mardi 26 janvier 2010

Haïti-après séisme/Estimation de la durée du déploiement des forces armées américaines sur le terrain

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Des soldats américains dans les rues de Port-au-Prince.
Photo: AFP/Olivier Laban-Mattei, 26 janvier 2010
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Le déploiement des forces américaines en Haïti pourrait s'étendre sur une période pouvant aller de trois à six mois pour donner le temps aux organisations internationales engagées dans les efforts de reconstruction de se préparer pour assurer le relais.

NDCDP.- À quand la formation d'une armée indigène (haïtienne) ?

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lundi 25 janvier 2010

La conférence de Montréal sur Haïti, après-séisme, 25 janvier 2010

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Conférence de Montréal, 25 janvier 2010
Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, s'adresse à la conférence.
Photo: La Presse Canadienne /Paul Chiasson
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Pour lire un compte-rendu du journaliste François Messier de Radio-Canada, cliquez sur: Conférence de Montréal - 25 janvier 2010.

vendredi 22 janvier 2010

Haïti-séisme/400.000 rescapés du séisme seront relogés hors de Port-au-Prince

Source: REUTERS , vendredi 22 janvier 2010
Par Patrick Markey et Matthew Bigg



Quatre cent mille rescapés du séisme dévastateur du 12 janvier dans la région de Port-au-Prince seront installés dans de nouveaux villages qui seront édifiés en dehors de la capitale, annonce le gouvernement haïtien.

Dans un premier temps, a précisé le ministre de l'Intérieur Paul Antoine Bien-Aimé, 100.000 survivants seront conduits dans une dizaine de villages de tentes près de la ville de Croix-Des-Bouquets, dans le nord du pays.

Le tremblement de terre de magnitude 7 a fait des dizaines de milliers de morts - peut-être 200.000 - et un million et demi de sans-abri.

L'aide continue à affluer à Port-au-Prince mais sa distribution reste toujours problématique et de nombreuses personnes manquent toujours de tout, dix jours après le cataclysme.

"Nous avons besoin d'abris, de douches. Nous n'avons ni eau ni vivres. Quand il pleut, nous avons beaucoup de problèmes", déclare Iswick Théophin, un étudiant qui vit dans l'un des abris de fortune qui parsèment la ville martyre.

Dans la ville même de Port-au-Prince, les Nations unies ont recensé près de 450 campements de fortune où se sont rassemblés les survivants.

Des hélicoptères de la marine américaine y apportent des cartons d'eau, et la distribution se fait à raison de deux bouteilles par personne.

Plus de 13.000 militaires américains sont déployés à Haïti et à bord d'une vingtaine de navires au large des côtes. Ils distribuent l'aide, évacuent les blessés graves et assurent à terre la protection des points de distribution des vivres et de l'eau.

RÉOUVERTURE DE QUELQUES COMMERCES

Un avion de transport américain C-17 a largué des vivres et de l'eau à Mirebalais, au nord-est de la capitale. L'aide arrive également à l'aéroport de Jacmel, sur la côte sud.

Alors que des milliers de corps restent sous les décombres, les autorités et la population redoutent les épidémies.

Certains commerces ont rouvert leurs portes dans la capitale, comme des épiceries, des pharmacies et des salons de coiffure. Des commerçants font crédit à leurs clients habituels, qui n'ont plus d'argent liquide.

Les banques devraient rouvrir pendant le week-end.

La Chine, qui avait déjà débloqué 4,4 millions de dollars d'aide d'urgence, a décidé de donner à Haïti 2,6 millions de dollars supplémentaires en argent liquide.

La Banque mondiale a annoncé qu'elle dispensait Haïti du remboursement de sa dette pour les cinq prochaines années et le Fonds monétaire international a fait savoir que le prêt qu'il propose serait sans intérêt jusqu'à fin 2011.

La dette d'Haïti envers la Banque mondiale s'élève actuellement à environ 38 millions de dollars.

Caroline Atkinson, porte-parole du FMI, a déclaré que le prêt de 100 millions de dollars à Haïti proposé par le FMI serait soumis le 27 janvier à son Conseil des gouverneurs.

Le prêt sans intérêt à Haïti fait partie d'une initiative annoncée l'an dernier par le FMI en pleine crise financière, consistant à geler les paiements d'intérêt sur les prêts à tous les pays les plus pauvres jusqu'à fin 2011. Après cela, les versements d'intérêts reprendront au taux bonifié de 0,5%, ou moins.

INITIATIVES PRIVÉES

La Banque mondiale a annoncé la semaine dernière qu'elle verserait une subvention de 100 millions de dollars à Haïti pour la reconstruction et qu'elle dépêcherait une équipe pour évaluer les dégâts.

Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI a prôné mercredi un "plan Marshall" pour Haïti.

Les initiatives privées se poursuivent également.

La Fondation de France disait jeudi avoir recueilli 11,3 millions d'euros, dont 5 millions de dons en ligne, collectés avec le soutien de France Télévisions, Radio France et Le Monde.

L'acteur américain George Clooney fera un don d'un million de dollars en faveur des rescapés lors d'un téléthon qu'il co-organise ce vendredi.

Leonardo DiCaprio a versé la même somme au Fonds Clinton-Bush pour Haïti, dirigé par les anciens présidents américains Bill Clinton et George W. Bush.

Les organisateurs du téléthon ont fait savoir que les chanteuses Beyonce et Madonna participeraient à l'émission organisée en triplex à Londres, New York et Los Angeles.

L'émission, baptisée "Hope for Haiti Now" (L'espoir pour Haïti maintenant) sera diffusée en direct par les quatre principales chaînes américaines, des dizaines de chaînes câblées mais aussi par plusieurs sites internet.

Parmi les autres personnalités qui participeront au téléthon figurent le chanteur de U2 Bono, Bill Clinton, le chanteur Bruce Springsteen, le rappeur Jay-Z, les acteurs et actrices Denzel Washington, Tom Hanks, Julia Roberts et Meryl Streep.

Plusieurs stars de la musique britannique ont également accepté de participer à une vente aux enchères sur internet, dont la recette ira à l'organisation humanitaire Oxfam.

Damon Albarn, l'ancien chanteur de Blur et créateur du groupe Gorillaz, enregistrera un titre "sur mesure" pour le meilleur enchérisseur. Le chanteur de Coldplay, Chris Martin, met en vente la veste, dédicacée par l'ensemble du groupe, qu'il portait pendant la tournée "Viva La Vida". Alex Turner, du groupe Arctic Monkeys, met lui sa guitare Fender Stratocaster aux enchères, selon Oxfam. La vente débute ce vendredi à 09h00 GMT sur eBay et s'achèvera le 2 février à la même heure.

Avec Catherine Bremer, Joseph Guyler Delva et Natuza Nery à Port-au-Prince, Lesley Wroughton et Adam Entous à Washington, version française Nicole Dupont, Clément Dossin et Guy Kerivel

Haiti-earthquake/ Special Report: Haiti's tragedy

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Couverture du magazine TIME, 22 janvier 2010
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Inside this issue:


What Haiti needs by Bill Clinton


lundi 18 janvier 2010

Haïti-séisme/ "... entre la catastrophe et la foi"

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Haïti-séisme/entre la catastrophe et la foi.- Photo provenant de Radio-Canada/radio, 18 janvier 2010
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Amies et amis internautes,

Cliquez sur le lien suivant pour accéder au site Web de Radio-Canada/radio.
Ensuite vous y cliquerez sur le lien qui vous permettra d'écouter l'entretien de Christiane Charette et de ses deux invités, Gilles Danroc et Alain Crevier à son émission du lundi 18 janvier 2010:

Haïti-séisme/Danroc et Crevier.

Très intéressante discussion.
Bonne écoute et bonne réflexion.

Haïti-séisme/ Les universités québécoises observeront une minute de silence en mémoire des victimes

Cette minute de silence sera observée le mardi 19 janvier à 16 h 53, précisément une semaine après que le tremblement de terre ait secoué Haïti.

