samedi 8 octobre 2011

‎100 LEÇONS POUR ECRIRE UN ROMAN (suite 1)

Par Michel Bertrand
Romancier

9eme leçon
Facebook, 5 octobre 2011
 
La quantité de pages.

Le romancier débutant doit ou devrait se poser la question suivante: A combien de pages dois-je limiter mon livre? Ceux et celles qui sont de ma génération se souviennent encore qu'il fut un temps où les romans étaient très volumineux. De nos jours, c'est le contraire. Nous n'allons pas dire que les romanciers d'aujourd'hui sont paresseux , disons de préférence qu'ils tiennent compte de l'évolution du temps, de ce que veulent lecteurs et lectrices à l'heure de l'internet, de la radio, de la télévision et d'autres moyens de loisir, de divertissement et de formation technologiquement très performants. C'est donc fini le temps où la lecture était le loisir prédominant. Maintenant, il est conseillé d'écrire un roman ne dépassant pas 250 pages. Un roman que l'on peut lire rapidement. Alors, il faut qu'il soit CONCIS, CLAIR et PRECIS. Ces trois qualités répondent aux exigences du temps moderne.
J'ai l'habitude de voir des romans de 50 ou de 60 pages. Les critiques pensent que ce sont là des brochures, des plaquettes. Cette quantité de pages conviendrait mieux à un recueil de poèmes ou à une Nouvelle. Il faut essayer de donner plus que 140 pages d'écriture. Et puis, il ne faut pas oublier qu'un seul roman ne fait pas de quelqu'un un écrivain. Il faut continuer à produire et toujours refuser d'être un ECRIVAIN qui ECRIT EN VAIN.
 
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10eme leçon
Facebook, 6 octobre 2011
 
Un style concis, clair et précis

CONCIS:
De nos jours, le romancier moderne doit arriver à dire beaucoup de choses en utilisant peu de mots. Son histoire, il la raconte avec un minimum de mots, de paroles et pourtant il doit tout dire. Pour cela, il évite les répétitions, les détails inutiles, le verbiage. Il a pour souci de dire tout ce qui est nécessaire. A un moment où l'on ne lit presque pas les romans trop volumineux, qu'on comprenne que le style concis évite vraiment trop de pages;

CLAIR:
Les idées, le déroulement de l'histoire, les échanges entre les personnages, les intrigues, tout cela doit être clairement exprimé. Un style clair permet de comprendre l'histoire qu'on lit sans qu'on ait besoin du secours permanent d'un dictionnaire. Il faut donc éviter les phrases ronflantes, grandiloquentes, trop longues. N'accorde aucune importance aux critiques qui diront: style léger, roman à l'eau de rose, roman populaire, etc. Et puis, les critiques critiquent et les écrivains écrivent...Bref, un style clair permet de mieux pénétrer l'histoire qu'on raconte, en facilite la lecture et le succès ;

PRECIS:
Le romancier moderne doit éviter les phrases qui prêtent à confusion. Dans tout le déroulement de l'histoire, il évite l'équivoque, l'ambiguïté, l'incertitude. Bref, il est précis.
 
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11eme leçon
Facebook, 7 octobre 2011
 
CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE

Ecrivain débutant, si tu te crois capable d'écrire deux ou trois romans à la fois, c'est certainement une mauvaise méthode. Il faut réfléchir à une seule histoire, donc à un seul livre. Autrement, tu es en train de jouer en ignorant que l'Ecriture a ses propres exigences, que tu sois talentueux ou pas. N'oublie pas qu'écrire, c'est un art très difficile. D'ailleurs, l'Ecriture, c'est le premier des arts. Donc, tu dois concentrer ton esprit et ton imagination sur une seule histoire. Si tu as des idées et tu penses qu'elles ne conviennent pas à l'histoire que tu racontes, s'il te plaît, n'entame pas un deuxième livre. Essaie plutôt d'adapter ces idées au roman en chantier que de commencer un nouveau. Si tu trouves que ce sont des idées intéressantes, tu peux les écrire quelque part, peut-être te serviront-elles un jour pour écrire un autre roman.

Certains écrivains expérimentés peuvent travailler à deux romans en même temps, mais pas un débutant. Un débutant commence un roman et le termine avant d'écrire un deuxième. Bon travail.
 
A SUIVRE ...
 
 
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Lien vers les leçons précédentes: Michel Bertand-leçons 1 à 8

vendredi 7 octobre 2011

Haïti/Pouvoir judiciaire/Juge Anel Alexis Joseph nouveau Président de la Cour de Cassation

Juge Anel Alexis Joseph, Président de la Cour de cassation
Photo: Francis Concite, Le Nouvelliste, 5 octobre 2011


D'une liste de 18 candidats soumise par le Sénat à la Présidence de la République (1), deux juges, Me Anel Alexis Joseph, Président de la Cour d'Appel de Port-au-Prince, et, Me Jean-Louis J. Mécène, juge à la Cour d'Appel des Gonaïves, ont été choisis par la Présidence, le mercredi 5 octobre 2011, pour siéger à la Cour de Cassation, le premier, désigné par la Présidence comme étant le nouveau Président de cette Cour.

Le nom du juge Anel Alexis Joseph figure au treizième rang dans la liste des dix-huit noms soumise par le Sénat. Six d'entre eux devraient être choisis pour combler les postes vacants à la Cour de Cassation.

Le juge Anel Joseph est, sans aucun doute dans mon esprit, un bon choix fait par le Président Michel Martelly. J'ai entendu à la radio hier les brèves remarques de Me Gervais Charles qui n'approuverait pas ce choix ou la manière dont ce choix aurait été fait. Je respecte la position de cet éminent homme de loi que j'aime entendre à chaque fois qu'il intervient sur les ondes de CKUT (Montréal, émission de Raymond Laurent le samedi).

Si j'étais Président de la République en 2011, j'aurais choisi Me Anel Joseph de la liste soumise par le Sénat pour faire de lui le nouveau Président de la Cour de Cassation.

Ce que je sais du juge Anel Joseph.-

Au début des années 1970, j'étais un jeune universitaire. Pour gagner honnêtement un petit peu d'argent et pour aider un ami d'enfance qui vivait très modestement sur la colline en arrière de l'Église Saint-Antoine à Port-au-Prince, j'avais loué d'un certain individu un petit local pour loger une petite entreprise que gérait avec moi mon bon ami.

Tout avait bien démarré. Mais brusquement, un litige survint entre l'individu, mon bon ami et moi. 

La cause fut entendue par le jeune juge Anel Joseph qui siégait à l'époque au Tribunal de Paix de la section de Port-au-Prince où était situé le petit local en question. Le tribunal de Paix était situé à quelques pas de la Cathédrale de Port-au-Prince. C'était une affaire de toute petite créance et il n'était pas opportun d'engager un avocat pour me représenter devant le juge Anel Joseph.

L'individu en question avait des connexions dans les hautes sphères du pouvoir de l'époque et l'un des frères de cet individu était membre des Forces Armées d'Haïti. C'était d'ailleurs le frère de l'individu qui avait pris les moyens pour que cet individu ne respectât pas le contrat qui nous liait à lui.   

Notre cause était juste.  Le juge Anel Joseph, ayant entendu les deux parties en cause, était en train de prendre les mesures qu'il fallait pour que l'individu réparât les torts que son frère et lui nous avaient causés. Mais l'individu, faisant jouer ses atouts politiques et militaires, cherchait à se dérober: la force avait, un moment, réussi à  primer le droit.

