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vendredi 2 janvier 2009

Des vœux pour 2009

La tradition veut qu’au passage d’une année à l’autre l’on fasse une pause, le temps de faire le bilan de l’année qui s’achève et de prendre des résolutions pour celle qui commence.

L’année 2008 a été riche en événements heureux ou malheureux aux quatre coins de la planète :

  1. Les forces armées colombiennes ont réussi à libérer Ingrid Bétancourt et quatorze autres prisonniers des mains des FARC à la suite d’une opération militaire soigneusement préparée.
  2. La Chine, pays organisateur des jeux olympiques, s’est révélée à la face du monde comme une nouvelle puissance économique ayant un potentiel impressionnant, capable de se développer à un niveau sinon supérieur, du moins équivalent à celui des pays développés.
  3. Les Etats-Unis d’Amérique ont écrit une nouvelle page d’histoire en élisant à la tête de leur fédération, pour la première fois, un afro-américain, Barack Obama, qui, avant la convention démocrate de 2004, il y a quatre ans à peine, était très peu connu sur la scène politique américaine.
  4. Des émeutes de la faim ont ébranlé les assises politiques de plusieurs dizaines de pays dont Haïti.
  5. Au cours de l’été, des ouragans ont causé des dégâts importants en vies humaines et en biens dans différents pays de la Caraïbe, en Haïti en particulier.

De grands défis attendent les dirigeants de nombreux pays développés et sous-développés, les dirigeants d’institutions internationales et les dirigeants de nombreuses grandes entreprises dans cette période de crises financière et économique.

Le Coin de Pierre souhaite que ces dirigeants fassent preuve de sagesse, d’esprit d’initiative et de bon sens pour, en bons pères de famille, prendre des décisions dont les effets soient bénéfiques pour tous et chacun des agents économiques (personnes physiques ou morales) dans tous et chacun des pays, petits ou grands.

En 2006, j’avais proposé, entre autres choses, de revisiter les théories expansionnistes de Keynes en économie, dans un processus de recherche d’une solution aux problèmes d’Haïti. J’avais alors dit que les valeurs auxquelles je crois, sur le plan politique haïtien en particulier, me portaient à être (et je le suis encore) « pro-keynésien ». J’avais également mentionné que ma formation de chercheur m’empêchait d’écarter a priori une théorie avant d’en avoir analysé les forces et les faiblesses vis-à-vis une situation donnée ou un problème donné. Ayant appris à faire reculer les frontières de la connaissance scientifique et étant entraîné à former d’autres chercheurs, je crois avoir acquis la capacité de remettre en question des théories établies, d’en proposer des améliorations ou de mettre au point de nouvelles. Ce point de vue n’a pas changé depuis.

A la fin de 2008, soit environ deux ans plus tard, pour faire face à la crise économique (récession) qui fait suite à la crise financière (crise des prêts hypothécaires dits des «subprimes») et qui finira par affecter pratiquement tous les pays du monde d’une manière ou d’une autre, j’entends presque quotidiennement, et brusquement, dans les médias, que les idées de Keynes redeviennent à la mode : on appelle les chefs d’état et de gouvernement à intervenir dans l’économie, en adoptant, en autres choses, des budgets expansionnistes, voire déficitaires, pour initier des grands travaux et aider les entreprises en difficulté à faire face à la crise dont l’ampleur et la durée ne sont pas encore déterminées.

On sait qu’aux trois grandes catégories d’agents économiques que sont : les intermédiaires financiers, les entreprises et les ménages, correspondent plus ou moins respectivement les trois grands types de fonctions (ou décisions) économiques que sont : le prêt, l’investissement et la consommation.

L’État est un agent économique à part dont les activités se répartissent suivant les trois fonctions ci-dessus, c'est-à-dire : trésor public (financement), production de biens publics et de services collectifs (investissement), dépenses de consommation publique des citoyens.