Pour lire la note de presse, cliquez sur le lien suivant: CREPUQ.

samedi 16 janvier 2010

Haïti-séisme/ Ça va mieux aux Cayes qu'à Port-au-Prince

Amies et amis internautes,

Pour avoir des nouvelles de la région des Cayes (Camp-Perrin), je vous vous propose de visiter le site suivant:

http://pwojeespwa.blogspot.com/

Si la date de votre visite est très éloignée du 12 janvier, je vous suggère d'y entrer par exemple par les liens suivants (13 et 16 janvier 2010):

http://pwojeespwa.blogspot.com/2010/01/local-destruction.html

http://pwojeespwa.blogspot.com/2010/01/disaster-update-day-4.html

Haïti : le témoignage bouleversant de l'écrivain Dany Laferrière

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L'écrivain canadien d'origine haïtienne, Dany Laferrière.- Photo: AFP/Miguel Medina, 16 janvier 2010
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Source: lemonde.fr

Romancier récompensé à l'automne 2009 par le prix Médicis pour L'Enigme du retour (Grasset), Dany Laferrière faisait partie des écrivains invités au festival Etonnants Voyageurs en Haïti, qui devait avoir lieu à Port-au-Prince du 14 au 21 janvier. Après plusieurs jours passés dans la capitale haïtienne, de retour à Montréal, où il réside depuis de longues années, il nous a accordé, vendredi 15 janvier, un entretien.



Où étiez-vous lorsque le séisme s'est produit ?

J'étais à l'Hôtel Karibé, qui se situe à Pétionville, en compagnie de l'éditeur Rodney Saint-Eloi. Il venait juste d'arriver et voulait aller dans sa chambre. Comme j'avais faim, je l'ai entraîné au restaurant et cela l'a peut-être sauvé… Nous étions donc en train de dîner lorsque nous avons entendu un bruit très fort. Dans un premier temps, j'ai pensé que c'était une explosion qui venait des cuisines, puis ensuite j'ai compris qu'il s'agissait d'un tremblement de terre. Je suis aussitôt sorti dans la cour et me suis couché par terre. Il y a eu soixante secondes interminables où j'ai eu l'impression que ça allait non seulement jamais finir, mais que le sol pouvait s'ouvrir. C'est énorme. On a le sentiment que la terre devient une feuille de papier. Il n'y plus de densité, vous ne sentez plus rien, le sol est totalement mou.

Et après ces soixante secondes ?

Nous nous sommes relevés et nous nous sommes dit qu'il fallait s'éloigner de l'hôtel, qui est un bâtiment assez haut, donc peu sûr. Nous sommes alors descendus vers le terrain de tennis, où tout le monde s'est regroupé. Deux ou trois minutes plus tard, nous avons commencé à entendre des cris… Près de l'hôtel, où il n'y avait que peu de dégâts, il y a, dans la cour, de petits immeubles où les gens vivent à l'année. Tous étaient effondrés. On a dénombré neuf morts. Alors qu'on redoutait d'autres secousses, des personnes se sont levées pour commencer à porter secours.

Un énorme silence est tombé sur la ville. Personne ne bougeait ou presque. Chacun essayait d'imaginer où pouvaient se trouver ses proches. Car lorsque le séisme s'est produit, mardi 12 janvier, Port-au-Prince était en plein mouvement. A 16heures, les élèves traînent encore après les cours. C'est le moment où les gens font leurs dernières courses avant de rentrer et où il y a des embouteillages. Une heure d'éclatement total de la société, d'éparpillement. Entre 15 et 16heures, vous savez où se trouvent vos proches mais pas à 16h50. L'angoisse était totale. Elle a créé un silence étourdissant qui a duré des heures. Ensuite, on a commencé à rechercher les gens. Nous sommes retournés à l'hôtel et, grâce à la radio américaine et au bouche-à-oreille, on a appris que le palais présidentiel s'était effondré mais que le président Préval était sauf. Mais personne autourde nous n'avait de nouvelles de sa famille.

Comment en avez-vous eu ?

Grâce à mon ami, le romancier Lyonel Trouillot, admirable. Bien qu'il ait des difficultés pour marcher, il est venu à pied jusqu'à l'hôtel. Nous étions sur le terrain de tennis, il ne nous a pas vus. Il est revenu le lendemain en voiture pour m'emmener chez ma mère. Après quoi, nous sommes passés voir le grand Frankétienne [dramaturge et écrivain], qui avait sa maison fissurée et qui était en larmes. Juste avant le séisme, il répétait le solo d'une de ses pièces de théâtre qui évoque un tremblement de terre à Port-au-Prince. Il m'a dit: "On ne peut plus jouer cette pièce."

Je lui ai répondu: "Ne laisse pas tomber, c'est la culture qui nous sauvera. Fais ce que tu sais faire." Ce tremblement de terre est un événement tragique, mais la culture, c'est ce qui structure ce pays. Je l'ai incité à sortir en lui disant que les gens avaient besoin de le voir. Lorsque les repères physiques tombent, il reste les repères humains. Frankétienne, cet immense artiste, est une métaphore de Port-au-Prince. Il fallait qu'il sorte de chez lui. En me rendant chez ma mère, j'étais angoissé car j'ai vu des immeubles en apparence solides totalement détruits, et aussi d'innombrables victimes.

Même à Pétionville, moins touchée ?

Oui, beaucoup. J'ai commencé à les compter, puis j'ai cessé… C'étaient des piles de corps que les gens disposaient avec soin, le long des routes, en les couvrant d'un drap ou d'un tissu. Après le temps de silence et d'angoisse, les gens ont commencé à sortir et à s'organiser, à colmater leurs maisons. Car ce qui a sauvé cette ville c'est l'énergie des plus pauvres. Pour aider, pour aller chercher à manger, tous ces gens ont créé une grande énergie dans toute la ville. Ils ont donné l'impression que la ville était vivante. Sans eux, Port-au-Prince serait restée une ville morte, car les gens qui ont de quoi vivre sont restés chez eux pour la plupart.

C'est pour témoigner de cette énergie que vous êtes rentré ?

En effet, mais pas seulement. Lorsque l'ambassade du Canada m'a proposé d'embarquer vendredi, j'ai accepté car je craignais que cette catastrophe ne provoque un discours très stéréotypé. Il faut cesser d'employer ce terme de malédiction. C'est un mot insultant qui sous-entend qu'Haïti a fait quelque chose de mal et qu'il le paye.

C'est un mot qui ne veut rien dire scientifiquement. On a subi des cyclones, pour des raisons précises, il n'y a pas eu de tremblement de terre d'une telle magnitude depuis deux cents ans. Si c'était une malédiction, alors il faudrait dire aussi que la Californie ou le Japon sont maudits. Passe encore que des télévangélistes américains prétendent que les Haïtiens ont passé un pacte avec le diable, mais pas les médias… Ils feraient mieux de parler de cette énergie incroyable que j'ai vue, de ces hommes et de ces femmes qui, avec courage et dignité, s'entraident. Bien que la ville soit en partie détruite et que l'Etat soit décapité, les gens restent, travaillent et vivent. Alors de grâce, cessez d'employer le terme de malédiction, Haïti n'a rien fait, ne paye rien, c'est une catastrophe qui pourrait arriver n'importe où.

Il y a une autre expression qu'il faudrait cesser d'employer à tort et à travers, c'est celle de pillage. Quand les gens, au péril de leur vie, vont dans les décombres chercher de quoi boire et se nourrir avant que des grues ne viennent tout raser, cela ne s'apparente pas à du pillage mais à de la survie. Il y aura sans doute du pillage plus tard, car toute ville de deux millions d'habitants possède son quota de bandits, mais jusqu'ici ce que j'ai vu ce ne sont que des gens qui font ce qu'ils peuvent pour survivre.

Comment est perçue la mobilisation internationale ?