J'étais alors allé rencontrer le juge Anel Joseph au tribunal pour voir avec lui comment arriver à faire respecter mes droits dans cette affaire. Comme je n'avais pas les moyens pour engager les services d'un avocat et comme je ne pouvais pas contrecarrer les puissants atouts dont disposait l'individu en cause, le juge Anel Joseph, dans sa sagesse, m'avait alors suggéré d'écrire au commandant de la branche des FADH de qui relevait le frère militaire de l'individu pour lui exposer les faits et demander réparation des torts causés.

J'ai immédiatement écrit au Colonel des FADH qui était le boss du frère de l'individu. Ce colonel était un homme de bien, un bon père de famille; il habitait une maison située sur une rue qui constituait le prologement de l'avenue Poupelard, un peu avant son intersection avec la ruelle Nazon. J'étais presque certain qu'il allait décider en ma faveur. Dès qu'il a été mis au courant du litige, le Colonel a pris les moyens pour que son subalterne réparât à ma pleine satisfaction les torts que son frère et lui m'avaient causés.

Cette affaire m'avait donné l'occasion de cotoyer le juge Anel Joseph, de voir un peu comment devrait fonctionner l'appareil judiciaire, comment devraient interagir le Pouvoir judiciaire, le Pouvoir exécutif, le Parquet. Les réflexions du juge Anel Joseph qui parlait seul à seul avec moi en dehors du tribunal en une ou deux occasions durant le litige en question, m'ont permis de découvrir la grande sagesse, la grande lucidité, la droiture qui animaient ce jeune homme de loi.

Ayant quitté le pays depuis quelques dizaines d'années, je n'ai pas pu suivre à la trace le parcours de Me Anel Joseph au sein du Pouvoir judiciaire, mais j'étais convaincu qu'il allait faire son chemin dans cette haute institution.

Je dois ajouter que j'ai eu à faire affaire avec Me Anel Joseph vers 1974-1975 au moment où la Faculté des sciences humaines fut créée par Monsieur Pierre-Pouis Salomon. Il était, à ce moment-là, le Secrétaire général de cette nouvelle faculté. Quelques ingénieurs camarades de promotion et moi, Lionel Duvalsaint, Nicolas Janvier, etc., fraîchement diplômés de la Faculté des Sciences et travaillant pour le Ministère des Travaux Publics, nous allions, après le travail, de 4h PM à 8h PM suivre des cours de sciences humaines. Je crois que c'est là, dans ces cours de sciences humaines, que j'ai cotoyé un moment l'ingénieur Fritz Longchamps qui, lui, venait de l'ISTH (école d'ingénieurs de Richard Leconte).      
  
Je n'ai pas beaucoup de mémoire, encore moins la mémoire des noms. Mais le nom du juge Anel Joseph est resté à jamais gravé dans ma mémoire; son visage aussi.

Félicitations, juge Anel Joseph.
Et bon travail à la présidence de la Cour de Cassation.

Dr. Pierre Montès 

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(1) Le lien suivant conduit vers une page du site Web du Parlement haïtien qui présente la liste des candidats  retenus par le Sénat:  18 personnalités retenues par le Sénat pour les 6 sièges à la Cour de Cassation.

Lire aussi l'article de Claude Gilles: Un président à la tête de la Cour de Cassation, Le Nouvelliste du 5 octobre 2011.

mercredi 5 octobre 2011

‎100 LEÇONS POUR ECRIRE UN ROMAN (*)

Par Michel Bertrand
Romancier


1ere leçon
Facebook, 27 septembre 2011

Ecrire a ici le sens de composer une oeuvre littéraire. Exemple: un roman qui raconte une histoire. Une histoire racontée peut être vraie. Quand elle n'est pas réelle, on dit qu'il s'agit d'un travail d'imagination, c'est-à-dire c'est de la fiction. Le romancier imagine alors son histoire, crée au fur et à mesure les personnages qui vont jouer un ou plusieurs rôles. Donc, celui ou celle qui écrit ici, fait un travail de création. On dit que c'est un écrivain créateur. Et l'histoire qu'il raconte peut être cool, sympa, gaie, triste ou pleine de violence. Et pour l'écrire, ce romancier a besoin d'avoir du temps, des idées, beaucoup d'imagination, du talent, des crayons ou des plumes, des feuilles de papier ou un ordinateur. Il a surtout besoin d'avoir un caractère fort pour ne pas se laisser intimider par la critique destructrice. Ecrire, ça procure beaucoup de plaisir...

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‎2eme leçon
Facebook, 27 septembre 2011

 Avant de passer à la rédaction de ton roman, il faut prendre le temps de penser et de repenser à l'histoire que tu vas raconter. Tu peux même en parler à des amis proches en leur faisant un résumé. Tu dois penser à cette histoire en marchant, en mangeant, avant de dormir, en se réveillant. Ecrire, c'est vivre de passion. S'il y a de nouvelles idées qui... arrivent, il te faut toujours... avoir avec toi un carnet pour que tu puisses les noter. N'aie pas honte de t'arrêter quelque part ou de stationner ta voiture pour prendre des notes. A force de garder un contact affectif avec l'histoire que tu veux raconter, tu vas finir par la sentir remplir ton esprit au point de te porter à passer à la phase de la rédaction. Quand on écrit un roman, on a souvent le sentiment qu’on est fou. On veut accoucher l'histoire qu'on porte en soi comme on porte un enfant. C'est vrai que très souvent le livre se construit en l'écrivant, mais on doit toujours avoir une idée très large de ce qu''on veut raconter comme histoire. Et pour l'accoucher, il faut attendre le bon moment. C'est quoi le bon moment? Le bon moment, c'est quand on se sent vraiment dans les conditions de produire. Par exemple, un jour de congé, la possibilité d'écrire pendant trois ou quatre heures sans être contrarié. Ecrire, c'est un travail solitaire. Alors, c'est mieux de commencer la rédaction quand on est seul à la maison. La prochaine leçon, ce sera la phase de la rédaction...

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3eme leçon
Facebook, 29 septembre 2011

Je me proposais de faire de la 3eme leçon la phase de la rédaction. C'est trop pressé. Il y a des notions de base qu'il faut savoir avant de se jeter à l'eau. Par exemple, ton roman, tu veux l'écrire à la première ou à la troisième personne du singulier?La première personne, c'est l'auteur qui utilise le JE. Ex: Je m'appelle Fabre Bratton, marié et pèr...e de deux enfants. J'aime les personnes qui ne sont pas hypocrites...Le fait par l'auteur d'utiliser le JE, on pensera qu'il raconte sa propre histoire, c'est-à-dire une oeuvre autobiographique alors que c'est purement de l'imagination. Si tu es capable d'assumer cette façon de te voir, de te juger en tant qu'auteur, tu peux utiliser le JE sans problème. Moi, j'ai beaucoup de romans qui sont écrits à la première personne du singulier. Généralement, les romans sont écrits à la 3eme personne du singulier. Ex: Il s'appelle Fabre Bratton, marié et père de deux enfants. Il aime les personnes qui ne sont pas hypocrites...Là, on voit que c'est l'auteur qui raconte l'histoire de Fabre Bratton. Ici, l'auteur est clairement un narrateur.
Remarque: chaque personnage que tu vas créer doit avoir sa raison d'être, c'est-à-dire il y a un rôle ou une mission qui l'attend. Tu as intérêt à ne pas créer trop de personnages. Ce qui caractérise surtout un roman, c'est le dialogue entre les personnages. On pense que certains auteurs sont cachés derrière des personnages pour faire passer des mesages. Moi, j'aime les personnages qui sont intelligents et même plus intelligents que moi.
 