Le marché, lieu d’échanges de biens et de services entre les individus (les agents économiques), doit être régulé, surveillé, encadré par l’État sans supprimer la liberté individuelle. Sans ce contrôle par l’État, le marché s’autodétruirait par suite de ses excès de liberté débridée. C’est le cas du marché mondial jusqu'en 2008.

Il est en effet inconcevable et inadmissible :

  1. que des banquiers accordent des prêts hypothécaires à risque (trop élevés) à des ménages qui soient ensuite incapables d’effectuer de façon continue les paiements de leur hypothèque (crise des subprimes) ;
  2. que des banquiers s’accordent des boni de fin d’année de l’ordre de plusieurs dizaines de millions de dollars (de 25 millions à plus de 150 millions de dollars par banquier);
  3. que des banquiers et des dirigeants de grandes entreprises se paient, aux restaurants réservés à eux seuls, US $ 10 000 pour un petit verre d’apéritif ;
  4. que des personnes bardées de dipômes et un très grand nombre de travailleurs ne gagnent qu’un salaire à peine au-dessus du seuil de la pauvreté ;
  5. que le salaire des ouvriers n’a pratiquement pas augmenté de façon sensible depuis plus d’un quart de siècle ;
  6. que le Sida et la faim affectent une proportion de plus en plus grande de l’humanité.

Il est indéniable donc que de grands défis attendent le nouveau président américain Barack Obama et tous les autres dirigeants du monde entier.

Au nouveau président américain, Le Coin de Pierre souhaite, pendant la durée de son mandat, d’atteindre et de dépasser des réussites similaires à celles du président Franklin Delano Roosevelt, en coopération avec les autorités chinoises et les dirigeants des autres puissances, tout en tendant la main aux dirigeants et aux peuples des autres pays moins avancés, quelles que soient leurs idéologies, dans une sorte d’œcuménisme (réunion) politique mondiale.

À Haïti, notre cher pays d’origine, Le Coin de Pierre souhaite qu’à partir de 2009, enfin, les autorités politiques haïtiennes se ressaisissent pour organiser le pays et permettre à la démocratie de fleurir, comme un vaste jardin de roses où les jardiniers, au moment de prendre leur retraite, soient fiers de transmettre à leurs fils et à leurs filles un champ de fleurs de grande qualité qu’ils (elles) auront appris à cultiver, « si bien qu’au bout de l’an il en rapportera davantage ». Car leurs parents leur auront appris que « le travail est un trésor ». Haïti a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles, tant de l’intérieur que de la Diaspora, maintenant et pour toujours.

mercredi 3 décembre 2008

Canada/Crise politique: La Gouverneure Générale Michaëlle Jean serait appelée à trancher

Il y a deux mois à peine (14 octobre), les Canadiens ont réélu un gouvernement conservateur minoritaire dirigé par le Premier ministre Steven Harper. Aujourd'hui, le gouvernement n'a plus de légitimité car les trois partis d'opposition, le Parti Libéral de Stéphane Dion, le Nouveau Parti Démocratique de Jack Layton et le Bloc Québécois de Gilles Duceppe ont signé une entente (coalition) et se présentent comme une alternative au cas où la Chambre des Communes renverse le gouvernement conservateur par un vote de non confiance qui pourrait être pris dès le début de la semaine prochaine (lundi 8 décembre). En fait la coalition est formée des partis libéral et néo-démocrate qui gouvernerait avec un cabinet de 24 ministres: 18 libéraux et 6 néo-démocrates; le chef de gouvernement de coalition serait Stéphane Dion. Quant au Bloc Québécois, il appuierait la coalition pour une période de 18 mois (renouvelable), mais, par principe, n'accepterait pas de postes de ministres dans le gouvernement Dion.