Les gens sentent que cette fois, cette aide est sérieuse, que ce n'est pas un geste théâtral comme cela a pu se produire par le passé. On perçoit que les gouvernements étrangers veulent vraiment faire quelque pour chose pour Haïti, et aussi que dans le pays personne ne veut détourner cette aide. Car ce qui vient de se produire est bien trop grave. Il y a tant à faire, à commencer par ramasser les morts. Cela prendra sans doute plusieurs semaines. Ensuite, il faudra déblayer toute la ville pour éviter les épidémies. Mais le problème numéro un, c'est l'eau, car à Port-au-Prince, elle est polluée. Habituellement, on la fait bouillir pour la boire, mais il n'y a plus de gaz.

Les Haïtiens espèrent beaucoup de la communauté internationale. Si des choses sont décidées à un très haut niveau, dans le cadre d'un vaste plan de reconstruction, alors les Haïtiens sont prêts à accepter cette dernière souffrance. La représentation de l'Etat, à travers le gouvernement décimé, étant touchée, c'est le moment d'aller droit vers le peuple et de faire enfin quelque chose d'audacieux pour ce pays.

Propos recueillis par Christine Rousseau

dimanche 27 décembre 2009

Amitié: François (Toutou) Georges et Pierre D. Montès

Il y a quelques mois, mon ami et collègue Lemane Vaillant invitait les membres de son intéressant et sélect forum à échanger sur le thème de l'amitié. Je m'étais alors spontanément rappelé l'amitié de deux hommes Pierre D. Montès (mon père) et François Georges (Toutou pour les intimes); mais je n'ai pas pu intervenir sur le forum, le temps me faisant défaut.

Il y a trente ans François décédait à Port-au-Prince; c'était, je me le rappelle très bien, en août 1979. Mon père, lui nous quittera pour l'au-delà quatorze ans plus tard, en décembre 1993.

Aux funérailles de Toutou, son ami frère Pierre prononça le discours funèbre que je reproduis intégralement ci-dessous.


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Mesdames,
Messieurs,
C’est le 3 juillet 1979 que j’adressais un court billet à mon ami François Georges dans lequel je voulais condenser tout ce que représente pour moi son amitié toujours simple dans ses manifestations parce que sincère.

«Mon cher Toutou, lui disais-je, il y a une quarantaine d’années quand on s’était rencontré, dans des circonstances à peu près banales, rien ne pouvait laisser prévoir que ce serait le point de départ d’une amitié sincère et profonde que le temps n’a jamais pu ternir de son ombre mais qui plutôt s’est raffermie chaque jour davantage. Ami timide et effacé pendant mes bons jours mais frère empressé, généreux et désintéressé pendant mes temps de détresse et de difficulté, je rends grâces à Dieu de t’avoir placé sur mon chemin, comme un bon Samaritain qui n’a d’égal que celui de l’Évangile. Que le Seigneur daigne te bénir richement et t’accorder encore de très longues années de Santé et de Bonheur

Il y a donc un mois, je te souhaitais, dans l’intérêt de ta famille, de tes proches, de tes amis, encore de longues années. Quelle ironie ! On comprend alors que, aveuglé par la douleur profonde, frustré dans son amitié, le commun, un instant, terrassé par l’irréparable, se pose des questions qui traduisent déjà un soupçon de doute et demande à la Foi de se justifier.

C’est parce que tu étais d’une rectitude parfaite, c’est parce que tu étais une leçon vivante de l’amitié vraie et de l’honnêteté facile que l’on éprouve aujourd’hui, la douleur d’avoir perdu avec toi, une éloquente expression du Beau et du Bien.

C’est à ton âme ardente, belle et généreuse que Dieu accordera alors la richesse de ses bénédictions et pendant de très longues années s’imposera à tous ceux qui eurent le bonheur de t’approcher, le souvenir enrichissant de ton passage parmi les humains. Il faut croire que tes multiples expériences ici-bas, tes nombreuses et profondes méditations et la nature même de tes pensées murissaient ton âme. Elle s’en est allée, haut, très haut au-dessus de la médiocrité humaine, pour une demeure à la dimension de ses aspirations. Mais ta famille, tes amis ne cesseront pas pour autant, de regretter l’absence ; tout cela ne va pas faire sécher les joues ruisselantes de pleurs. Il est dur à porter le deuil d’un époux, d’un père ! Dans la maison, les choses de tous les jours, les meubles, les riens d’hier, aujourd’hui parleront avec une éloquence trop grande pour ne pas être douloureuse de l’absence désormais maladive.

Parents rudement éprouvés, c’est à vous autres, maintenant et c’est à nous autres aussi les amis, à commencer une chose nouvelle. Nous devons apprendre à vivre autrement avec lui. Autrement, c’est-à-dire spirituellement, autrement c’est-à-dire en faisant les choses telles que lui les aurait faites. Alors cette continuation de sa vie par relais nous fera renouer avec lui par delà sa disparition, une autre vie que celle-là ne finira que pour la grande réunion générale des âmes de tous les temps, une autre vie que celle-là ne finira que pour commencer celle qui est éternelle.

Dans Sa Bonté et Sa Miséricorde, Dieu nous fera la grâce de pouvoir supporter chrétiennement notre chagrin immense et Il saura ouvrir les bras, pour accueillir sur le seuil, l’âme de celui que nous pleurons aujourd’hui.

Pierre D. Montès
Port-au-Prince, Haïti
6 août 1979

L'année 2009 en photos

Amies et amis internautes,

Quelles sont les photos qui caractérisent l'année 2009 ?
AOL propose ses choix.
Pour les voir cliquez sur: «2009: The Year in Photos».

samedi 14 novembre 2009

Dany Laferrière, Prix Médicis, à l'émission de Christiane Charette

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L'écrivain Dany Laferrière à l'émission de Christiane Charette.
Photo: Radio-Canada, 13 novembre 2009
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Dany Laferrière est un habitué des studios de Radio-Canada. Il intervient régulièrement dans diverses émissions (e.g., Je l'ai vu à la Radio avec Franco Nuovo les samedis); il est souvent invité, ponctuellement, dans d'autres émissions.

L'auditoire aime entendre Dany et les animateurs prennent plaisir à l'entendre et à le faire parler. Et il en est ainsi depuis des décennies, au Québec.

Hier, à Radio-Canada, Dany parlait « de l'exil comme moteur de création ».

Pour écouter l'entretien, cliquez sur Dany-Prix Médicis.


Pour lire et/ou écouter d'autres documents relatifs à Dany Laferrière et au Prix Médicis, cliquez sur Dany-liens divers.

lundi 2 novembre 2009

Dany Laferrière reçoit le prix Médicis 2009

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Dany Laferriere à Paris, le 4 novembre 2009, tenant son roman qui a obtenu le prix Médicis.- Photo AFP
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Le dernier roman de Dany s'intitule: L'énigme du retour.

Dans la plupart de ses romans (celui-ci en est son 19e, selon ce qu'a dit Michel Desautels cet après-midi à Radio-Canada-radio, dans un entretien téléphonique avec l'auteur qui se trouvait à Paris), Dany parle de sa grand-mère, de Petit Goâve.

Dans ce dernier roman, il parle beaucoup de son père Winsor K. Laferrière, pour la première fois, je crois. Ce dernier fut Sous-secrétaire d'État de l'Économie nationale sous le gouvernement provisoire du Président Franck Sylvain (7 février 1957- 1er avril 1957). À ce moment-là, Dany n'avait que 3 à 4 ans; nous avions quelques années de plus que lui, suffisamment pour entendre parler de son père à la radio durant la période mouvementée de décembre 1956 à septembre 1957.

Pour nous, Dany est notre «petit gars» de la rue Lafleur-Duchêne, Port-au-Prince, jouant au foot-ball dans la cour avant de sa maison, derrière une barrière fermée. Nous entendons encore sa voix grave parlant à ses coéquipiers, alors que nous discutions de mathématiques avec feu Carlo Delerme, chez Nana Henriquez, juste en face de chez Dany. C'était en 1970. Nous préparions le concours d'entrée à la Faculté des Sciences; Carlo était déjà en première Année à la FDS.

