lire:
//
http://ca.news.yahoo.com/s/capress/080613/national/gas_prices_competition
//

mercredi 28 mai 2008

POLÉMIQUE/ «La Reine-nègre», dit de madame Michaelle Jean, l'écrivain Victor-Lévy Beaulieu


La Gouverneure générale du Canada, Michaelle Jean,
en compagnie du Génral Rick Hillier
(photo Robert Skinner, La Presse)
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L'écrivain québécois Victor-Lévy Beaulieu


(photo publiée par Radio-Canada, 28 mai 2008)


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Source: L'AUT'JOURNAL

La Reine nègre
23 mai 2008
Victor-Lévy Beaulieu


Quand elle fit ses débuts comme journaliste à la télévision de Radio-Canada, Michaëlle Jean n’y obtint pas un grand succès : elle n’était pas à l’aise avec les autochtones québécois.

Maniérée, parlant une langue française à l’accent si pointu qu’elle en était toute désincarnée, Michaëlle Jean avait l’air d’une extraterrestre même si on l’appelait déjà la petite reine de Radio-Canada.

En fait, elle fitait si peu dans le décor qu’on lui confia bientôt l’animation d’une émission qui correspondait davantage à ce qu’elle était : en interviewant durant de longues entrevues les intellectuels français à la mode, elle pouvait donner la pleine mesure d’elle-même : poser peu de questions, mais intervenir souvent dans le discours de l’autre pour lui faire voir jusqu’à quel point elle était intelligente et capable de discuter aussi bien, voire mieux que lui.

Ce n’était là qu’un réflexe de colonisée, mais pourquoi Michaëlle Jean s’en serait-elle rendu compte ? Après tout, n’avait-elle pas épousé un intellectuel français qui, flirtant avec les sympathisants felquistes, faisait au Québec des films engagés et des documentaires, notamment sur Jacques Ferron ?

Une bonne prise pour le gouvernement canadian

Quand, dans la foulée du scandale des commandites, Paul Martin, premier ministre du Canada, voulut redorer au Québec la blason du Parti libéral et celui de la fonction de gouverneur-général du Canada, elle aussi entachée par le règne dépensier d’Adrienne Clarkson, il songea aussitôt à Michaëlle Jean : elle était noire, jeune, jolie, ambitieuse et, à cause de son mari, sûrement nationaliste aussi – mais nationaliste, qui ne l’est pas au Québec ?


De toute façon, Paul Martin et ses conseillers, sachant que c’est la fonction qui crée l’organe, n’entretenaient aucun doute sur Michaëlle Jean : quand on lui en donne la chance, et les billets verts du Dominion, rien de plus facile pour le colonisé que de devenir colonisateur.


Michaëlle Jean fut donc une bonne prise pour le gouvernement canadian : la petite reine noire de Radio-Canada trouva vite plus agréable de trôner dans le fauteuil à braquettes dorées du gouverneur-général du Canada, en Reine-Nègre accomplie, au service d’un régime cherchant à tout prix à faire du multiculturalisme la pierre d’assise du pays.


La nation québécoise à la Harper


L’arrivée de Stephen Harper au pouvoir n’a fait que renforcer le rôle joué jusqu’alors par Michaëlle Jean. Le Bloc québécois et le Parti québécois contribuèrent pour beaucoup dans ce renforcissement-là. Quand le Parti conservateur proposa à la Chambre des communes cette motion qui reconnaissait le Québec comme nation distincte, mais à l’intérieur d’un Canada uni, bloquistes et péquistes donnèrent leur aval.


Ils auraient dû s’opposer violemment mais n’en firent rien : la chose n’est que symbolique, dirent-ils pour se justifier, mais elle nous fait faire un pas en avant. Drôle de pas en avant que celui-là, et qui m’a convaincu une fois de plus que le Bloc québécois, loin d’être un élément politique qui nous soit profitable dans notre quête de libération, en est devenu le plus pitoyable frein.


C’est la leçon qu’il faut tirer du passage de la Reine-Nègre du Canada en France : elle n’a fait que respecter la logique qui découle de cette loi votée par la Chambre des communes sur le Québec comme nation distincte à l’intérieur d’un Canada uni ; bien sûr, Stephen Harper y a ajouté son grain de sel en élargissant la notion de nation distincte du Québec à tous les groupes canadiens-français de partout ailleurs au Canada.


On parlera désormais de nation canadienne-française, ce qu’entérineraient les auteurs du rapport Bouchard-Taylor en nous demandant d’admettre que nous ne sommes plus des Québécois de souche, mais des Québécois d’ascendance canadienne-française.


Les fédéralistes ne sont pas naïfs comme les députés du Bloc et du Parti québécois, ils savent l’importance que les symboles peuvent avoir et d’autant plus si ces symboles-là, truqués, sont acceptés par ceux-là même qui devraient les rejeter sans compromis.


Le débat qui n’a pas eu lieu


La décision du gouvernement d’Ottawa de continuer de faire la guerre en Afghanistan jusqu’en 2011 n’a pas suscité au Québec le débat qu’il aurait dû y avoir. Nous qui avons toujours été une nation pacifique, nous voilà maintenant partie prenante dans une guerre impérialiste qu’une diplomatie efficace aurait pu empêcher.


Mais de cela, Stephen Harper et la Reine-Nègre du Canada s’en lavent les mains : le Canada, pour faire plaisir à ses marchands de canon, doit devenir une puissance militaire, et on y investira 30 milliards de dollars dans les prochaines années.


La Reine-Nègre


Le voyage de la Reine-Nègre en France aurait pu pourtant apporter beaucoup d’eau au moulin des souverainistes québécois, mais pour en profiter, il leur aurait fallu aller plus loin que la niaiserie politicienne. En France, la Reine-Nègre n’a pas parlé que de la nation canadian : elle a aussi salué le courage de la France qui, prétendument au nom des droits de l’homme, a aboli l’esclavagisme en 1847.