On en est arrivé là parce que le Premier ministre Harper a présenté un énoncé de politique économique qui ne répond pas du tout aux exigences de l'heure (crise économique). La coalition, quant à elle, si elle prenait le pouvoir, a un plan de politique économique plutôt expansionniste qui répondra mieux à la crise économique mondiale qui affecte aussi le Canada. Un sondage réalisé auprès de la population canadienne révèle que l'idée d'un gouvernement de coalition reçoit l'appui d'environ 76% des québécois. Dans l'Ouest canadien (Steven Harper vient de l'Alberta) il en est tout autrement: on n'accepte pas le départ du gouvernement conservateur. La Gouverneure générale Michaëlle Jean sera donc l'arbitre qui tranchera. Monsieur Harper se proposerait de demander à Madame Jean d'accepter la prorogation des travaux de la Chambre jusqu'à la fin janvier 2009, le temps que le gouvernement Harper trouve un répit et prépare un nouveau budget sur lequel la Chambre pourrait se prononcer.

En fait Harper voudrait plutôt être renversé sur un budget, ce qui conduirait automatiquement le pays vers de nouvelles élections après seulement trois mois. La coalition veut renverser le gouvernement Harper maintenant. Il ne semble y avoir aucun terrain d'entente possible entre l'opposition actuelle menée par Stéphane Dion, Jack Layton et Gilles Duceppe et le gouvernement de Stephen Harper.

La Gouverneure générale a dû écourter son voyage en Europe pour rentrer précipitamment à Ottawa et faire face aux problèmes de l'heure qui requièrent son intervention en vue du dénouement de la crise politique.

La Gouverneure générale peut refuser de donner satisfaction à M. Harper et demander à M. Dion de former un nouveau gouvernement. L'équipe de la coalition est prête à gouverner demain matin si Madame Jean le lui demandait. Dans ce dernier cas, il y aurait une période d'environ 18 mois de bonne gouvernance par la coalition, les députés du Parti conservateur devenant ainsi l'opposition officielle, avec ou sans Steven Harper (je présume qu'il démissionnerait de son poste de député si son gouvernement était renversé lundi).
La Gouverneure générale pourrait donner satisfaction à M. Harper et permettre que les travaux de la Chambre des Communes soient prorogés jusqu'à la fin de janvier, ce qui permettrait au gouvernement Harper d'éviter le vote de non confiance lundi.

Le Coin de Pierre estime que la Gouverneure générale devrait permettre à la coalition de gouverner car elle semble s'être mieux préparée que l'équipe des conservateurs à faire face à la crise économique actuelle.

À l'heure actuelle, deux issues se présentent à la crise politique: ou bien Stéphane Dion devient Premier ministre de la coalition dès mardi prochain, ou bien le Canada retourne en élections générales dès la fin janvier 2009. Dans le premier cas, Monsieur Dion gouvernerait pendant les 5 premiers mois de la coalition (décembre 2008-mai 2009), car un nouveau chef du Parti Libéral devra être choisi en mai 2009. Dans le deuxième cas, le Parti Libéral devrait retourner aux élections en mars 2009 avec pour chef Stéphane Dion, car le parti n'aurait pas le temps d'élire un nouveau chef pour remplacer Stéphane Dion.

Nous venons d'apprendre que, ce soir, Monsieur Harper s'adressa au Canadiens pendant 10 minutes (en anglais et en français) pour essayer d'obtenir l'appui de l'opinion publique et tenter de s'accrocher au pouvoir; la coalition par la voix de Stéphane Dion répliquera au discours de M. Harper pour une période de temps égale. Quant à Jack Layton, membre de la coalition et chef du NPD, et Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, ils réagiront par conférence de presse.