Par la suite, nous lisions Dany dans la revue hebdomadaire Le Petit Samedi Soir, puis dans Haïti-Observateur, puis dans La Presse. Nous l'avions aussi vu à la télé (TQS à ses débuts dans les années 1980).

Nous avons aussi visionné son premier film: Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer; nous avons lu aussi son livre portant le même titre. Nous avons lu aussi Pays sans chapeau quelques autres romans, pas tous, car il y a des quelques titres qui nous repoussent.

Plus récemment, nous écoutions ses éditoriaux dans une émission matinale de Radio-Canada/radio.

Dany est très respecté dans le milieu littéraire et journalistique de Montréal et du Québec.

Dany Laferrière est un grand écrivain.

L'énigme du retour est un livre spécial: l'auteur entremêle prose et vers, harmonieusement.

À la page 285 de L'énigme du retour, on lit:

« Ma vie d'avant semble si loin.
Cette vie où je fus journaliste, exilé,
ouvrier, et même écrivain.
Et où j'ai rencontré tant de gens
pour qui je ne suis plus aujourd'hui
qu'une silhouette en train de s'effacer


Non, nous sommes certains que Dany écrira encore de grandes oeuvres littéraires avant de voir son «âme fuir sur l'aile d'un beau chant», comme le dit si bien le poète Dominique Hyppolite dans Seigneur lorsque viendra.

Dominique Antoine dit de Dany qu'il est un homme impressionnant. C'est notre avis. Et nous croyons que ce doit être celui d'un grand nombre d'écrivains, critiques littéraires et journalistes du Québec et ailleurs dans le monde «sphérique».

Pour lire une petite présentation de Dominique Antoine, cliquez ici.

Voici d'autres liens:

Enfin, voici un article de Dominique CHABROL (AFP), 4 novembre 2009:

lundi 12 octobre 2009

Dr. Jean-Claude Fouron, une sommité mondiale en cardiologie fœtale

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Dr. Jean-Claude Fouron, Hôpital Sainte-Justine, Montréal
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Le Dr. Jean-Claude Fouron, d'origine haïtienne, est la personnalité de la semaine de La Presse/Radio-Canada. Il travaille depuis plus de 40 ans sur les bébés. Il est cardiologue pédiatrique du centre hospitalier Sainte-Justine, spécialisé en cardiologie foetale.

Monique Lapointe présente aux auditeurs de Radio-Canada/radio le Docteur Jean-Claude Fouron. Cliquez sur le lien suivant pour écouter: Radio-canada 12 octobre 2009

Le 15 mai 2009, le Collège des médecins du Québec décernait son Grand Prix au Dr. Jean-Claude Fouron, un cardiologue pédiatrique exceptionnel. Le Collège des médecins reconnaissait ainsi l'apport significatif du Dr. Fouron à l’évolution de la profession médicale et soulignait son dévouement hors du commun et son sens profond de l’engagement auprès de ses étudiants, de ses patients et de la collectivité.

Pour lire le communiqué du Collège des médecins, cliquez sur CMQ.

Pour lire un sommaire de la carrière du Dr Fouron, cliquez ici.

Le Coin de Pierre salue bien bas cet chercheur à travers qui Haïti démontre, entre autres personnalités, ce qu'elle est capable de produire avec le peu de moyens dont elle dispose.

mardi 25 août 2009

La mort de Michael Jackson attribuée officiellement au propofol

REUTERS, Chris Baltimore, 25 août 2009

Les services médico-légaux du comté de Los Angeles annoncent que la disparition de Michael Jackson est imputable à une dose mortelle de l'anesthésique propofol.
Le Roi de la pop est décédé le 25 juin des suites d'une défaillance cardiaque à l'âge de 50 ans.
Les conclusions du médecin légiste sont contenues dans des documents officiels dévoilés à Houston.

Les causes exactes de la mort du chanteur ont fait l'objet d'une enquête de la police, qui a concentré ses investigations sur les médicaments prescrits et le rôle des médecins qui soignaient Michael Jackson, tout particulièrement son médecin personnel, le Dr Conrad Murray.

« Le médecin légiste en chef de Los Angeles, le Dr Sathyavagiswaran, a indiqué avoir examiné les résultats préliminaires toxicologiques. Son évaluation préliminaire de la cause de la mort de Michael Jackson fait état de doses mortelles de propofol (Diprivan) », lit-on notamment dans le mandat de perquisition des cabinets du Dr Murray, émis en Californie.

Ce mandat a été divulgué par le greffier de district du comté de Harris, à Houston. Le Dr Murray y a un cabinet médical, qui a été visé par une perquisition le 22 juillet.

Dans une déclaration sous serment en vue du mandat, la police dit avoir « rassemblé des éléments constituant la preuve d'un délit d'homicide qui tendent à montrer que le Dr Conrad Murray a commis ledit délit ».

L'avocat de Murray, Ed Chernoff, n'a pu être joint.

Murray, qui se trouvait dans la chambre de Michael Jackson le jour de sa mort afin de faciliter son sommeil, lui a administré de nombreux médicaments dont une dose de 25 milligrammes de propofol par voie intraveineuse à 10 h 40 heure locale, précise le mandat de perquisition.

Jackson était « très habitué » au propofol, qu'il baptisait son « lait » en raison de l'apparence laiteuse de l'anesthésiant, ajoute le document.

Dans les premières heures du 25 juin, le Dr Murray a également donné à Michael Jackson du Valium, de l'Ativan et du Versed.

Jackson est allé dormir après avoir reçu le propofol. Murray est resté à ses côtés pendant une dizaine de minutes avant de sortir pour se rendre aux toilettes. Lorsqu'il est revenu, environ deux minutes plus tard, Jackson ne respirait plus, précise le document.

L'enterrement du Roi de la pop au Glendale Forest Lawn Memorial Park, près de Los Angeles, a été fixé au 3 septembre.

Version française Jean-Loup Fiévet et Jean-Stéphane Brosse

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L'article ci-dessus posté provient d'ici.

lundi 24 août 2009

Coroner rules Jackson's death a homicide; tests reveal propofol, other drugs

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Pop star Michael Jackson, March 17, 2005 file photo.
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By Thomas Watkins, The Associated Press, August 24, 2009


LOS ANGELES - The Los Angeles County coroner has ruled Michael Jackson's death a homicide, a law enforcement official told The Associated Press, a finding that makes it more likely criminal charges will be filed against the doctor who was with the pop star when he died.

The coroner determined a fatal combination of drugs was given to Jackson hours before he died June 25 in his rented Los Angeles mansion, according to the official who spoke on condition of anonymity because the findings have not been publicly released.

Forensic tests found the powerful anesthetic propofol acted together with at least two sedatives to cause Jackson's death, the official said.

Dr. Conrad Murray, a Las Vegas cardiologist who became Jackson's personal physician weeks before his death, is the target of a manslaughter investigation by the Los Angeles Police Department.

According to a search warrant affidavit unsealed Monday in Houston, Murray told investigators he administered a 25 milligram dose of propofol around 10:40 a.m., after spending the night injecting Jackson with two sedatives in an unsuccessful attempt to get him to sleep.

The warrant, dated July 23, states that lethal levels of propofol were found in Jackson's system. Besides the propofol and two sedatives, the coroner's toxicology report found other substances in Jackson's system but they were not believed to have been a factor in the singer's death, the official said.

Murray has spoken to police and last week released a video saying he "told the truth and I have faith the truth will prevail."

His attorney, Edward Chernoff, had no immediate comment but has previously said Murray never administered anything that "should have" killed Jackson.

A call to the coroner's office was not returned Monday. Murray did not say anything about the drugs he gave to Jackson.


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The AP article was taken from yahoo.


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More news (August 25, 2009)

Homicide ruling, documents detail death of Jackson
08/25/2009 2:00 PM, AP

The Los Angeles County coroner's finding that the death of Michael Jackson was a homicide could mean criminal charges for his doctor, who told investigators he administered a mix of powerful drugs to treat the pop star's insomnia hours before his death.