Venant elle-même d’une nation qui a eu beaucoup à souffrir de l’esclavagisme, la Reine-Nègre aurait dû savoir qu’en France, la traite des Noirs était interdite déjà par une ordonnance royale du 8 janvier 1817. Elle aurait dû savoir et faire savoir également au président Nicolas Sarkosy que les Français se sont quand même livrés au trafic d’esclaves jusqu’à la guerre de Sécession aux États-Unis, en dépit de l’ordonnance de 1817 et de la loi de 1847.


Et s’ils ont cessé vers 1865 de faire véritablement le commerce des nègres qu’ils achetaient en Afrique, ce n’est ni par courage ni au nom du respect des droits de l’homme, mais sous la pression des colonisateurs français du Brésil et de Cuba qui y possédaient de riches plantations qu’ils avaient peur de perdre parce qu’on y importait trop de nègres et que ceux-ci risquaient de devenir bientôt une majorité qu’on ne pourrait plus contrôler.


Voilà notamment une des choses que les souverainistes auraient pu apprendre à la Reine-Nègre du Canada s’ils voulaient noircir son voyage en France.


Ils auraient pu en ajouter et assister à son retour en terre canadian en imitant les esclavagistes français quand ils faisaient commerce avec les Rois-Nègres de l’Afrique équatoriale : on leur faisait cadeau d’une couronne de roi de théâtre, pour qu’ils puissent jouer par-devers eux-mêmes et leurs sujets la grande comédie de la souveraineté, et qui était déjà celle de nations distinctes à l’intérieur d’un continent uni de force par les spéculateurs étrangers, les multinationales de l’exploitation et les marchands d’armes dont la France, si courageuse au nom des droits de l’homme, est la troisième plus grande nation productrice au monde, et probablement la première en Afrique !

Victor-Lévy Beaulieu

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Le texte ci-dessus est publié dans L'AUT'JOURNAL à l'adresse ci-après:
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http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=888
//
//
Devant la pluie de protestations qui a suivi la publication du texte de M. Beaulieu, M. Pierre Dubuc, éditeur de L'AUT'JOURNAL, a publié la mise au point suivante:

Source: L'Aut'Journal


À propos de l’article de VLB « La reine-nègre »
26 mai 2008
Pierre Dubuc

Nous savions que le titre était choquant, voire provoquant, mais nous n’avions nullement l’intention d’insulter la communauté noire.


L’article faisait référence au concept de « roi-nègre » qui a été maintes fois utilisé au cours de l’histoire du Québec pour dénoncer ceux qui trahissaient les intérêts nationaux des « nègres blancs ». Duplessis, Bourassa, pour ne citer que ces deux-là, ont été traités de « rois nègres ». André Laurendeau a même écrit en 1958 une série d’articles sur « la théorie des rois nègres ».


Avec ce titre, l’objectif de l’article au style pamphlétaire de VLB était, avions-nous compris, de susciter un débat sur le rôle politique que s’est attribuée Michaëlle Jean.


Plutôt que de se cantonner dans un simple rôle protocolaire, comme c’était la coutume avec celles et ceux qui ont occupé auparavant cette fonction, elle est intervenue à de multiples reprises, tantôt pour légitimer la guerre en Afghanistan à laquelle s’oppose massivement la population québécoise, tantôt pour faire écho au discours chauvin de Stephen Harper sur le Québec, comme ce fut le cas lors du lancement des activités du 400e anniversaire de Québec en France.


D’ailleurs, la seule présence à ces cérémonies de la représentante de la Reine d’Angleterre – présentée de surcroît comme la descendante de Champlain – était une insulte à la nation québécoise comme l’ont souligné plusieurs commentateurs politiques.

L’article de Victor-Lévy Beaulieu critiquait aussi l’hypocrisie des célébrations marquant la fin de l’esclavage auxquelles Mme Jean s’est associée lors de son voyage en France. Nous pourrions ajouter : son enthousiasme pour Nicolas Sarkozy, un président pourtant vilipendé en Afrique et en France pour son discours sur l’Afrique prononcé à Dakar, en juillet 2007.

À notre connaissance, personne de la communauté noire de Montréal n’a critiqué ces activités de la Gouverneure générale.


Notre objectif était donc de lancer le débat sur le rôle politique de la Gouverneure générale.


Jamais, il n’a été dans nos intentions d’insulter la communauté noire. L’aut’journal a toujours combattu la discrimination, particulièrement à l’endroit des Noirs, et a toujours soutenu la communauté haïtienne.


À cet égard, rappelons que nous avons publié dans L’Apostrophe, la revue de l’aut’journal, un volumineux dossier de Michel Chossudovsky sur le coup d’État qui a délogé le président Aristide, un dossier qui met entre autres en lumière le rôle du Canada dans cette histoire. Nous avons également organisé la projection du film L’agronome, racontant la vie du journaliste haïtien Jean Dominique.


Nous faisons cette mise au point parce qu’il nous apparaît important qu’il n’y ait entre nous et la communauté noire aucun malentendu. Et en espérant que pourra vraiment avoir lieu un véritable débat sur le rôle, les activités et les positions politiques de la Gouverneure générale.


Pierre Dubuc
éditeur
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La mise au point ci-haut vient de:
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http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=880
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Voici quelques liens permettant de prendre la mesure des réactions qu'a suscitées la sortie de M. Victor-Lévy Beaulieu:

1) Radio-Canada:

Polémique: VLB écorche Michaëlle Jean
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http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2008/05/24/001-beaulieu-jean-polemique.shtml?ref=rss
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2) Cyberpresse: dimanche 25 mai 2008

Dans son blog (carnet), l'éditorialiste André Pratte publie un texte intitulé : « Les rois aigres », auquel ont réagi un très grand nombre d'internautes (plus de 70, en date du 28 mai). Vous pourrez lire ces commentaires sur le site de Cyberpresse, à la fin du papier de M. Pratte:

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http://blogues.cyberpresse.ca/edito/?p=201
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Les rois aigres

Par André Pratte

L’écrivain Victor Lévy-Beaulieu vient de commettre un texte dans lequel il s’en prend à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, qu’il appelle «la Reine-nègre». Le texte est bourré d’insultes, à commencer bien sûr par le titre.