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4eme leçon
Facebook, 30 septembre 2011 

Le titre.
C'est certain l'histoire que tu veux raconter doit avoir un titre. Le titre, c'est comme un guide qui t'évite d'être hors du sujet. C'est autour du titre choisi (souvent parmi plusieurs) que va se dérouler ton histoire. En d'autres termes, l'histoire que tu racontes doit justifier le titre choisi. L'un a besoin de l'autre pour que le livre se construise. Quand il n'y a pas une relation étroite entre les deux, les critiques peuvent parler d'un titre sans histoire ou d'une histoire sans titre.
Le titre doit être le plus court que possible. Il peut contenir un seul mot ou une phrase ne dépassant pas huit syllabes. Par exemple, mes romans : KARLA; QUI ?; J'accuse ma destinée; Qui de nous deux a tort?; La veuve et l'autre; Parce que je t'aime. Sauf Internet: j'ai cliqué sur mon malheur qui est un titre un peu long. Certains romanciers trouvent le titre en écrivant le livre ou après quelques chapitres... En ce qui me concerne, moi, j'ai souvent trouvé le titre sans avoir aucune histoire y relative. Une fois que j'ai le titre, j'imagine, j'organise, je développe une histoire en fonction du titre adopté. Bref, chacun a sa façon de faire. L'essentiel, c'est de réussir.
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5eme leçon
Facebook, 1er octobre 2011  

 Le talent
C'est vrai que le talent est important. Il permet de dire, de voir que tel écrivain est meilleur par rapport à un autre dont le style laisse souvent à désirer. Je peux dire qu'écrire n'est pas forcément une affaire de talent. Un travail assidu et la lecture de bons auteurs peuvent corriger certains défauts... D'ailleurs, Jacques Brel disait que le talent, ça n'existe pas, il faut travailler, travailler pour avoir du talent.
En passant, si tu remarques que tu n'aimes pas lire les romans, c'est certain que tu ne seras jamais un romancier. Avant d'être un écrivain, on est d'abord un lecteur. Et qui ne lit pas est sot, dit-on.

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6eme leçon
Facebook, 2 octobre 2011 

Personnages et leurs caractères

Revenons aux personnages...Il faut considérer les personnages comme des êtres réels, les imaginer tels qu'ils pourraient être ou tels qu'ils sont dans la vie réelle. Ils doivent avoir des prénoms, des noms, une vie familiale, une situation économique et sociale, des passions, des émotions, des amis, des ennemis, une bonne ou une mauvaise éducation. Ils peuvent être sots, intelligents, tendres, violents. Tu peux tirer tes personnages du milieu dans lequel tu vis, de la conduite des gens que tu observes. Un ami, une amie, une personnalité politique peut servir d'inspiration pour créer un personnage de roman. Le romancier doit savoir observer ce qui se passe sous ses yeux, autour de lui. Il est le témoin de son temps. Mais, il ne suffit pas de créer un personnage, le plus difficile, c'est d'être en mesure de pouvoir entrer dans sa peau. Chaque personnage, comme chaque personne, a un caractère qui lui est propre. Le bon romancier doit présenter son personnage avec ses défauts et ses qualités. Entrer dans la peau d'un personnage, c'est ça qui est compliqué dans ce métier. En résumé, un romancier de 75 ans doit pouvoir entrer dans la peau d'un enfant de deux ans. N'oublie pas que le romancier est à l'écoute de ses personnages. Il écrit, reproduit textuellement tout ce que lui dicte un personnage du roman qu'il écrit. Il ne doit rien discuter ni commenter. C'est un grand défaut quand un romancier a un personnage préféré.
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7eme leçon
Facebook, 3 octobre 2011

 Les chapitres

Un roman, comme on le sait, se compose de mots et les mots forment des lignes communément appelées phrases. Trois, cinq, dix , vingt phrases ou plus, groupées entre elles, deviennent des paragraphes. Les paragraphes, ce sont de petites divisions au sein d'un texte. Ils s'enchaînent en présentant une certaine unité, un certain sens, une certaine orientation, une bonne harmonie. Ce sont les paragraphes qui vont constituer les chapitres et les chapitres, qui peuvent être au nombre de 10, 15 ou plus, racontent, dans leur ensemble, une histoire. C'est clair que les chapitres sont les différentes parties importantes d'un roman, bien que tout y soit important. Chaque chapitre a une mission: celle de faire avancer l'histoire, de la développer en restant dans le sujet. Un chapitre peut contenir une demi-page, deux pages, cinq pages ou plus. De nos jours, la tendance est de présenter des chapitres très courts, donnant l'impression que le livre a beaucoup d'espaces blancs, vides; donc, on peut le lire rapidement.
Remarque: On peut rencontrer un roman où l'auteur n'a mentionné aucun chapitre. L'histoire est racontée d'un trait, sans cassure. C'est une question de style ou de modernité.
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8eme leçon
Facebook, 4 octobre 2011 

 Le dialogue

Le dialogue, c'est une conversation ouverte, un échange de paroles entre deux ou plusieurs personnages. D'une façon générale, il n'y a pas un roman qui n'ait pas des instants de dialogue. Certains romanciers, pour des raisons qui les concernent sans doute, peuvent resteindre l'espace de dialogue, mais il y a toujours dialogue. Moi, question de style ou d'esthétique, j'ai le souci de présenter, dans tous mes romans, des paragraphes très longs, ce qui restreint énormément le temps de dialogue entre mes personnages. J'ai toujours tendance à être un romancier narrateur. C'est peut-être la raison pour laquelle j'aime écrire à la première personne du singulier, le JE.
Les paragraphes, dans le cadre d'un dialogue, doivent être courts. Chaque échange peut comporter une, deux ou trois lignes. Rares sont les échanges, dans un dialogue de roman, qui ont 10 ou 15 lignes. C'est par le dialogue que l'auteur exprime certaines idées, fait passer certains messages importants, permet de saisir la personnalité ou le caractère d'un personnage selon le rôle qui lui est attribué, porte le lecteur à mieux pénétrer l'histoire qu'il lit. Le dialogue amène le lecteur ou la lectrice à connaître les détails d'un roman. Et la vérité est souvent dans les détails...

A SUIVRE..

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(*)  LCDP commence la publication de ces leçons avec l'accord de l'auteur. Michel Bertrand est un ami de très longue date. Compliments, Michel.
 

jeudi 22 septembre 2011

Le Droit pour Monsieur et Madame Tout le Monde - No.2

    
La troisième question du Juge à l’adresse du Jury dans l’Affaire Guy Turcotte

Par Guy Lamothe

En raison des flots d’encre et de salive que l’affaire Guy Turcotte a fait couler, nous avons délibérément attendu que la poussière soit retombée et que les passions se soient tues, pour essayer de commenter la troisième question du Juge au Jury, à savoir : « L’accusé est-il non criminellement responsable pour cause de maladie mentale ?»