The homicide ruling was based on forensic tests that found the anesthetic propofol combined with at least two sedatives to kill Jackson, a law enforcement official told The Associated Press, speaking on condition of anonymity because the findings have not been publicly released.

The finding does not necessarily mean a crime was committed. But it does help prosecutors if they decide to file criminal charges against Dr. Conrad Murray, the Las Vegas cardiologist who was caring for Jackson when he died June 25 in a rented Los Angeles mansion.

"It is an easier prosecution when the medical examiner calls it a homicide," said Dr. Michael Baden, the former chief medical examiner in New York City, who is not involved in the Jackson investigation.

Through his lawyer, Murray has said he administered nothing that should have killed Jackson.

Murray told investigators that at the time of Jackson's death, he had been trying to wean the entertainer off propofol. The doctor said he'd been treating Jackson for insomnia for about six weeks with 50 milligrams of the drug every night via an intravenous drip, a search warrant affidavit said.

Murray said he feared Jackson was becoming addicted to the anesthetic, which is supposed to be used only in hospitals and other advanced medical settings.

Murray told police he was present when another Las Vegas anesthesiologist, Dr. David Adams, sedated Jackson with propofol at an unnamed cosmetologist's office "sometime between March and April of this year," according to the affidavit.
It was about the time Jackson requested that Murray become his personal physician for a European tour, the affidavit said.

A woman at Adams' office in Las Vegas referred calls Tuesday to his lawyer, Liborius Agwara, who did not immediately respond to messages seeking comment.

Nevada State Board of Osteopathic Medicine records show Adams has been licensed in the state of Nevada since 2002, and there are no reports of malpractice and no disciplinary issues against him. Ongoing investigations are confidential unless a licensee is named in a formal administrative complaint.

The affidavit was unsealed in Houston, where Los Angeles police took materials from one of Murray's clinics last month as part of their manslaughter investigation. Manslaughter is homicide without malice or premeditation.

The affidavit says Murray told detectives that two days before Jackson's death, he had lowered the propofol dose to 25 milligrams and added the sedatives lorazepam and midazolam, a combination that succeeded in helping the pop star sleep. The next day, Murray said, he cut off the propofol and Jackson fell asleep with just the two sedatives.

But on June 25, Murray said, he tried unsuccessfully to make Jackson sleep with a series of drugs that included a 10-milligram tablet of Valium and repeated injections of two milligrams of lorazepam and two milligrams of midazolam.

When the combination didn't work, he said he gave in to Jackson's "repeated demands/requests" for propofol, which the singer called his "milk," according to the affidavit.

Around 10:40 a.m., Murray administered 25 milligrams of the white-colored liquid — a relatively small dose — and finally Jackson fell asleep.

Murray remained with the sedated Jackson for about 10 minutes then left for the bathroom, the affidavit said. Less than two minutes later, Murray returned and found Jackson had stopped breathing.

Cell phone records show three separate calls from Murray's phone between 11:18 a.m. and 12:05 p.m., the affidavit said. Murray said one call was to Jackson's personal assistant, Michael Amir Williams, saying he needed help to deal with an emergency in Jackson's top-floor bedroom. It's not clear who else received calls. Murray told authorities he was administering CPR during that time.

In a statement posted late Monday on his firm's Web site, Murray's attorney Edward Chernoff questioned the timeline as depicted in the affidavit, calling it "police theory."

"Dr. Murray simply never told investigators that he found Michael Jackson at 11:00 a.m. not breathing," Chernoff said. He declined to comment on the homicide ruling, saying, "We will be happy to address the coroner's report when it is officially released."

The coroner's office has withheld its autopsy findings, citing a request from police to wait until their investigation is complete.

It is no surprise that such a combination of medications could kill someone, said Dr. David Zvara, anesthesia chairman at the University of North Carolina at Chapel Hill.

"All those drugs act in synergy with each other," Zvara said. Adding propofol on top of the other sedatives could have "tipped the balance" by depressing Jackson's breathing and ultimately stopping his heart, he said.

The 25 milligrams of propofol "is not a whopping amount," said Lee Cantrell, director of the San Diego division of the California Poison Control System. It was the cocktail of the other sedatives, known as benzodiazepines, that "may have been the trigger that pushed him over the edge," Cantrell said.

"This is horrible polypharmacy," he said, referring to the interaction among the various drugs. "No one will treat an insomniac like this."

The affidavit, signed by a judge July 20, said the coroner's office chief medical examiner told police his review of preliminary toxicology results showed "lethal levels of propofol."

Murray didn't tell paramedics or doctors at the UCLA hospital where Jackson was rushed about any drugs he administered other than lorazepam and flumazenil, a "rescue drug" to counteract problems from too much lorazepam, according to the affidavit.

It was only during a subsequent interview with Los Angeles police detectives that Murray gave a fuller accounting of the events leading up to the 911 call, the document said.

The coroner's office said Tuesday it had no comment on the case. A spokeswoman for the Los Angeles District Attorney's said no case had been presented so the office had nothing to comment on.

The line between safe and dangerous doses of propofol is thin, and according to the drug's guidelines a trained professional must always stay bedside. Home use of propofol is virtually unheard of — safe administration requires both a specially trained anesthesiologist and an array of lifesaving equipment. Murray was trained as a heart doctor, not a pain and sedation specialist.

A patient's weight determines the correct dose of a drug like propofol. Jackson was thin and reportedly exhausted from the rigors of rehearsing for a series of summer comeback concerts.

The hazards of getting the dose right is one reason propofol is supposed to be given only by specially trained professionals in a setting where rescue equipment and personnel are immediately available. When the drug is used for surgical anesthesia, doctors typically give one dose to put the patient under and then a lighter dose to maintain anesthesia.

Authorities said in the affidavit that federal Drug Enforcement Administration agents had been unable to find records tying Murray to the acquisition of propofol. By Aug. 11, however, investigators had served a search warrant at a Las Vegas pharmacy and uncovered evidence showing Murray legally purchased the propofol he gave Jackson on the day he died.

Jackson's family members released a statement Monday, saying they have "full confidence" in the legal process and the efforts of investigators. It concludes: "The family looks forward to the day that justice can be served."

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Contributing to this report were AP Medical Writer Marilynn Marchione in Milwaukee and Associated Press Writers Alicia Chang in Los Angeles, Michael Gracyzk in Houston and Ken Ritter in Las Vegas.

Source: yahoo.



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More news (August 24, 2009)

For Jackson, a long and medicated night
08/24/2009 6:00 PM, AP
The Associated Press


Michael Jackson was given a series of sedatives by Dr. Conrad Murray on June 25, the day the singer died, according to an affidavit released Monday in Houston:

1:30 a.m. — 10 milligram tablet of Valium, a sedative.

2 a.m. — 2 milligrams of the sedative lorazepam (brand name Ativan) given intravenously.

3 a.m. — 2 milligrams of the sedative midazolam (brand name Versed) given intravenously.
5 a.m. — 2 milligrams of lorazepam given intravenously.

7:30 a.m. — 2 milligrams of midazolam given intravenously.

10:40 a.m. — 25 milligrams of propofol (brand name Diprivan) given intravenously and diluted with lidocaine (brand name Xylocaine).

10:50 a.m. — Doctor leaves Jackson's room; returns minutes later to find Jackson not breathing. Begins CPR and gives 0.2 milligrams of flumazenil (brand name Anexate), used to reverse sedatives.
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Source: yahoo.

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More news (August 26, 2009)

Time gap in Jackson death could prove key to case

08/26/2009 6:00 AM, AP

vendredi 31 juillet 2009

Hommage à Léa Racine Bois

Par Madame Claudette Laurent
New York
Le 6 mars dernier, nous avons appris le départ d’une grande dame de notre pays à l’âge de 99 ans ; Mme Léa Racine Bois allait boucler ses 100 ans en juin, mais elle est partie un peu plus tôt. Elle a été une dame qui fut très chère aux Guides d’Haïti, puisqu’elle faisait partie du Comité des Dames de l’Association Nationale des Guides d’Haïti à côté de Mme Carmen Durocher, Mme Ena Haig, Mme Francesca Cuvilly, Mlle Jeanne Durocher, pour ne citer que celles-là.