«Reine-nègre», cela renvoie notamment aux éditoriaux signés il y a 50 ans par le journaliste André Laurendeau, qui accusait les anglophones du Québec de fermer les yeux sur les abus de démocratie commis par Maurice Duplessis comme le faisaient les Britanniques à l’endroit des «rois nègres» de leurs colonies.

J’ai toujours été à la fois étonné et inquiet par la présence au sein du mouvement indépendantiste d’une frange substantielle chez qui la calomnie sert de principal argument. À ces militants, il ne suffit pas de critiquer le point de vue des fédéralistes. Il leur faut les insulter, mettre en cause leur honnêteté, leur amour pour le Québec. Les Québécois qui s’opposent à la séparation sont à leurs yeux des traîtres et des vendus. Ainsi, dans cette diatribe publiée dans l’Aut’Journal, VLB ne se contente pas de déplorer ou de dénoncer tel ou tel propos de Mme Jean. Non, il affirme qu’elle était une mauvaise journaliste et il l’accuse d’avoir abandonné ses convictions contre de l’argent: «Quand on lui en donne la chance, et les billets verts du Dominion, rien de plus facile pour le colonisé que de devenir colonisateur».


Lévy-Beaulieu rejoint ainsi le club des rois aigres, ces indépendantistes qui passent leur frustration en insultant ceux qui osent avoir une autre vision du Québec. Au sommet trône le cinéaste Pierre Falardeau, dont on se souvient qu’il s’était réjoui de la mort de Claude Ryan, le traitant de «bonhomme Carnaval». On y trouve aussi le prolifique Patrick Bourgeois, du journal Le Québécois. Et quelques autres, sans compter les militants qui abreuvent de courriels haineux les commentateurs fédéralistes de mon genre.

Le plus frappant, c’est que rares sont ceux, au sein du mouvement souverainiste, qui osent prendre leurs distances de ces insulteurs professionnels. Les indépendantistes sont pourtant rapides comme l’éclair quand il s’agit de dénoncer les écarts de langage commis par leurs adversaires ou les propos racistes des Don Cherry de ce monde. Et du côté fédéraliste, on laisse passer, peut-être de peur d’être à son tour visé. Quelqu’un, quelque part va-t-il défendre Michaëlle Jean?

Rendons hommage à la députée bloquiste Vivian Barbot, qui n’a pas tardé à dénoncer le texte de VLB: «C’est un parfait torchon. On peut très bien trouver que le rôle de gouverneur général est archaïque. Mais s’en prendre à la personne de façon aussi diffamatoire? Non.»

Samuel Pierre, auteur d’un ouvrage sur les Québécois d’origine haïtienne, dit avoir bien hâte de voir la réaction des Québécois d’origine canadienne-française au texte de VLB. Pour l’instant, c’est le silence…

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3) La Presse: Réaction de l'écrivain Dany Laferrière, ami de Victor-Lévy Beaulieu

Reine-nègre : une insulte !

Par Dany Laferrière
L’auteur est écrivain. Il répond ici au texte signé Victor-Lévy Beaulieu et publié dans L’Aut’journal, au sujet de la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean.

Personne n’ignore qu’au Québec on vit de symboles. On n’a qu’à toucher à notre langue, à notre fierté, à nos rêves, et même depuis peu à notre religion pour que nous nous mettions debout comme un seul être. Le moindre animateur de télévision française (Thierry Ardisson) ou écrivain (Françoise Sagan) ou académicien autrefois aimé ici (Maurice Druon) qui rigole à propos de notre accent se retrouve instantanément dans l’eau bouillante. L’homme de la rue, comme le politicien influent, ou la mondaine réagissent de la même manière sur ce délicat sujet. Voilà ce qu’on appelle un puissant symbole collectif.
Ce qui ne veut pas dire qu’on ne discute pas ici de la question de la langue. C’est notre sport national, parfois même avant le hockey. La qualité de la langue, sa place dans l’histoire, tout cela nous touche au plus haut point. J’ai su que j’étais québécois quand pour la première fois en 1982, un étranger a fait une remarque à propos de l’accent du Québec et que j’ai senti mon sang faire un vif tour dans mon corps (l’amour est physique). S’il avait raison (on a tous un accent et il est souvent étrange pour l’autre), je sentais qu’il se cachait autre chose derrière son argumentation. Le désir de blesser n’y était pas absent.
Au Québec, on vit de symboles en ignorant parfois que les autres peuvent en avoir aussi. On doit savoir que nous ne sommes pas les seuls à réagir vivement quand on touche à ce qui fait notre matière première. Nous avons l’habitude de croire, dès que nous nous installons dans une légitimité politique ou morale, que nous pouvons détruire l’autre. Le gifler, l’insulter, le traîner dans la boue. C’est un comportement d’enfant. L’adulte doit chercher plutôt à convaincre. Sauf s’il est à court d’arguments. Cela part d’un simple principe : du moment qu’on ne touche pas à la personne physique, on peut y aller comme on veut. Lynchage psychologique, lapidation symbolique, exil mental (on efface le coupable du portrait de groupe) : c’est une société qui pratique une terrifiante violence abstraite. Ce qui parfois n’est pas loin de la violence physique. On poignarde sans couteau, enlevant ainsi à la victime son premier droit : celui de se plaindre.
Depuis quelque temps, on semble avoir trouvé une expression pour désigner Michaëlle Jean, la gouverneure générale du Canada : « la reine-nègre ». On l’a appelée au début « la princesse noire » toujours dans le but d’insulter. Je le dis à cause du contexte de l’article. Car, comme vous le savez, le contexte existe. On n’est pas assez bête pour ne pas sentir une gifle. Et il n’y a pas pire gifle que quand on part de ce que vous êtes pour vous ridiculiser. C’est le principe même de la colonisation : l’humiliation. Il faut trouver un moyen à ce que l’autre ait honte de ce qu’il est. Et quand on a vécu cela, on a toujours envie spontanément de le faire subir à un autre. Est-ce une malédiction que, pour sortir de sa condition de colonisé, il faut chercher à coloniser un autre plus faible ? Je sais que le Québec a assez de force d’âme pour rompre avec ce cercle vicieux. Mais pour cela, on ne peut pas se contenter de regarder ailleurs quand quelqu’un se fait ainsi humilier dans sa personne. L’insulte publique est un acte qui regarde la collectivité. Ce silence, quand un autre dont on ne partage pas le point de vue se fait insulter, finira par anesthésier notre sensibilité profonde. L’expression « reine-nègre » est, pour moi, une insulte. Peut-être même plus. Pour se défendre, on répond que c’est une expression généralement employée contre celui qu’un État colonisateur place au pouvoir pour en faire une marionnette. Je veux bien, alors pourquoi on ne l’a pas employée pour Jeanne Sauvé ou pour personne d’autre ici ? Pourquoi comme par hasard Michaëlle Jean est noire ? Et on ose dire que c’est parce qu’elle est noire que cela provoque tant de bruits. Au pays même des symboles à ne pas toucher avec des pincettes.
lundi 26 mai 2008