Cette question, à elle seule, constitue-t-elle un motif pour interjeter Appel ? Disons,  pour le cas qui nous occupe, une demande valable ? Car on peut aller en Appel pour faire du dilatoire : on va en Appel pour aller en Appel, en sachant pertinemment que l’on n’aura pas gain de cause, mais pour gagner du temps (l’appel étant suspensif).

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons que Guy Turcotte est un cardiologue qui, en proie à des problèmes dans sa vie de couple, a tué, à l’arme blanche, ses deux enfants en bas âge.   

La dernière partie des plaidoiries dans cette affaire a porté sur les dépositions de trois psychiatres qui se sont prononcés sur l’état mental de l’accusé : la procureure de la Couronne a fait entendre un expert en la matière, et les deux procureurs de l’accusé en ont fait entendre deux. Puis les plaidoiries des Procureurs ont suivi : celle de la Procureure de la Couronne a duré une demi-heure, et celle des deux autres, trois audiences.

Ces plaidoiries terminées, le Juge, avant d’inviter les Jurés à se diriger vers leur salle de délibération, ne leur a pas fait, comme autrefois, le résumé de ce qui s’est passé aux différentes audiences ; car ce procédé pouvait être suggestif et influencer la décision du Jury.

Dans le cas qui nous occupe, le Juge leur a soumis trois questions objectives tirées des audiences pour les guider dans leur délibération. Les-voici :
  1. L’accusé Guy Turcotte est-il coupable d’homicide volontaire ?
  2. Est-il coupable d’homicide involontaire ?
  3. Est-il non criminellement responsable pour cause de maladie mentale ?

D’après l’opinion publique, avant même la décision du Jury, Guy Turcotte était coupable d’homicide volontaire, puisqu’il avait admis avoir tué ses trois enfants. L’aveu, obtenu sans contraintes, ni tortures physiques ou morales, est la preuve par excellence de la culpabilité de celui qui le fait. À la rigueur, elle déclarait Guy Turcotte coupable d’homicide.

Quant à la troisième question, elle n’effleurait même pas l’esprit des gens ; elle était prise pour un épiphénomène.

Déjà épuisés dans cette affaire par un affrontement féroce, presque quotidien, entre l’amour et la haine, les  jurés n’étaient pas au bout de leur peine ; il leur restait une dernière tache énorme à accomplir : rendre leur verdict. Pour y arriver, ils délibéraient pendant des semaines. Compte tenu de la complexité du cas, on s’imagine que les débats devaient être longs et pénibles. De plus,  ils devaient se mettre d’accord,  à l’unanimité (12 jurés sur 12) sur l’innocence  ou la culpabilité de l’accusé. Ils finirent par accorder leur unanimité, en répondant à la troisième question : « Guy Turcotte n’est pas criminellement coupable pour cause de maladie mentale Cette décision a provoqué un tollé, un «tsunami» de protestations dans l’opinion publique qui n’était pas prête pour recevoir une telle nouvelle. Les jurés ont été injustement critiqués, blâmés même. C’est pour nous l’occasion de les remercier d’avoir accompli jusqu’au bout la rude mission  que la société leur avait confiée et d’avoir tenu bon pour ne pas provoquer  leur renvoi par le tribunal pour mésentente.

Cela étant dit, peut-on reprocher le juge d’avoir influencé la décision du Jury ?

Nous répondons tout de suite par la négative. Le Juge s’est tenu strictement à ce qui s’est passé à l’audience : il n’a rien ajouté, ni rien retranché, et ce, selon le vœu de la loi. Il n’a pas non plus inventé de toutes pièces la question sur le «non criminellement responsable de l’accusé» ; celle-ci découle de longs débats contradictoires ci-dessus portant sur l’état mental de l’accusé. Un Appel interjeté uniquement sur ce point serait, selon toute évidence, voué à l’échec. Nous pensons qu’il n’est pas trop tard pour présenter au Juge toute notre admiration et nos sincères remerciements pour avoir conduit les débats avec compétence et brio.
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(c) 2011  Le Coin de Pierre et Guy Lamothe         

dimanche 4 septembre 2011

Dominique Strauss-Khan et Anne Sinclair de retour à Paris


Dominique Strauss-Khan et Anne Sinclair à l'aéroport JFK, le 3 septembre 2011
Photo: purepeople.com

Dominique Strauss-Khan et Anne Sinclair à leur arrivée à leur appartement Place des Vosges, à Paris, le 4 septembre 2011
Photo: purepeople.com

jeudi 25 août 2011

L'abandon des poursuites contre DSK

Amies et amis internautes,

Voici une traduction du document soumis par le procureur Cyrus Vance jr au tribunal de Mahattan et une copie de la version originale du document en anglais.
  1. Le document en français: Abandon des poursuites contre DSK/ Traduction rue89.com, 23 août 2011.
  2. Le document original en anglais: The people of the state of New York vs DSK/ Recommendation for dismissal, nycourts.gov, 22 août 2011.

Le juge a accepté, le 23 août 2011, de lever les charges qui pesaient contre Dominique Strauss-Kahn.

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N.B. Pour un résumé des trois mois qu'a duré le calvaire judiciaire de DSK, cliquez sur le lien suivant: Le DSKpédia, slate.fr.

mercredi 24 août 2011

Le Droit pour Monsieur et Madame Tout le Monde - No.1

NDCDP.- Le Coin de Pierre commence la publication d'une série d'articles sur le droit que signera Monsieur Guy Lamothe. Comme le titre de la rubrique le dit, ces articles s'adressent à Monsieur et Madame Tout le Monde. Nous sommes persuadés qu'ils ne manqueront pas d'intéresser les lecteurs

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Le vrai rôle du Procureur de la Couronne
Par Guy Lamothe

Étant donné que l’affaire Diallo-DSK est encore fraîche dans la mémoire de la plupart des gens, j’ai le goût de vous entretenir du véritable rôle du Procureur de la Couronne au Canada, et par voie de conséquence, au Québec ; car le Code Criminel s’applique à l’ensemble du Canada, d’un Océan à l’autre.

Plus d’un pense que le Procureur de la Couronne doit à tout prix obtenir la condamnation de l’accusé ; qu’il doit s’en faire un point d’honneur. Dans le cas contraire, il n’est pas un bon Procureur.

Cette façon de concevoir le rôle d’un Procureur est-elle légale ?

Croire qu’une cause criminelle est aussi simple, aussi limpide que l’eau de roche est un piège, un mirage à éviter. Si non, on aborde l’affaire avec des idées toute faites, préconçues et on aboutit à la condamnation des innocents. Ces jours-ci, on a vu à la télévision canadienne des gens qui ont été condamnés injustement à la prison et ont perdu vingt ans, quinze ans de leur vie. On a cru que c’était des causes faciles, et leur enquête a été bâclée. Or d’après la Doctrine (ensemble des opinions des auteurs sur une même question de droit), il est préférable de relâcher un coupable plutôt que de condamner un innocent.

Qu’en est-il donc du vrai rôle du Procureur de la Couronne ?

Le Procureur de la Couronne, au Canada, représente, la Reine, le Souverain, la Société, et (aussi étrange que cela puisse paraître) la partie plaignante et l’accusé ; car ce dernier tant qu’il n’est pas condamné n’est pas encore retranché de la Société.