Pour avoir connu Mme Bois depuis mon enfance, je m’en voudrais de ne pas évoquer certains souvenirs ; j’espère que ma mémoire ne me fera pas défaut. Très jeune, je fréquentais l ‘Ecole Annexe (annexe de l’Ecole Normale d’Institutrices) ; j’ai connu plusieurs directrices avant elle : Camille Munier, Mme Occuli Xavier, Mme Georges Honorat. Cependant, ce fut elle qui m’a surtout marquée. L’Ecole Annexe devint Ecole primaire République Argentine. Mme Bois passa trois ans à la tête de cette école : elle y avait placé ses filles, Marie-Denise, Eliane et Gladys. Pour ses élèves, elle était une maman affectueuse qui s’imposait par sa démarche vaillante et altière, elle était à la fois affectueuse, sévère et amoureuse de la discipline. Tout ceci excitait notre admiration. Mme Léa R. Bois ne marchandait jamais son concours tant chez les Guides que dans le domaine de l’éducation. Femme impartiale, elle n’épargnait pas ses propres enfants quand il fallait les punir ou les récompenser. En un mot, elle fut « une main de fer dans des gants de velours ».

Quand elle nous a laissées en 1950, c’était pour aller fonder le « Foyer Familial », une école primaire supérieure qui formait des jeunes filles. Quelques années plus tard, cette école se transforma en une plus grande sous le nom de Ecole République du Chili. Nous l’avons suivie dans sa carrière d’éducatrice quand elle est devenue inspectrice des écoles. Pensionnaire, elle continuait à dispenser ses services dans l’enseignement, plus précisément au Collège Catts Pressoir.

Nous n’allons pas oublier de si tôt cette femme extraordinaire qui a marqué plusieurs générations. Nous n’avons qu’à nous courber bien bas devant le départ de cette GRANDE DAME et présentons nos condoléances à ses enfants, ses petits-enfants et à toute sa famille.
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L'article original a été publié dans le Journal de CASEGHA (Association des Anciens Scouts et Guides d'Haïti)

jeudi 30 juillet 2009

Marie Curie (Marya Salomea Sklodowska), deux fois prix Nobel

*
Marie Curie (7 novembre 1867 - 4 juillet 1934)

***

Je viens de terminer la lecture du livre d'Henry Gidel intitulé: Marie Curie.

Loin des ordinateurs, d'Internet et du téléphone, mais près de ma chère moitié, j'ai pu, par intermittence, à l'intérieur de cinq jours consécutifs, lire (ou relire, comme disent les français) la biographie de cette femme exceptionnelle: Marie Curie.


Je recommande cette lecture aux internautes. Henry Gidel a fait un travail remarquable: la lecture de son livre est à la portée de tous, physiciens ou non, chimistes ou non. Monsieur ou Madame Tout-le-Monde pourra comprendre la vie et l'oeuvre de Pierre et Marie Curie décrites par Henry Gidel.


On peut lire ce qui est écrit sur la couverture du livre en cliquant ici ou en consultant la note ci-dessous (1).


La lecture terminée, dès que j'ai pu avoir accès à Internet, je me suis précipité sur le site Web de la BNF pour y lire la thèse de doctorat de Marie Curie.


La vie de Pierre Curie que l'auteur nous a brossée nous a particulièrement touchée. Nous avons cru déceler entre la vie de Pierre Curie et la nôtre quelques points de similitude, ... sur le plan professionnel.


On peut lire un résumé de la vie de Pierre Curie sur Wikipédia-P. Curie et celui de la vie de Marie Curie sur Wikipédia-M. Curie.


L'institut Curie présente ici quelques repères chronologiques utiles.
Voici quelques phrases tirées du livre d'Henry Gidel.
« Paris. Novembre 1891...»
«...l'université de Paris, l'objet constant de ses rêves depuis son adolescence, est maintenant à sa portée...»
«...La Sorbonne se dresse enfin devant elle...»
«...À la Sorbonne de l'époque, ce qui n'est pas pour lui déplaire, règne dans les amphithéâtres une atmosphère compassée: les professeurs enseignent tous en habit noir et cravate blanche. À ses yeux, c'est très bien ainsi, la Science mérite d'être respectée. Et puis Marie a la chance de se trouver devant l'élite des professeurs de l'Université française. C'est Gabriel Lippmann qui donne des cours de mécanique rationnelle (il obtiendra le Nobel en 1908). C'est Émile Duclaux, c'est Joseph Boussinesq qui, tous deux, séduisent son intelligence et avec lesquels elle va de découverte en découverte.»
«Il était temps d'ailleurs. Elle n'imaginait pas que ses lacunes fussent aussi béantes...»
«...En juillet 1892, elle renonce à passer ses vacances à Varsovie, à retrouver son père. Elle reste à Paris. Consciente de ses faiblaisses en mathématiques, elle a décidé de consacrer son été à compléter ses connaissances dans ce domaine. Elle va prendre quelques leçons particulières, puisant dans ses pauvres ressources et aidée par les Dluski (NDCDP.-sa soeur et son beau-frère)...»
«...Pendant toute cette année 1892-1893, elle continue à travailler d'arrache-pied ne s'accordant aucun répit, sauf une fois au printemps quand elle ira cueillir quelques fleurs dans une forêt toute proche...»
«...Elle travaille avec tant de volonté, d'application et d'intelligence que le jour de juillet 1893 où l'appariteur de la faculté vient afficher la liste par ordre de mérite des reçus à la licence ès sciences physiques, elle constate que son nom est le premier. Pourtant elle était arrivée à la Sorbonne malade d'angoisse, le coeur battant la chamade. L'idée qu'elle pût échouer la révoltait - ce qui n'aurait pourtant rien eu d'infamant au vu des conditions dans lesquelles elle s'était présentée: elle venait de l'étranger et elle était de sexe féminin.»
« Comment ne pas évoquer ici la situation particulière des femmes dans l'université française ? Elles y étaient rares. En effet, c'est seulement en 1880 que la loi de Camille Sée avait institué un diplôme de fin d'études secondaires délivré après un examen. Mais le baccalauréat était encore réservé aux seuls garçons. De plus, les matières enseignées n'étaient pas les mêmes; et l'enseignement dispensé aux jeunes filles ne donnait qu'une place minime aux mathématiques et aux sciences en général...Concrètement, les portes de l'université ne leur étaient qu'entrouvertes, la première d,entre elles n'y ayant été admise qu'en 1867.»
«...C'est seulement en 1875 qu'une Française obtient son doctorat en médecine. Et dans les années 1880, la première femme, Jeanne Chauvin, qui soutient sa thèse de droit est si chahutée par le public de l'amphithéâtre qu'elle doit poursuivre sa soutenance à huis clos. En 1891, année ou Marie s'inscrit à la Faculté des sciences, vingt-trois femmes, en tout et pour tout, figurent parmi les mille huit cent vingt-cinq étudiants inscrits.»
«Cette situation explique toutes les difficultés que rencontrera Marie dans sa carrière. Et Dieu sait si elles seront nombreuses.»
«...au fil du temps, elle s'est rendu compte qu'en physique comme en chimie, elle n'irait pas loin si sa formation mathématique demeurait aussi insuffisante. Il est donc indispensable qu'elle prépare maintenant une seconde licence, celle des mathématiques...»
«... son amie Dydynska...est parvenue...à lui faire obtenir la bourse Alexandrovitch, d'un montant de 600 roubles...destinée aux étudiants de mérite qui entendent poursuivre leurs études hors de Russie... Du coup, la voici absolument déterminée à préparer à la Sorbonne ce nouvel examen.»
«...Cette année encore, elle a de la chance. À la Sorbonne, elle suit les cours des plus brillants mathématiciens français, ceux de Paul Painlevé dont les travaux sur les courbes et surfaces algébriques, les équations différentielles et les fonctions elliptiques font autorité. Ceux, aussi, d'Henri Poincaré...qui a complètement renouvelé l'analyse mathématique. Ceux encore de Paul Appel, dont elle suit avec passion les leçons de mécanique rationnelle.»
« Ces enseignements procurent à Marie une espèce de volupté intellectuelle dont elle ne pourra plus se passer. Elle ne se lasse pas d'admirer la prodigieuse agilité de ces raisonnements mathématiques, de ces longues série de formules implacablement déduites les unes des autres et qui emplissent peu à peu l'intégralité du tableau noir. devant elle officient ces acrobates de la pensée qui n'ont pour outil qu'un humble morceau de craie. Seul son crissement occupe le silence des amphithéâtres où les étudiants, nuque penchée, recueillent pieusement les formules algébriques, écritures sacrées, signes mystérieux que destinent à leur fidèles ces grands prêtres de la Science. »