//Le texte de Dany Laferrière vient du lien ci-après:
http://www.cyberpresse.ca/article/20080526/CPOPINIONS02/80526013/6737/CPACTUALITES
//

jeudi 22 mai 2008

Québec/CCPARDC (Commission Bouchard-Taylor) : Rapport final

Liste des 37 recommandations du rapport final de la commission Bouchard-Taylor

Montréal, le jeudi 22 mai 2008. –

La Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles (CCPARDC) a rendu publiques aujourd’hui les 37 recommandations de son rapport final.

Voici la liste complète de ces recommandations :

A L’apprentissage de la diversité

A1 Que l’État octroie beaucoup plus de moyens aux organismes dont le mandat est d’informer et de protéger les citoyens. Nous pensons en priorité à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et au Conseil des relations interculturelles.

A2 Que l’État encourage les projets et les initiatives permettant aux membres des minorités ethniques de se faire davantage voir et entendre devant le grand public (programmes de radio ou télé, journées thématiques, etc.).

A3 Que l’État accroisse le soutien financier à des organismes comme la Fondation de la tolérance, l’Institut du Nouveau Monde et Vision Diversité. Il devrait encourager également la création d’autres projets du même genre à l’échelle du Québec dans l’information, la formation, l’action intercommunautaire, le débat interculturel, la diffusion du pluralisme.

A4 Que l’État accroisse également son appui aux initiatives analogues, aussi prometteuses, déjà en cours ou en préparation dans le monde scolaire et dans le secteur de la santé.

B Les pratiques d’harmonisation

B1 Que l’État s’emploie davantage à promouvoir le cadre civique commun ou ce que nous avons appelé les valeurs publiques communes au sein de diverses institutions et dans le public en général.

B2 Que les gestionnaires d’institutions publiques intensifient leurs efforts pour :
Adapter à leur milieu et traduire en directives concrètes les grandes balises devant guider la gestion des demandes d’ajustement;
Poursuivre l’implantation de l’approche dite contextuelle, délibérative et réflexive.

B3 En conformité avec l’objectif de déjudiciarisation des pratiques d’accommodement, que l’État favorise la responsabilisation des acteurs ou intervenants des milieux institutionnels en s’assurant qu’ils ont reçu une formation adéquate. Par exemple, modifier le programme de formation des futurs enseignants pour y ajouter un apprentissage des questions interculturelles, et organiser des sessions spécialisées à l’intention du personnel en exercice.

B4 Que l’État s’assure que les établissements de soins disposent d’un budget suffisant pour combler leurs besoins en services d’interprète.

B5 Que l’État veille à mettre sur pied les mécanismes nécessaires pour que :
Se constitue au sein de chaque institution une expertise pratique en matière de traitement des demandes d’ajustement;
Soit diffusé au sein de chaque établissement, en particulier auprès du nouveau personnel, le savoir accumulé par les intervenants;
S’instituent des activités d’échange et de concertation entre les unités d’un même établissement ou entre établissements d’un même secteur ;
Les parents nouveaux immigrants soient mieux informés sur les pratiques d’ajustement et sur le fonctionnement du système scolaire.

B6 Nous approuvons l’initiative en cours à l’Assemblée nationale pour insérer dans la charte québécoise une clause interprétative établissant l’égalité hommes-femmes comme une valeur fondamentale de notre société.

B7 Que l’État mette sur pied un Office d’harmonisation interculturelle prenant la forme d’une instance paragouvernementale relevant de l’actuel Conseil des relations interculturelles. Œuvrant en complémentarité avec d’autres organismes déjà existants dans des domaines connexes, cet Office remplirait notamment des fonctions d’information, de formation, d’animation, de conseil, de recherche, le tout centré sur les pratiques d’harmonisation interculturelle, y compris interconfessionnelle, dans notre société.