Donc, lors d’une enquête préliminaire, le Procureur de la Couronne doit rechercher tous les éléments de preuves tant en faveur de la partie plaignante que de l’accusé. Lors d’un procès que ce soit au civil ou au criminel, le Procureur de la Couronne doit éclairer le juge ou le juge et le jury, s’il s’agit d’une cause criminelle avec assistance de jury. Il n’est pas là, au risque de me répéter, pour obtenir coûte que coûte la condamnation de l’accusé.

L’affaire Diallo-DSK nous fournit un exemple de ce qu’est le rôle d’un Procureur de la Couronne chez nous. Au début, le Procureur de Manhattan, Cyrus Vance jr a cru dur comme fer que Nafissatou Diallo était sincère dans sa plainte ; les apparences étaient en faveur de cette dernière; car DSK a été cueilli par la police au moment où il s’apprêtait à prendre un avion ; ce qui avait tout l’air d’une fuite. Ce fut la comparution devant un juge de DSK, menottes aux mains, chaînes et appareil de détection aux pieds, et tout le tralala avec un mois de prison. Pendant que DSK était incarcéré, Nafissato Diallo correspondait avec un complice en prison et parlaient de soutirer de l’argent. Dès que ce fait est parvenu à la connaissance du Procureur Vance, il n’a pas réagi sur le coup ; plusieurs jours se sont écoulés. Attendait-il un peu pour voir la suite des choses ? Seul lui le sait. Il fit donc convoquer DSK et ses avocats en cour ; leur exposa la situation. Le Juge adoucit la peine de DSK en le plaçant en résidence surveillée.

Dans l’intervalle, le Procureur de Manhattan recueillit d’autres éléments qui vinrent ruiner complètement la crédibilité de la plaignante. Le Tribunal convoqua une deuxième fois DSK et ses avocats pour les informer de «l’abandon des poursuites contre DSK», tout en laissant une porte de sortie à Diallo à savoir «Il y a eu probablement des relations sexuelles sans consentement.»

Voilà en gros, un exemple de ce qu’est le rôle d’un Procureur, celui de Manhattan. Selon les pays, le Procureur, en matière criminelle, peut prendre des noms différents : Procureur de la Couronne au Canada, et ailleurs Commissaire du Gouvernement et Substituts, Juge d’Instruction…

Guy Lamothe
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(c) Guy Lamothe et Le Coin de Pierre, 2011  

lundi 22 août 2011

Haïti / Affaire Duvalier: La Prescription en droit haïtien

Amis et amies internautes,

Voici une très intéressante entrevue accordée à la TNH par Me Newton St-Juste sur la question de la prescription dans l'affaire Duvalier.

Cliquez sur le lien suivant pour écouter l'entrevue:

L'affaire Duvalier -version intégrale, haitiInfo, 53 min 47 sec, 30 juillet 2011

dimanche 21 août 2011

Entrevue de Ghila Sroka à Radio-Canada à propos de Dany Laferrière (septembre 2010)

Amis et amies internautes,

Voici une petite entrevue de Ghila Sroka à Michel Desautels. Elle a publié  Conversation avec Dany Laferrière, un livre qui raconte  25 ans d'amitié avec l'écrivain d'origine haïtienne.

Le livre de Ghila Sroka se compose d'entrevues autour des romans de Dany Laferrière, certaines déjà publiées, d'autres inédites. C'est très intéressant: les haïtiens découvriront aussi cette femme extraordinaire: Ghila Sroka.

Ghila Sroka/Conversation avec Dany Laferrière, 7 min 18 sec, 6 septembre 2010.

Dany Laferrière: la liberté d'abord

  

L'écrivain Dany Laferrière au journal Le Devoir.
Il signait son éditorial pour l’édition spéciale du journal «Le Devoir des écrivains».
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir 

Source: ledevoir.com, 20 novembre 2010
Par Danielle Laurin

«Tee-shirt à rayures, jean délavé, l'air bon enfant, Dany Laferrière respire la santé sexuelle.» C'était il y a vingt-cinq ans, au Salon du livre de Montréal. C'était la première rencontre de la journaliste Ghila Sroka avec l'auteur de Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, alors dans la jeune trentaine.

Elle a multiplié les entrevues avec lui par la suite, à Montréal ou à Miami, notamment pour le magazine Tribune juive, qu'elle a fondé. Certaines étaient demeurées inédites jusqu'ici. Dans Conversations avec Dany Laferrière, Ghila Sroka rassemble vingt-cinq années d'interviews avec celui qui est devenu un ami.

«Je souhaite ardemment que ces interviews suscitent le goût de l'ouverture sur l'Autre. En donnant la parole à mon interlocuteur et ami, j'ai voulu restituer une pluralité d'idées énoncées en toute liberté» , précise dans la préface celle qui se définit comme une «juive athée», une «intellectuelle de gauche», une «polémiste».

Récit d'une évolution

Recueil d'entretiens. Cela pourrait s'avérer fastidieux, ennuyeux. Eh bien non. C'est vivant, passionnant. Même si les redites, les longueurs ne sont pas exclues. Et même si le jupon de la «polémiste» dépasse par moments.

Mais elle a beau y aller avec de gros sabots au tournant, concernant le racisme, le féminisme, les immigrants, entre autres, elle a beau tenter de coincer Dany Laferrière dans un coin, de lui prêter sa vision, ses mots à elle, l'écrivain se débat. Et c'est ça qui est beau.

Ghila Sroka a un respect infini pour l'homme, une admiration sans bornes pour l'écrivain. Elle ne s'en cache pas. Ça se sent tout au long de l'ouvrage. Peut-être trop, mais peu importe.

Ce qui est fascinant, c'est de voir l'évolution de Dany Laferrière, qu'on aperçoit d'ailleurs sur quelques photographies ici et là. C'est de suivre son parcours, depuis la publication de son premier roman.

Surtout, c'est de constater à quel point le récipiendaire du prix Médicis 2009 pour L'énigme du retour a toujours refusé, depuis le début, de se laisser enfermer dans un carcan, toujours refusé toutes les étiquettes, quelles qu'elles soient. À travers la vue d'ensemble qu'offre ce recueil d'entretiens classés par ordre chronologique, c'est frappant.

«Tu crois que c'est le côté inclassable qui a fait le succès de ton livre ?», demande Ghila Sroka au jeune Dany peu après la parution de Comment faire l'amour... Réponse : «J'ai voulu faire le livre que j'avais envie de faire.»

Près de vingt ans plus tard, à la parution de Chroniques de la dérive douce, où l'auteur revient sur son arrivée à Montréal en 1976, la journaliste note qu'on peut y lire ceci: «J'épingle cette note sur le mur jaune, à côté du miroir : ''Je veux tout : les livres, le vin, les femmes, la musique, et tout de suite.''»

Elle lui demande de commenter. Il dit, lui qui précisera ensuite que même sans dictature il aurait fini par quitter Haïti tellement il avait envie de bouger: «L'Amérique m'avait fait certaines promesses; j'ai exigé que la dette soit réglée, et tout de suite. C'est la moindre des choses. Je ne crois pas à cette histoire de première génération d'immigrants qui doit souffrir pour permettre à la deuxième et à la troisième génération, etc., etc. Je ne crois pas que je doive souffrir pour que mes enfants aient une vie meilleure. Ça ne m'intéresse pas.»