lundi 20 octobre 2008

mardi 14 octobre 2008

Paul Krugman, neo-keynésien, prix Nobel d'économie 2008



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Dr. Paul Krugman, économiste néo-keynésien, prix Nobel d'économie 2008
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Extraits du site Web de l'Université Princeton:
« Krugman was the only winner of this year's Nobel Memorial Prize in Economic Sciences. "By having shown the effects of economies of scale on trade patterns and on the location of economic activity, his ideas have given rise to an extensive reorientation of the research on these issues," the Royal Swedish Academy of Sciences noted in announcing the award today. »
« In addition to teaching and conducting research at Princeton, Krugman is a well-known columnist for The New York Times and one of the country's foremost liberal commentators on economic, political and policy issues, including the current crisis in the world's financial markets.»
« Krugman's work on international trade and economic geography represents a paradigm shift in research on global economics, noted Christina Paxson, chair of the Department of Economics. "The impact of Paul's research cannot be overstated," she said. »
« "Paul Krugman almost single-handedly changed the course of two centuries of thinking about international trade and economic geography," said Gene Grossman, the Woodrow Wilson School's Jacob Viner Professor of International Economics. "Whereas generations of economists thought about differences between countries as the basis for their trade, and about the natural advantages of locations as the basis for agglomeration, Krugman taught us that economies of scale motivates trade between similar countries, and that, in the presence of such economies, accidents of history can explain the growth of cities and regions." For example, Krugman's work has examined how economies of scale helped Rochester, N.Y., home of Eastman Kodak Co., become a hub for the photographic industry.»
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//Wikipedia en français:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Krugman
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//Wikipedia in English:
http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Krugman
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//Université Princeton
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//The conscience of a liberal
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mercredi 8 octobre 2008

Crise financière: Des économistes fustigent Harper

Source: Radio-Canada
2008-10-08 12:08:38
Dans une lettre ouverte, 85 économistes dénoncent le premier ministre sortant pour son inaction devant la situation et demandent des gestes concrets et immédiats.
Après avoir été mis en doute par des économistes pour son approche en environnement (1), Stephen Harper est une nouvelle fois dénoncé par des économistes, cette fois pour son approche en économie.
Mercredi, dans une lettre ouverte, 85 économistes critiquent le premier ministre sortant pour son inaction concernant la crise financière mondiale.
La lettre ouverte a été écrite par le Progressive Economic Forum, un réseau d'économistes qui dit faire la promotion de solutions progressistes à la théorie et aux politiques économiques conservatrices.
Selon les économistes, la possibilité d'une récession économique mondiale est bien réelle. Ils demandent donc des actions concrètes et immédiates et non plus « l'approche du laisser-faire que nous sert le premier ministre. »
Il exigent que le gouvernement s'implique pour assurer la stabilisation des marchés financiers, stimuler des investissements réels et maintenir les emplois et les revenus.
Les économistes rejettent donc les affirmations du chef conservateur selon lesquelles les bases de l'économie du Canada sont solides. Selon eux, depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs, la croissance économique du pays s'est en grande partie arrêtée et la productivité est en baisse.
Ils ajoutent que les pertes d'emplois vont se poursuivre au fur et à mesure que le ralentissement se fera sentir. Ils rappellent que déjà, plus de 300 000 emplois dans le secteur manufacturier ont été perdus.
Les économistes affirment aussi que, bien que la situation soit différente de celle des États-Unis, la Banque du Canada a déjà été obligée d'injecter des milliards de dollars en liquidités à court terme. Ils disent également que « les conditions du crédit au Canada apparaissent de plus en plus incertaines, restreintes et coûteuses, ce qui mettra inévitablement un frein aux dépenses et à l'activité économique dans les mois qui viennent. »
Parmi les signataires de la lettre, on retrouve plusieurs universitaires, dont l'ancien ministre de l'Industrie du Québec Rodrigue Tremblay, ainsi que Bernard Élie, professeur associé, du département des sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal.
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//Source de l'article:
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//(1)
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jeudi 10 avril 2008

Le FMI et les crises: financière au nord ("mondiale"), alimentaire au sud

Amies et amis internautes,

Je vous réfère au carnet du journaliste Gérald Fillion de Radio-Canada/Télé.
Vous y lirez ce qu'il écrit le 9 avril 2008 sous le titre: "Sentiment d'urgence...", et les réactions de ses lecteurs.
Cliquez sur le lien ci-après:
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http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/04/09/99764.shtml?auteur=2062
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Bonne lecture