B8 En matière de congés religieux :
Que l’État encourage les administrateurs publics et privés à s’orienter vers la formule dite des congés payés avec contrepartie, assortie de diverses possibilités d’aménagement;
Que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse produise un avis établissant des repères pratiques à l’intention des gestionnaires de tous les milieux de travail : explication du cadre juridique, conception d’outils pour statuer sur les demandes de congés religieux et proposition d’un éventail de formules conformes aux jugements antérieurs des tribunaux et adaptables à chaque milieu de travail ;
Concernant les problèmes liés au régime de congés religieux en vigueur dans les commissions scolaires (à savoir des congés supplémentaires payés), que l’État forme un comité d’experts mandaté pour trouver une solution équitable et conforme au cadre juridique actuel du régime des congés religieux et ce, après consultation des principaux acteurs intéressés.

B9 Que l’État valorise l’excellence en matière de pratiques d’harmonisation dans les milieux de travail :
En incitant les grandes sociétés d’État à affirmer un leadership dans ce domaine ;
En honorant publiquement les employeurs publics ou privés qui se sont signalés par leurs efforts d’intégration et d’harmonisation.

C L’intégration des immigrants

C1 En matière de planification des taux d’immigration, que l’État s’assure de maintenir en équilibre le nombre d’entrées avec les ressources disponibles pour l’accueil, notamment l’insertion à l’emploi et la francisation.

C2 Afin de combler une grave déficience qui se fait sentir présentement, que l’État hausse le financement consacré aux groupes communautaires et autres organismes de première ligne œuvrant à l’accueil et à l’intégration des immigrants, notamment pour consolider et développer le réseau d’organismes existants en évitant le saupoudrage.C3 Que l’État intensifie ses efforts en matière de francisation et d’intégration des immigrants par :
Une meilleure coordination des programmes de francisation des immigrants entre les ministères concernés;
La mise sur pied d’un groupe d’étude pour revoir toute la question de la sous-représentation des membres des minorités ethniques dans les postes de l’administration publique et concevoir une démarche plus efficace;
Une gestion plus concertée des programmes et des mesures d’intégration au sein de l’appareil gouvernemental, plus particulièrement entre les ministères de l’Immigration, de l’Éducation, de la Santé et de l’Emploi;
Une meilleure articulation des politiques d’immigration et d’intégration aux objectifs de développement économique et social de notre société;
Un effort intensif pour réduire le taux de chômage extrêmement élevé parmi les Québécois nés en Afrique et établis au Québec depuis moins de cinq ans.

C4 Que l’État intensifie les mesures pour accélérer le processus de reconnaissance des compétences et des diplômes acquis à l’étranger. Parmi les mesures pressantes, nous recommandons :
La mise sur pied d’un comité d’enquête indépendant mandaté pour faire la lumière sur les pratiques des ordres professionnels en matière de reconnaissance des diplômes;
L’établissement d’une instance indépendante permettant aux immigrants de formuler des plaintes et de demander une révision des décisions prises par les ordres professionnels;
La clarification des rapports entre, d’une part, le Conseil interprofessionnel du Québec, l’Office des professions du Québec et les ordres professionnels et, d’autre part, les universités, les cégeps et l’Office québécois de la langue française, afin de dénouer les impasses qui empêchent de donner suite aux exigences de formation d’appoint imposées aux immigrants.

C5 Que l’État intensifie ses efforts afin de stimuler la régionalisation de l’immigration. Dans cet esprit, il conviendrait de :
Instituer des mesures incitatives pour les entreprises qui recrutent des immigrants (par exemple, des mesures fiscales) afin de stimuler la régionalisation de l’immigration;
Accorder un financement ad hoc aux municipalités et aux nombreux organismes d’accueil et d’encadrement qui ont été mis sur pied hors de Montréal, afin de renforcer le réseau actuel;
Accorder une attention particulière à la Capitale nationale de façon à en faire un deuxième pôle métropolitain d’accueil des nouveaux venus;
Inviter les régions à faire connaître leurs besoins et à formuler des projets mettant à profit la main-d’œuvre immigrante;
Encourager et donner de l’expansion aux ententes de stages et d’échanges d’étudiants comme celles qui existent présentement entre la France et le Québec et qui amènent dans nos régions des étudiants étrangers;
Déléguer plus de responsabilités aux instances régionales.

C6 Pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, que le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles crée à leur intention un portail interactif afin de centraliser toute l’information sur les ressources et les services institutionnels (incluant : municipaux et communautaires), qu’il s’agisse d’emploi, de logement, de santé, d’éducation, etc.

C7 Que l’État accroisse le soutien financier aux organismes d’appui aux femmes immigrantes. C8 Que le ministère de l’Immigration prenne les mesures appropriées pour mettre à profit le bénévolat québécois aux fins de l’accueil et de l’intégration des immigrants, notamment pour leur donner accès aux réseaux sociaux.

C9 Que le ministère actuellement responsable de l’immigration s’appelle désormais le ministère de l’Immigration et des Relations interculturelles.

D L’interculturalisme

D1 Que l’État entreprenne une vigoureuse campagne afin de promouvoir l’interculturalisme au sein de notre société, afin qu’il soit davantage connu.

D2 Pour mieux établir l’interculturalisme comme modèle devant présider aux rapports interculturels au Québec, que l’État en fasse une loi, un énoncé de principe ou une déclaration en veillant à ce que cet exercice comporte des consultations publiques et un vote de l’Assemblée nationale.

D3 Que l’État encourage sous toutes sortes de formes les contacts interculturels comme moyens de réduire les stéréotypes et de favoriser la participation et l’intégration à la société québécoise. Dans cet esprit :
Mettre en œuvre des programmes d’immersion, de mentorat et de tutorat ainsi que de parrainage ou de jumelage, notamment sur le modèle de l’ancien programme d’échange d’étudiants entre Montréal et les régions. Dans le même esprit, intensifier les pratiques scolaires interculturelles, les diverses initiatives municipales et les programmes déjà existants;
Encourager sous toutes ses formes l’action intercommunautaire;
Accentuer les efforts pour stimuler le tourisme régional auprès des membres des minorités ethniques montréalaises.