Lors de la même entrevue, elle lui fait remarquer que le fait qu'il ait posé nu dans un magazine a été très mal vu par la communauté haïtienne de Montréal. Il rétorque qu'il s'en fout complètement. Qu'il a l'intention de rester libre de s'exprimer, de faire ce qu'il veut.

Il ajoute: «Et c'est grâce à cette distance, à cette façon de provoquer mes compatriotes, que je veux les impressionner, les faire rêver. J'ai besoin de cette liberté parce que, fondamentalement, je ne suis ni haïtien, ni québécois, ni quelqu'un de Miami, ni même le mari de ma femme ou le père de mes enfants, ni même le fils de Marie, ma mère; je suis moi, cet individu qui est là, qui fait face à sa vie et qui fera face à sa mort seul.»

On pourrait continuer. Page après page, année après année, il n'en démord pas, argue son besoin de liberté. Ainsi, en 2009, peu après la publication de L'énigme du retour, se défendant bien d'écrire des romans à thèse, il confie : «Je n'ai pas de but politique ni d'envie d'exercer une action réelle sur la vie des gens. Je suis tout simplement un écrivain qui tente de comprendre l'aventure qu'il a vécue, pour pouvoir se lire lui-même et voir où il en est. J'écris pour avoir des nouvelles de moi, parfois.»

Enfin, à la question: «Quel est le plus beau compliment qu'on puisse te faire?», il répond: «Ce serait de me voir comme un écrivain libre de toute catégorisation.»

Autrement dit: «Me lire comme si on lisait un écrivain mort depuis si longtemps que le livre est la seule chose qui lui a survécu, devenant une part de langage et de la tradition.»

Le lire comme si on lisait un écrivain mort? Non, pas question. Pas encore. Mais «un écrivain libre de toute catégorisation», oui, certainement. C'est de plus en plus clair. Et inspirant.
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À retenir: le livre de Ghila Sroka:
Titre: Conversations avec Dany Laferrière
Auteure: Ghila Sroka
Éditeur: Éditions de la Parole Métèque, Montréal 
Année: 2010
Nombre de pages: 218 pages

Gérard Étienne: le juif nègre - Entrevue réalisée en 2001 par Ghila Sroka (La Tribune juive)

Amies et amis internautes,

Pour lire cette importante entrevue, cliquez sur le lien suivant:

Dr. Gérard Étienne/ entrevue avec Ghila Sroka, La Tribune juive.

samedi 20 août 2011

Madame Roger Anglade




Madame Raymonde Élie Anglade (1924-2011)
Source de l'image: Collège Roger Anglade.

Source de l'article : CRA, 19 janvier 2011

Formée à la prestigieuse école normale d’Elie Dubois, Raymonde Elie a d’abord été institutrice dans notre enseignement public. Par la suite, devenue Mme Roger Anglade, elle a été, avec son mari, la co-fondatrice, en 1957, d’un cours privé qui allait devenir le Collège Roger Anglade. Elle éduqua ses enfants en mère de famille aimante et dévouée, et au-delà, son amour pour l’enfance s’étendit à de nombreuses promotions d’élèves. Et jusqu’au dernier jour, c’est-à-dire pendant plus d’une soixantaine d’années, elle se dépensera sans compter au service de l’enfance et de la jeunesse scolaire de son pays. Elle œuvra sans désemparer pour instruire et former cette jeunesse, toujours soucieuse de lui apporter, en plus des connaissances, les bonnes manières, le savoir-vivre, le savoir-être, avec le sens moral et l’amour de la patrie. Suppléant souvent en ces domaines aux insuffisances familiales. Elle était d’ailleurs une conseillère respectée et écoutée des parents qu’elle recevait avec patience et disponibilité. Et malgré sa sévérité, les enfants se sentaient aimés d’elle et ils lui manifestaient leur affection en retour. Même, les plus grands en avaient ritualisé l’expression en faisant de la célébration de l’anniversaire de Mme Anglade un privilège de la classe de terminale.

Depuis plus d’un quart de siècle, c’est Mme Anglade qui a conduit les destinées du collège. Elle avait relevé le défi, après le décès de Roger Anglade. Avec un jugement assuré sur les personnes, elle a constitué les équipes pédagogiques de son cher niveau primaire, qu’elle a organisé en vue d’une efficacité optimale. Pareillement, en structurant la direction de l’établissement, avec délégation de responsabilité aux différents niveaux d’enseignement et création d’une direction pédagogique, elle s’est dotée des appuis nécessaires. Elle a donc maintenu le cap et poursuivi le développement du collège, qui, incontestablement, est actuellement l’une des plus importantes institutions laïques privées du pays. C’est donc une directrice avisée, se tenant informée de tout, qui a orienté l’évolution générale du collège et supervisé sa marche quotidienne. Ayant l’œil à tout et détectant, comme avec un radar, tout ce qui demandait intervention. Longtemps encore, on croira entendre résonner, dans la cour et sous le préau, cette voix qui portait loin, sans adjuvant technique.

Il faudrait aussi parler de l’alliance d’affabilité et de fermeté qui caractérisaient Mme Anglade, de sa force de caractère dans l’adversité et de sa discipline. Il faudrait mentionner cette volonté persévérante et parfois têtue qui, ces derniers temps, niait même les limites physiques qui font cortège à l’âge et aux ennuis de santé. Qui l’aura jamais entendu se plaindre ? Pour elle, il était évident que les problèmes n’existaient que pour être résolus, les obstacles pour être surmontés et les difficultés pour être vaincues. Sa vitalité et sa résolution pouvaient culpabiliser de bien plus jeunes qu’elle, tout comme son sens rigoureux du devoir.

Enfin, comment ne pas évoquer à propos de Raymonde Anglade, la chrétienne à la foi inébranlable ? Toujours, elle a porté haut ses convictions religieuses. Elle y a puisé cette force avec laquelle elle a traversé les grandes épreuves de sa vie. Sans rechigner, elle a pris sa croix et a poursuivi le chemin qu’elle croyait être le sien. Educatrice chrétienne, elle a inclus dans sa mission de conduire les enfants à
Dieu. Son école était un établissement laïc, mais catholique, dans lequel l’enseignement religieux dépasse la préparation à la première communion pour se poursuivre dans tout le cycle fondamental. Mais dans un esprit ouvert et tolérant qui permet aux élèves d’autres confessions, d’y évoluer à leur aise.

Telle était la personne partie le 11 janvier, juste un an après le séisme qui dévasta son Port-au-Prince, détruisant cette église du Sacré-Coeur, cadre et témoin de tant d’évènements importants de sa vie et où elle accompagna tant de promotions d’élèves. Détruisant aussi Saint-Louis Roi de France, église paroissiale dont relève le Collège Anglade. Détruisant enfin sa résidence. Bref, anéantissant des repères vitaux pour elle. Terrible épreuve à son âge, que de devoir ramper pour sortir des décombres de ce qui avait été son foyer. Cela aussi, elle l’a accepté sans manifester d’aigreur, car pour elle, « le Seigneur donne et le Seigneur reprend ». Elle n’a pas trop extériorisé, non plus, les effets de ce choc, toujours par cette pudeur et par ce souci de faire face sans importuner quiconque.