«... Marie va trouver sur son chemin (NDCDP.- en 1894) un autre adepte fanatique de la science... Cet homme, c'est Pierre Curie... »

«... alors que la jeune fille prépare sa licence de mathématiques, elle suit encore les cours de Gabriel Lippmann... (qui)...l'a recommandée à la Société pour l'encouragement de l'industrie nationale...»

«...cet organisme lui commande une étude sur les propriétés magnétiques de certains métaux. »

«... Marie s'aperçoit que l'espace qui lui est attribué (NDCDP.- à la Sorbonne par Lippmann) est beaucoup trop exigu.»

- «Je connais quelqu'un qui pourra peut-être vous trouver ce que vous cherchez », lui dit Josef Kowalski, professeur à l'université de Fribourg (Suisse) de passage à Paris.

«Ce quelqu'un n'est autre que Pierre Curie.»

«...Pierre Curie, contrairement aux espoirs de Kowalski, ne peut aider Marie à trouver un laboratoire. Lui même...ne dispose à l'École (NDCDP.- l'École de physique et de chimie industrielle de la ville de Paris (E.P.C.I.)) que d'un passage étroit tout resserré entre un escalier et une salle de manipulations. »

«... Quand ils se séparent, ils sont absolument décidés à se revoir...»

«...(NDCDP.-début 1895) pendant qu'elle poursuit ses recherches sur la composition chimique des aciers, il achève lui-même la rédaction da sa thèse de doctorat sur les propriétés magnétiques des corps à diverses températures... Il soutient sa thèse le 6 mars 1895, à la Sorbonne.»

«...Au fil du temps, la solitaire qu'était Marie va "s'humaniser"...Si bien qu'à la fin du printemps, sa décision est prise: elle consent à épouser Pierre. Elle a vingt-sept ans, lui, trente-six.»

«... Pendant que Pierre travaille à ses cours, de son côté, elle prépare l'agrégation de physique... Au début de l'été 1896, Marie est reçue première au concours d'agrégation.»

«...Novembre 1897. Marie a trente ans. Elle vient de remettre à la société d,encouragement pour l'industrie nationale le mémoire que celle-ci lui avait commandé.»

«...Alors elle va préparer un doctorat...»

«...En avril 1897, après un peu plus d'un an de recherches, et la publication de plusieurs articles, estimant avoir épuisé le sujet, il (Becquerel) passe à d,autres travaux. et il renonce provisoirement à savoir..."où l'uranium emprunte l'énergie qu'il émet avec une si longue persistance".»

«Mais Marie voudra en savoir davantage...»

«... À la fin de juin (1898), les Curie parviennent à une conclusion surprenante. Ils cherchaient un élément dans la pechblende, ils en trouvent deux ! L'un étroitement associé au bismuth, l'autre au baryum. »

«... les Curie commencent d'abord sur l'élément lié au bismuth: ce qu'ils parviennent à obtenir n'est...qu'un peu de poudre noire...mais la radioactivité de cette poussière est si forte qu'il ne peut s'agir que d'un corps inconnu: ils en sont suffisamment persuadés pour faire lire par Henri becquerel, le 18 juillet (1898), devant l'Académie, un communiqué: "Sur une substance nouvelle radioactive contenue dans la pechblende". »

« Si l'existence de ce nouveau métal se confirme, déclarent-ils, nous proposons de l'appeler polonium du nom du pays de l'un de nous.»

« Novembre 1898. Devant l'entrée de l'École de physique et de chimie, s'arrête enfin un chariot chargé de lourds sacs de pechblende tant attendus. Une fois transportés dans la cour, Marie, un couteau à la main, se précipite pour les ouvrir. Son visage s'illumine, voilà les fameux résidus... Elle y plonge ses mains avec délices...»

«... nous pouvons de nos jours suivre ses efforts grâce au troisième et dernier cahier disponible dans les archives: il débute le 11 novembre 1898. »

«... D'abord sagement ordonnée, elle (son écriture) devient à mesure qu'elle s'approche du but, de plus en plus nerveuse et comme crispée. S'y ajoutent des notes de Pierre qui, au début de décembre 1898, écrit pour la première fois le nom que marie a forgé, radium (du latin radius, rayon), pour désigner le nouvel élément qu'ils viennent d'identifier. Ainsi, cette découverte a été faite en... un mois seulement... à côté d'une substance liée au bismuth qu'ils avaient baptisée polonium, ils savaient qu'il en existait une autre, liée, celle-ci au baryum, mais apparemment moins difficile à séparer de lui... ce nouvel élément était ... de deux cents à six cents fois plus radioactif que l'uranium et ouvrait des perspectives particulièrement intéressantes. »

« Impatiente de prouver aux autres et à elle-même la réalité de sa découverte, Marie se précipite chez Eugène Demarçay, spécialiste de la spectroscopie, pour faire analyser un échantillon du chlorure de baryum: il découvre qu'il contient effectivement des traces d'un élément inconnu qui laisse sur le spectre une raie caractéristique de son identité. Une raie que personne n'a jamais vue et qui est pour ainsi dire, sa signature. Ce radium est donc un nouveau corps qui va prendre rang parmi les autres.»

« Marie insiste alors pour que ces résultats soient communiqués à l'Académie des sciences. La note qui les expose est signée de Pierre Curie, Mme Pierre Curie et Georges Bémont, leur collaborateur. Elle sera lue par Lippmann lors de la séance du 26 décembre 1898, puis publiée. On en retiendra la phrase la plus citée et pour cause: "Les diverses raisons que nous venons d'énumérer nous portent à croire que la nouvelle substance radioactive renferme un élément nouveau auquel nous proposons de donner le nom de radium". »

« C'est cette découverte qui rendra Marie célèbre.»

«... pendant toutes les années qui suivent leur découverte, les Curie se font un devoir de distribuer gratuitement des échantillons du nouvel élément...Il y a plus, les Curie publient sans aucune restriction, tous les résultats de leurs recherches...»

«...25 juin 1903. La Sorbonne... pour la première fois, à l'université de Paris, une femme va soutenir une thèse de doctorat en sciences physiques. Et cette femme, c'est Marie... »

«...Le sujet est: "Recherches sur les substances radioactives"... parmi les membres du jury figurent M. le professeur Gabriel Lippmann, président,..., Édmond Bouty et Henri Moissan... Marie avait invité Jean perrin et Paul Langevin... Après la délibération du jury... c'est sans surprise que son président prononce la formule attendue: "L'université de Paris accorde à Madame Pierre Curie le titre de docteur ès sciences physique avec la mention très honorable". Il y ajoute les exceptionnelles félicitations du jury. Lippmann est quand même loin de se douter qu'il ne recevra le prix Nobel qu'en 1908, cinq ans après la candidate dont il juge en ce moment les travaux. »

«14 novembre 1903. Paris, boulevard Kellermann.Encore une lettre de l'étranger. Elle suit un télégramme. Elle va bouleverser l'existence des Curie. Elle est écrite par le professeur Carl Aurivillius, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de Stockholm.»