D4 Créer un Fonds d’histoires de vie des immigrants, placé sous la gestion de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

D5 Que l’État prête attention aux représentations qui ont été faites concernant les écoles dites ethnoconfessionnelles.

E Les inégalités et la discrimination

E1 Que l’État s’emploie à mieux connaître et combattre les diverses formes de racisme – en particulier l’ethnicisme – présentes dans notre société. Dans cet esprit :
Qu’une attention particulière soit portée à la lutte contre les crimes haineux et à la protection de toutes les personnes sujettes à la discrimination multiple (homosexuels, handicapés, etc.);
Que la charte québécoise interdise l’incitation publique à la discrimination;
Que des initiatives exceptionnelles soient prises pour lutter contre l’islamophobie et l’antisémitisme et pour combattre la discrimination dont sont l’objet tous les groupes racisés, notamment les Noirs;
Que plus de ressources et de moyens soient donnés à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

E2 Que les mandataires et les organismes de l’État soient imputables de leurs résultats en matière de lutte contre le racisme et la discrimination, et à cette fin, mettent en place des mécanismes de reddition de compte fondés sur des indicateurs de performance.

E3 Que l’Assemblée nationale donne suite à une recommandation de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse visant à renforcer les droits économiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la charte québécoise :
« La Commission recommande que les droits économiques et sociaux reconnus aux articles 39 à 48 de la Charte soient renforcés en fonction des trois axes suivants :
Ajout d’une disposition générale, avant l’article 39, prévoyant que la loi doit respecter le contenu essentiel des droits économiques et sociaux;
Extension aux articles 39 à 48 de la primauté sur la législation, prévue par l’article 52 de la Charte;
Entrée en vigueur graduelle de ladite primauté, limitée dans un premier temps aux lois postérieures, puis étendue aux lois existantes. »

F La langue française

Note. – Il n’y a aucune recommandation formelle dans le rapport puisque la CCPARDC a jugé que ce thème était à la limite de son mandat. Cela dit, les coprésidents ont procédé à une revue de la situation dans leur rapport.

G La laïcité

G1 Que le gouvernement produise un Livre blanc sur la laïcité, dont le but serait de :
Définir ce qu’est la laïcité à partir de ses quatre principes (les deux premiers correspondant à ses finalités profondes et les deux autres se traduisant dans des structures institutionnelles essentielles);
Rappeler les grands choix faits par le Québec en matière de laïcité ;
Défendre la conception ouverte de la laïcité choisie et mise en œuvre par le Québec;
Clarifier et soumettre au débat public les questions au sujet desquelles des consensus restent à construire.

G2 Concernant le port de signes religieux par les agents de l’État :
Qu’il soit interdit aux magistrats et procureurs de la Couronne, aux policiers, aux gardiens de prison, aux président et vice-présidents de l’Assemblée nationale.
Qu’il soit autorisé aux enseignants, aux fonctionnaires, aux professionnels de la santé et à tous les autres agents de l’État.

G3 Que des mesures soient prises afin de rendre certaines pratiques en cours dans nos institutions publiques conformes aux principes de la laïcité ouverte. En conséquence, au nom de la séparation entre l’État et les Églises et au nom de la neutralité de l’État, nous recommandons que :
Le crucifix au-dessus du siège du président de l'Assemblée nationale soit retiré et replacé dans l’Hôtel du Parlement à un endroit qui puisse mettre en valeur sa signification patrimoniale;
Les conseils municipaux abandonnent la récitation de la prière durant leurs séances publiques.

G4 Que le gouvernement fasse une promotion vigoureuse du nouveau cours d’Éthique et de culture religieuse qui doit entrer en vigueur en septembre 2008.

G5 Que l’État produise et diffuse chaque année auprès des gestionnaires d’institutions et d’organismes publics ou privés un calendrier multiconfessionnel indiquant les dates des diverses fêtes religieuses.

H Les recherches à mener

H1 Que l’État libère des fonds de recherche additionnels qui seraient consacrés, notamment, aux sujets suivants :
La situation de l’interculturalisme;
Le double rapport, chez l’immigrant, à la culture d’origine et à la culture de la société d’accueil;
L’évolution des concentrations ethnoculturelles et leur signification en termes d’intégration ou de cloisonnement;
L’état et l’effet intégrateur de l’action intercommunautaire;
Le développement d’indicateurs permettant de mesurer l’effet des nombreux programmes gouvernementaux liés à l’accueil, à l’emploi, à la lutte contre la discrimination, à l’intégration sociale et culturelle;
La situation et le parcours des sous-groupes défavorisés (jeunes issus de minorités racisées, femmes immigrantes, et autres);
L’évolution du lien social dans les quartiers à forte concentration d’immigrants;
Les formes de l’islamophobie et les correctifs à apporter;
Les manifestations d’antisémitisme et les correctifs à apporter.

H2 Que l’État crée un fonds spécial de subvention réservé aux universités et aux cégeps des région, pour des recherches appliquées sur la thématique générale de l’immigration et de l’intégration dans les régions.

La Commission

À la demande du premier ministre, M. Jean Charest, la CCPARDC a dressé un portrait des pratiques d’accommodement, mené une consultation publique dans l’ensemble du Québec et étudié les enjeux en cause.

Plus de 900 mémoires provenant de citoyens, de groupes et d’associations ont été déposés et 241 témoignages ont été entendus durant les 31 jours d’audiences. Un total de 3 423 personnes ont participé aux 22 forums régionaux et plus de 800 aux quatre forums nationaux. Treize recherches ont été commandées à des spécialistes de différentes universités québécoises et 31 groupes-sondes ont été organisés à travers le Québec avec des personnes de divers milieux.