A une époque où l’on parle si souvent de manque de modèle pour la jeunesse, elle a tracé un exemple devant lequel il convient que nous inclinions tous.

mardi 16 août 2011

Saguenay / L'animateur accepte d'affronter le conseiller municipal à la boxe

Source:canoe.ca
Par Jean-Luc Lavallée/Agence QMI, 15 août 2011

SAGUENAY - L’animateur radiophonique Carl Monette, de Radio X au Saguenay, a annoncé lundi qu’il acceptait le défi lancé par le conseiller municipal Marc Pettersen. Les deux hommes publics veulent régler leurs comptes...dans un ring de boxe.

Plusieurs ont cru à une blague, la semaine dernière. Cette invitation en duel, aux allures de canular ou de coup de publicité, pourrait pourtant se matérialiser, malgré la différence d’âge de 23 ans entre les deux adversaires.

Monette n’a que 31 ans alors que l’échevin de Chicoutimi-Nord en a 54.

« Je sais qu’en disant oui, j’ai l’air fou, j’ai l’air d’une bête de cirque ou d’un clown... C’est pas grave. Donne-moi de la pub, je vais la prendre, a admis le morning man en entrevue téléphonique, évoquant lui-même le côté « pathétique » de toute cette affaire. Je le savais qu’en acceptant le combat, je m’abaisserais à son niveau.»

« Il n’a pas de cause; je n’ai jamais harcelé sa femme ni ses enfants, a renchéri Monette en entrevue à TVA. C’est de lui que je ris depuis le début. Cette personne-là ne comprendra jamais... Je pense que le seul moyen de lui arranger tout ça, c’est des médicaments ou encore un petit uppercut au menton. »

La semaine dernière, Marc Pettersen se disait victime d’acharnement de la part de l’animateur et a indiqué qu’on diffamait ses enfants et sa conjointe, d’où l’invitation dans une arène de boxe, là où Monette ne pourra se « cacher derrière son micro ». Il avait même soutenu, le plus sérieusement du monde, que la boxe est un sport noble, au même titre que les échecs.

Joint lundi, Marc Pettersen a refusé de répondre à nos questions. L’échevin de Chicoutimi-Nord réserve ses commentaires pour mardi.

Le maire désapprouve
Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, plutôt discret la semaine dernière, a finalement désapprouvé son conseiller en privé et en public, assimilant cette affaire à du vaudeville.

« On s’est parlé, mais j’aime autant pas vous dire ce que je lui ai dit, a précisé le maire. M’as te dire, ça fait ridicule un peu. C’est pas sérieux ça... ça ne donne pas une belle image. Ça m’arrive d’être en désaccord avec un journaliste, mais je ne lui dis pas que je veux le battre là! »

Le président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, a déclaré à TVA Nouvelles que cet incident était « du vaudeville », et qu'il « témoignait de l'assainissement nécessaire dans le climat entre médias et élus municipaux ». Les deux belligérants ont commencé à s’entraîner à la boxe. Le combat, s’il a lieu (voir autre texte), pourrait être programmé au profit d’une œuvre de bienfaisance le soir de l’Halloween, le 31 octobre, dans un lieu qui n’a pas encore été déterminé.

La Fédération québécoise de boxe olympique n’a pas l’intention de sanctionner un combat amateur entre un échevin de 54 ans et un animateur de 31 ans, évoquant une « farce » et une « mascarade ».

Un règlement adopté au Québec en 2006 interdit à un boxeur novice de 35 ans et plus d’affronter un adversaire qui a une différence d’âge de plus de cinq ans. Autre problème : Carl Monette ne fait pas le poids, du moins sur la pesée, avec ses 190 livres contre plus de 230 pour Marc Pettersen.

« À moins d’une exception, il semble y avoir plusieurs freins à ça. Nous, c’est assez strict. Ça serait très difficile pour nous, voire impossible, de sanctionner un tel match. En réalité, est-ce que c’est une bonne idée de faire ça? Pas sûr... », a estimé le directeur général de la fédération, Kenneth Piché.

Légal ou pas?
« Est-ce que t’as le droit d’organiser des combats de boxe en dehors de notre cadre? Ça s’est déjà vu en Beauce. Le Code criminel est un peu flou là-dedans. Ils pourraient peut-être profiter d’une zone grise », a ajouté M. Piché.

Le Code prévoit une peine maximale de deux ans de prison pour quiconque lance un défi à une autre personne à se battre en duel. Celui qui accepte le défi commet aussi un crime, selon l’article 71 qui n’a pas été retouché depuis 1970.

L’article 83 évoque aussi des peines pour les intervenants impliqués dans un « combat concerté », sauf si les adversaires « portent des gants de boxe d’une masse minimale de 140 grammes chacun » ou s’il s’agit d’un «match de boxe tenu avec la permission ou sous l’autorité d’une commission athlétique».

L’ex-boxeur Fernand Marcotte est convaincu que ce combat n’aura jamais lieu.

« Ils n’auront pas le droit. C’est sûr que la fédération ne sanctionnera pas ce combat-là. »

Est-ce tout de même faisable?

« Dans une cour privée peut-être, sinon jamais... »

dimanche 14 août 2011

Haïti/créole vs français: aménagement linguistique ou «déménagement» linguistique ?

Aujourd'hui, finalement, je tiens à le dire publiquement: depuis 1986, et bien avant cette date, je suis pour l'aménagement linguistique créole-français dans l'enseignement en Haïti.

Voilà, je prends position publiquement maintenant, n'ayant pas eu le temps de pouvoir le faire quand, dans une autre vie, j'ai été, trop brièvement,  à la tête du MEN...

Mais je n'ai l'intention d'influencer personne aujourd'hui.

Par souci d'objectivité, je laisserai la parole aux spécialistes qui défendent l'une ou l'autre thèse: Monsieur Robert Berrouët-Oriol et Monsieur Yves Déjean.

Sans plus tarder, je vous communique les liens conduisant aux articles des deux spécialistes:

  1. Robert Berrouët-Oriol, "Aménagement du créole et du français en Haïti - Le « système » linguistique d’Yves Dejean conduit à une impasse", alterpresse.com, 12 août 2011 (*).
  2. Yves Déjean,  "Haïti : Déménagement linguistique", alterpresse.com, 30 juillet 2011.
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Remarque.-
Je propose d'ajouter au débat les deux faits suivants qui appuient entièrement la thèse de Robert Berrouët-Oriol et collaborateurs:
  1. L'enseignement en Afrique francophone. Il existe un rapport récent sur ce sujet ( **).
  2. Les manuels scolaires bilingues (français-créole) préparés et utilisés par les frères de Saint-Louis de Gonzague dans les classes de leur établissement scolaire en Haïti dès les années 1980.
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(*) Pour consulter la table des matières du livre: "L'aménagement linguistique en Haïti: Enjeux, Défis et Propositions", Éditions CIDIHCA, 2011, cliquez sur le lien suivant: glendon.yorku.ca

(**) Les langues de scolarisation en Afrique francophone - Enjeux et repères pour l'action, bibliotheque.auf.org, Bruno Maurer, juin 2010, 103 pages. 

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Mise à jour: 15 août 2011

    lundi 8 août 2011

    Helen Mirren votée « plus beau corps de l'année » à 66 ans



    Helen Mirren


    Source: yahoo.com
    Par Gabrielle Lisa Collard, Yahoo! Québec Actualités, jeudi 4 août 2011


    Dans un sondage mené par la chaîne de clubs de conditionnement physique LA Fitness, l'actrice Helen Mirren, âgée de 66 ans, a été choisie dans la catégorie «meilleur corps de l'année».