"Monsieur et Madame Curie,

"Comme j'ai déjè eu l'honneur de vous le communiquer télégraphiquement, l'Académie des sciences, dans sa session du 12 novembre, a pris la décision de vous décerner la moitié du prix Nobel de physique de cette année (l'autre étant attribuée à Henri Becquerel)...»

«... Le prix Nobel permettra tout de même aux Curie d'améliorer leur situation professionnelle...»

«... le jeudi 19 avril 1906,...il parvient à l'endroit où la rue Dauphine rejoint les quais, face au Pont-Neuf. Le carrefour est terriblement encombré: tramways, voitures à cheval, automobilesé...La chaussée est glissante car il pleut sans trêve depuis la veille. Pierre, son parapluie ouvert, entreprend de traverser la rue. Mais un fiacre l'empêche de remarquer un grand fourgon attelé, venant du pont, aborde à vive allure la rue Dauphine; il heurte un des chevaux, il tombe sur l'asphalte. La roue gauche du lourd véhicule broie la tête du malheureux dont la mort est instantanée. »

«... elle ne se doute pas de la nouvelle qui l'attend, le 7 novembre (1911), à son laboratoire de la rue Cuvier. »

« - Un télégramme pour vous, madame, lui dit respectueusement l'appariteur de la Faculté des sciences en lui tendant une dépêche...»

« Elle l'ouvre tranquillement, s'imaginant qu'il s'agit d'une demande d'interview... Elle lit ces deux lignes si brèves, mais en même temps si importantes parce qu'elles impliquent: "Prix Nobel de chimie vous est attribué. Lettre suit. Aurivillius". »

« Ainsi Marie n'était pas seulement la première femme à avoir bénéficié d'un Nobel, elle était aussi l'unique personnalité scientifique au monde à en avoir reçu deux...»

À l'Institut du radium...« Veut-on avoir une idée de l'immense travail accompli sous sa direction ? De 1919 à 1934, quatre cent quatre-vingt-trois communications dont trente-quatre thèses et diplômes... Sur ces travaux, trente et une publications sont dues à Marie...»

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(1) En couverture du livre on lit ceci:


« Comment imaginer que Marya Sklodowska, jeune polonaise pauvre et sans appui arrivant à Paris à la fin du XIXe siècle, décrocherait deux prix Nobel et entrerait au Panthéon ? Plus connue sous son nom de femme mariée, Marie Curie et le couple de chercheurs qu'elle forma avec son mari Pierre font partie des figures légendaires de la science moderne.


Mais connaît-on vraiment le parcours qui l'a menée à identifier le radium et à bénéficier d'une renommée universelle, devenant celle qui donna l'espoir de sauver l'humanité du cancer ? Son enfance en Pologne, son exil vers la France, sa rencontre avec Pierre Curie, le début de ses recherches... Henry Gidel n'oublie rien quand il retrace la destinée de cette femme de caractère qui a su s'imposer au sein d'une communauté scientifique profondément misogyne.


Un réel tour de force qui témoigne d'une ténacité incroyable mais qui cache aussi une personnalité à fleur de peau, tolérant mal la célébrité et ses affres... D'autant que le scandale ne l'épargna pas. C'est l'existence dramatique de cette femme de légende, si forte et si faible, si dure et si émouvante, que retrace avec passion et brio Henry Gidel dans cette biographie dévoilant de multiples détails souvent ignorés de sa formidable carrière.


Un ouvrage dense et intense pour une vie et un parcours hors normes qui le furent tout autant
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Mise à jour du 31 juillet 2009

lundi 13 juillet 2009

Les expatriés de la Silicon Valley sont de retour

Par Annie Kahn
Source: lemonde.fr, 8 juillet 2009

La fuite des cerveaux aux Etats-Unis est souvent temporaire. La plupart des dirigeants des start-up françaises sélectionnées pour être présentées à une délégation d'investisseurs en capital-risque européens et américains, du 1er au 3 juillet, par les organisateurs du French Tech-Tour, ont fait leurs armes en Californie pendant dix ou vingt ans. Mais ils sont revenus.

C'est le cas de Didier Brédy, qui pensait pourtant finir sa carrière outre-Atlantique. Parti en 1985 à San José, dans la Silicon Valley californienne, pour un stage de six mois, alors qu'il était étudiant en troisième année à l'Ecole supérieure des télécommunications, il s'y trouvait toujours vingt ans plus tard. Enthousiasmé par son stage, M. Brédy avait fait des pieds et des mains pour obtenir un poste de coopérant au Consulat de France à San Francisco. En parallèle, il passait un Master of Business Administration à l'université à San José. Marié à une Américaine, il a travaillé dans des multinationales avant de créer puis de revendre sa société.

Une proposition pour un emploi qui devait être de courte durée le ramène en France. Finalement, il décide de rester plus longtemps. Un chasseur de têtes lui propose de prendre la direction d'Ekinops, une start-up française créée en 2003 et basée à Lannion (Côtes d'Armor), spécialisée dans les équipements pour réseaux de télécommunication en fibre optique. "J'ai retrouvé chez Ekinops la même ambiance, la même motivation, le même désir d'y arriver qu'aux Etats-Unis", apprécie-t-il.

Ce constat, François Lavaste, le patron de Netasq, société de logiciels de sécurité pour ordinateurs, le fait aussi. Parti aux Etats-Unis en 1994, il n'est rentré en France qu'après avoir concrétisé son rêve californien : créer puis revendre deux start-up. Certes, il trouve la fiscalité française lourde. "L'impôt sur la fortune est particulièrement désagréable. Mais l'impôt sur le revenu est comparable. À service équivalent, en matière de santé et d'éducation, on paie autant en France qu'aux Etats-Unis", relativise-t-il.

L'histoire de Didier Brédy et de François Lavaste n'est pas isolée. Pendant qu'ils se frottaient au management de start-up américaines, de multiples sociétés du même type se créaient en France. Grâce à un environnement devenu beaucoup plus favorable aux jeunes pousses. Avec le crédit impôt recherche, le statut de jeune entreprise innovante et son cortège d'avantages fiscaux et sociaux, les exonérations d'impôts accordées aux personnes actionnaires de PME. Entre autres.

Après deux ou trois ans d'existence, ces sociétés se cherchent souvent des dirigeants aguerris. Leur quête comble les désirs de retour des expatriés d'hier.
La crise ne fait qu'exacerber le phénomène. Certes, elle accroît le nombre de défaillances. Parmi les sociétés innovantes françaises comme ailleurs. Mais, pour celles qui résistent, grâce à une offre de produits ou de services bien adaptés, la crise augmente aussi les besoins en managers chevronnés. Parce que l'environnement économique est plus rude mais aussi parce que les investisseurs en capital-risque qui ont misé sur des start-up se voient contraints de garder leurs participations dans ces sociétés plus longtemps que prévu.

En temps normal, ils les auraient vendues au bout de quelques années à un groupe plus important ou les auraient introduites en Bourse. Mais aujourd'hui, avec l'effondrement des places financières et des opérations de fusion-acquisition, c'est quasiment impossible. Ils estiment donc souvent que les dirigeants initiaux n'ont pas les qualités nécessaires pour gérer une entreprise de plus grande taille.

Forts de leurs expériences à la tête de start-up, parfaitement bilingues, ces patrons de la Silicon Valley inspirent confiance aux investisseurs du monde entier et sont appelés à la rescousse pour continuer de financer la croissance de ces entreprises.

La crise profite aussi à certaines start-up. Celles dont les produits ou services permettent de réduire les coûts, ou d'être plus productifs. Les exemples ne manquent pas. Comme Criteo, par exemple, présentée lors du Tech-Tour. Cette start-up créée en 2005 accroît l'efficacité des bannières publicitaires sur Internet. Son chiffre d'affaires a décuplé en un an.
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L'article orginal est publié ici.