Lorsqu’elle mettra fin à ses activités en juin, la CCPARDC aura dépensé un montant de 3,7 millions de dollars sur un budget total de 5,1 millions de dollars. Le rapport final et les autres documents afférents peuvent être consultés en ligne à l’adresse :
www.accommodements.qc.ca

___________________

//Site Web de la Commission
//
http://www.accommodements.qc.ca/
//
//Rapport final et intégral en français
http://www.accommodements.qc.ca/documentation/rapports/rapport-final-integral-fr.pdf
//
//Rapport final et abrégé en anglais
http://www.accommodements.qc.ca/documentation/rapports/rapport-final-abrege-en.pdf
//

jeudi 1 mai 2008

«Nous aurons», paroles d'une chanson d'espoir

NDCDP.- Cette chanson d'espoir du poète-chanteur québécois est dédiée à nos frères et soeurs d'Haïti.

Par Richard Desjardins
*
Nous aurons des corbeilles pleines
De roses noires pour tuer la haine
Des territoires coulés dans nos veines
Et des amours qui valent la peine.
**
Nous aurons tout ce qui nous manque
Des feux d'argent aux portes des banques
Des abattoirs de millionnaires
Des réservoirs d'années-lumière.
***
Nous aurons des corbeilles pleines
De roses noires pour tuer la haine
Des territoires coulés dans nos veines
Et des amours qui valent la peine.
****
Nous aurons tout ce qui nous manque
Des feux d'argent aux portes des banques
Des abattoirs de millionnaires
Des réservoirs d'années-lumière.
*****
Et s'il n'y a pas de lune
Nous en ferons une.

***

jeudi 24 avril 2008

Québec/Sondage: Le PLQ en tête, l'ADQ en chute libre

La rédaction du texte ci-après est basée sur les données provenant des sources suivantes:
Léger Marketing/Le Devoir du 24 avril 2008

Le sondage a été effectué du 16 au 20 avril 2008 sur un échantillon aléatoire de 1 002 répondants.
La marge d’erreur est donc de 3,1%, 19 fois sur 20. Les données finales ont été pondérées selon le sexe et l’âge de façon à être représentatives de la population selon les dernières données de Statistique Canada.

Le PLQ est en avance, Jean Charest est perçu comme le chef de Parti qui ferait le meilleur Premier ministre. Mais la lutte demeure serrée entre le PLQ et le PQ: la différence entre les deux se trouve à l'intérieur de la marge d'erreur du sondage (3,1%, 19 fois sur 20).

Les pourcentages entre parenthèses expriment la variation par rapport au dernier sondage de Léger Marketing (janvier 2008):

1) Intentions de vote:

Parti Libéral (PLQ) : 37% (+4)
Parti Québecois (PQ): 33% (+3)
Action Démocratique (ADQ): 18% (-9)
Parti Vert: 6% (+1)
Québec Solidaire: 4% (+0)
Autres: 2% (+1)

2) Qui ferait le meilleur premier ministre:

Jean Charest: 32% (+4%)

Pauline Marois: 30% (-3%)

Mario Dumont: 18% (-9%).

3) Taux de satisfaction:

Satisfaits du gouvernement de Jean Charest: 49%(+2%)

(soit: Très satisfaits (7%); Plûtot satisfaits (42%))

4) Opposition la plus efficace au gouvernement Charest:

Cinquante-deux pourcents des sondés (52 %) estiment que le Parti québécois forme l'opposition la plus efficace au gouvernement de Jean Charest, contre 27 % pour l'ADQ.

5) Électorat francophone:

Le PQ maintient son avance auprès de l'électorat francophone: il 'appuie dans une proportion de 37 pour cent contre 30 pour cent pour le PLQ. L'ADQ vient en troisième sur ce front.

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//Article du devoir:

http://www.ledevoir.com/2008/04/24/186619.html

//Article de Cyberpresse:

http://www.cyberpresse.ca/article/20080424/CPACTUALITES/80424003/1019/CPACTUALITES

//Article de quebecpolitique.com:

http://www.quebecpolitique.com/blog/2008/04/sondage-leger-marketing-davril-2008/

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lundi 11 février 2008

Les 10 entreprises ou organisations qui emploient le plus grand nombre d'ingénieurs au Québec


1. Hydro-Québec

Année et lieu de création: 1944, Montréal
Nombre d'ingénieurs: 2 060
Nombre d'employés au Québec: 22 915
Nombre total d'employés: 22 915
Chiffre d'affaires: 11,16 G$ canadiens
Investissements en R et D: 100 M$ canadiens /année

Activités: Production, transport et distribution de l'électricité.
Exploitation d'énergies renouvelables, dont l'hydroélectricité.
Soutien du développement de la filière éolienne.
Recherche-développement dans le domaine de l'énergie, y compris celui de l'efficacité énergétique.


2. SNC-Lavalin, inc.

Année et lieu de création: 1911, Montréal
Nombre d'ingénieurs: 1 052
Nombre d'employés au Québec: 4 500
Nombre total d'employés: 16 000
Chiffre d'affaires: 5,2 G$ canadiens
Investissements en R et D: 1,5%

Activités: Services d'ingénierie, d'approvisionnement, de construction, de gestion et de financement de projets dans plusieurs secteurs: infrastructures, énergie, produits chimiques et pétrole, environnement, mines et métallurgie, gestion de l'eau, produits pharmaceutiques et biotechnologie, industrie et agroalimentaire.
Propriétaire d'infrastructures et services d'exploitation et d'entretien.


3. Bombardier

Année et lieu de création: 1942, Valcourt
Nombre d'ingénieurs: 957
Nombre d'employés au Québec: 13 600
Nombre total d'employés: 56 000
Chiffre d'affaires: 14,8 G$ US
Investissements en R et D: 173 M$ US/année

Activités: Solutions de transport dans les secteurs des avions régionaux et avions d'affaires ainsi que ceux du matériel et des systèmes de transport sur rail et services connexes.


4. Pratt & Whitney Canada

Année et lieu de création: 1928, Longueuil
Nombre d'ingénieurs: 633
Nombre d'employés au Québec: 5 726
Nombre total d'employés: 10 400
Chiffre d'affaires: non disponible
Investissements en R et D: plus de 400 M$ canadiens

Activités: Conception, construction et soutien technique des moteurs équipant les avions d'affaires, les appareils de l'aviation générale, les avions de transport régional et les hélicoptères.
Construction des groupes auxiliaires de puissance et des turbines à gaz pour applications industrielles.


5. Ministère des Transports du Québec

Année et lieu de création: 1969, Québec
Nombre d'ingénieurs: 625
Nombre d'employés au Québec: 6 701
Nombre total d'employés: 6 701
Chiffre d'affaires: 2,8 G$ canadiens
Investissements en R et D: 6,8 M$ canadiens (0,24%)

Activités: Assurer, sur tout le territoire, la mobilité des personnes et des marchandises par des systèmes de transport efficaces et sécuritaires.


6. BPR

Année de création: 1961
Nombre d'ingénieurs: 557
Nombre d'employés au Québec: 1 755
Nombre total d'employés: 1 850
Chiffre d'affaires: non disponible
Investissements en R et D: non disponible

Activités: Services-conseils en ingénierie multidisciplinaire, gestion de projets et gérance de construction.


7. DESSAU

Année et lieu de création: 1957, Laval
Nombre d'ingénieurs: 507
Nombre d'employés au Québec: 2 800
Nombre total d'employés: 3 000
Chiffre d'affaires: 310 M$ canadiens
Investissements en R et D: non disponible

Activités: Expertise en géotechnique, hydroélectricité, télécommunications, développement urbain, énergie, bâtiment, transport, gestion et réalisation de projets tant au Québec qu'à l'international.


8. CAE, inc.

Année et lieu de création: 1947, Saint-Hubert
Nombre d'ingénieurs: 483
Nombre d'employés au Québec: 3 300
Nombre total d'employés: 6 000
Chiffre d'affaires: 1,5 G$ canadiens
Investissements en R et D: 10%

Activités: Technologies de simulation et de modélisation et services de formation intégrés destinés à l'aviation civile et au forces de défenses du monde entier.


9. Genivar

Année et lieu de création: 1959, Québec
Nombre d'ingénieurs: 468
Nombre d'employés au Québec: 1 563
Nombre total d'employés: 2 400
Chiffre d'affaires: 250 M$ canadiens
Investissements en R et D: non disponible

Activités: Firme canadienne de génie-conseil desservant des clients des secteurs public et privé dans les domaines du bâtiment, des infrastructures urbaines, du transport, de l'industriel, de l'énergie et de l'environnement.


10. Bell Canada entreprises (BCE)

Année et lieu de création: 1880, Montréal
Nombre d'ingénieurs: 426
Nombre d'employés au Québec: 17 000
Nombre total d'employés: 55 000
Chiffre d'affaires: 17,7 G$ canadiens
Investissements en R et D: 1,4 G$ canadiens

Activités: Ensemble de services de communications à ses clients de résidence et d'affaires au Canada.

_________
L'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) comptait environ 55 000 membres en 2007.
Les dix entreprises ci-dessus emploient au total 7 768 ingénieurs, membres de l'OIQ, soit 14,1 % des ingénieurs membre de l'OIQ.

En 2006-2007, le nombre de nouveaux diplômés en génie, toutes spécialités confondues, était de 3 024. De plus, l'OIQ a admis 495 nouveaux membres ayant obtenu leur diplôme à l'extérieur du Canada.

Le taux de chômage des ingénieurs en novembre 2007 se situait à 3,4% (à peu près stable).

Au 1er février 2007, le salaire de base moyen s'élevait à 83 200$ canadiens par année pour l'ensemble des ingénieurs au Québec. Pour les nouveaux diplômés (2006), il se situe à 46 200$ canadiens par année; pour les ingénieurs ayant 36 ans et plus d,expérience, il atteint 112 000$ canadiens par année. En 1974, le salaire moyen des ingénieurs était de 19 160 $ canadiens par année.

Entre 1999 et 2006, 14 700 demandes de transfert d'une province à l'autre étaient effectuées; En moyenne, entre 120 et 220 ingénieurs québécois en profitent et une quarantaine d'ingénieurs des autres provinces canadiennes viennent exercer leur profession au Québec.

En 2008, l'OIQ célèbre son quarante-cinquième anniversaire.

___________
Les données ci-dessus sont tirées de la revue de l'OIQ, PLAN, janvier-février 2008.

vendredi 7 décembre 2007

Léo-Paul Lauzon: «Faut-il baisser la TPS ou l'impôt ? » (*)

Amis et amies internautes,

Cliquez sur l'image pour l'agrandir et lire l'article.
Source: Journal Métro, Montréal, jeudi 6 novembre 2007.


__________________
(*) L'article, ci-dessus posté, provient de la page 46 du journal Métro, disponible au lien ci-après:
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http://metropoint.metro.lu/20071206_Montreal.pdf
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jeudi 6 décembre 2007

Denis Lessard: « Sondage: le PQ prend les devants »

Pauline Marois, Photo PC

« Le Parti québécois de Pauline Marois prend les devants dans la course serrée que se livrent les trois partis politiques depuis les dernières élections générales. Rien n’est joué, mais l’ADQ aurait été reléguée en troisième place si un scrutin avait été tenu cette semaine. »

Lisez l'article et consultez au besoin le sondage CROP en cliquant successivement sur les liens ci-après:

//Article de Denis Lessard
http://www.cyberpresse.ca/article/20071206/CPACTUALITES/71205266/6488/CPACTUALITES/?utm_campaign=retention&utm_source=bulletin&utm_medium=email
//

//Sondage CROP-La Presse
http://www.cyberpresse.ca/assets/doc/CP1199126.DOC
//