    Selon le New York Daily News, elle a reçu 17,7% des votes des 2000 répondants, dépassant par le fait même les tops modèles Elle McPherson et Kelly Brooke, les actrices Jennifer Lopez et Kate Winslet ainsi que la belle-sœur royale, Pippa Middleton, qui a remporté le prix du «derrière de l'année».

    Helen Mirren, qui a récemment gagné un Oscar pour son rôle dans The Queen, est reconnue comme étant l'une des plus belles femmes d'Hollywood; «C'est génial de voir que le public célèbre des corps de toutes les tailles et les formes, et (la victoire d'Helen) prouve hors de tout doute qu'il est possible d'être fabuleuse passé la cinquantaine!», se réjouit le porte-parole de LA Fitness, Tony Orme, dans son entrevue au New York Daily News.

    La superbe actrice dit n'avoir jamais eu recours à la chirurgie plastique, et soutient qu'elle ne déteste qu'une seule chose à propos de son corps; un tatouage sur sa main qui date de son adolescence. «J'étais très, très saoule, racontait-elle récemment. Ça fait très, très longtemps, alors que seul les Hell's Angels, les marins et les prisonniers se faisaient tatouer. J'ai décidé d'avoir un tatouage parce que c'était la chose la plus choquante que je pouvais faire.»

    Si l'actrice avoue être aujourd’hui profondément dégoûtée par son vieux tatouage, gageons que bien des femmes de 66 ans tolèreraient volontiers un affreux dessin pour avoir un corps comme le sien!

    lundi 25 juillet 2011

    Affaire DSK/ Nafissatou Diallo sort de l'ombre



    Nafissatou Diallo, à gauche sur la photo, parlant pour la première fois à une journaliste de ABC.
    Sources photo: yahoo.com et radio-canada.ca.

    Cliquez sur les liens suivant pour en savoir un peu plus:
    Nafissatou Diallo, extrait des nouvelles de RDI relayé par yahoo.com, 2 min 07 sec, 25 juillet 2011.

    Nafissatou sur ABC News, zznet, 2 min 53 sec, 24 juillet 2011

    mercredi 13 juillet 2011

    Libre penseur ? Libre pensée ?

    Certains se demandent ce qu'est un libre penseur. D'autres semblent se sentir mal à l'aise en face de ceux qui se déclarent libres penseurs.

    Dès la mise en ligne du blog Le Coin de Pierre en juillet 2007, j'ai affirmé que je suis un libre penseur. Je peux dire que je l'ai toujours été et le resterai toujours.

    Voici un lien vers un long texte de Maurice Manoukian qui vous permettra de vous faire une juste idée de ce qu'est le libre penseur, de ce qu'est la libre pensée:

    Qu'est la libre pensée ? Et que signifie l'appellation "LIBRE PENSEUR" ?

    vendredi 24 juin 2011

    Décès de Peter Falk, alias "Columbo"

    Sources: yahoo.com, 24 juin 2011
    et: The Associated Press; La Presse Canadienne

    Par Frazier Moore, AP
    LOS ANGELES, Calif. - "Columbo" n'est plus: Peter Falk, qui incarnait le célèbre policier de la série télévisée du même nom, est mort à l'âge de 83 ans. L'acteur américain est décédé jeudi soir à son domicile de Beverly Hills, selon un communiqué diffusé par Larry Larson, un ami de la famille.

    Dans un document de justice déposé en décembre 2008, sa fille, Catherine Falk, avait déclaré qu'il souffrait de la maladie d'Alzheimer.

    L'histoire de "Columbo", ce policier tenace à l'imperméable usé et à la voiture cabossée, a commencé sur le petit écran en 1971, dans le cadre des séries Sunday Mystery Movie sur NBC, devenant de loin le rendez-vous le plus populaire de la programmation.

    Ces séries ont été supprimées en 1977 et 12 ans plus tard, ABC a proposé "Columbo" dans un format de deux heures habituellement programmé une ou deux fois par saison. Les enquêtes du policier perspicace se sont poursuivies sur le petit écran au XXIe siècle. "Columbo" a été diffusé dans 26 pays étrangers, particulièrement apprécié par les téléspectateurs en France et en Iran.

    Columbo était sous-estimé, traité avec condescendance ou tout bonnement oublié par quasiment chaque personne qu'il rencontrait, particulièrement le coupable.

    "Vous vous sentez désolé pour lui", avait dit un jour Peter Falk au sujet de ce personnage qu'il campait avec brio. "Il semble ne rien voir mais il voit tout".

    Au cours de sa carrière, l'acteur a aussi tourné pour le cinéma, apparaissant dans plusieurs films de son ami John Cassavetes, dont "Husbands", "Une femme sous influence" et "Opening Night". Le public a également pu le voir dans "Les ailes du désir" de Wim Wenders, "Princess Bride" de Rob Reiner et "The Player" de Robert Altman.

    Né le 16 septembre 1927 à New York, Peter Michael Falk a grandi à Ossining (Etat de New York) où ses parents tenaient un magasin de vêtements. A l'âge de trois ans, il a subi l'ablation d'un oeil en raison d'un cancer. "Quand une chose comme ça arrive tôt, vous apprenez à vivre avec", avait-il confié en 1963 à l'Associated Press.

    Sa carrière a débuté à New York, où un agent lui avait prédit à tort que ce handicap le priverait des plateaux de cinéma et de télévision. La suite devait démentir ces propos, Peter Falk obtenant notamment deux nominations aux Oscars (pour "Crime, société anonyme" de Balaban et Rosenberg en 1960 et "Milliardaire d'un jour" de Capra en 1961) et raflant cinq trophées aux Emmy Awards, dont quatre pour "Columbo".

    Avec sa première épouse, la pianiste Alyce Mayo, qu'il a épousée en 1960, l'acteur a eu deux filles, Jackie et Catherine. Le couple a divorcé en 1976. L'année suivante, Peter Falk s'est remarié avec l'actrice Shera Danese. Ils ont divorcé à deux reprises et se sont réconciliés à chaque fois.

    Quand il ne travaillait pas, l'acteur passait du temps dans le garage de sa résidence à Beverly Hills, qu'il avait converti en studio pour y faire des croquis au fusain.
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    NDCDP.- Petre Falk (Columbo) était notre acteur de cinéma préféré. Son autobiographie Juste une dernière chose nous a beaucoup plu. Nous saluons bien bas cet être exceptionnel. Sa personnalité était de type 9 (Médiateur), selon la théorie de l'ennéagramme (*). Paix à son âme.
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    (*) Ennéagramme de Peter Falk.

    La «théorie» de l'ennéagramme


    Figure ésotérique de l'ennéagramme
    SOURCE: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Enneagramme.gif



    «Chaque être humain ressemble à tous les autres.»
    «Chaque être humain ne ressemble à aucun autre.»
    «Chaque être humain ressemble à quelques autres.»

    Ces trois affirmations sont vraies.

    La théorie de l'ennéagramme considère neuf types de personnalités et les relations entre eux.
    La théorie de l'ennéagramme permet à l'être humain de se voir tel qu'il est réellement.
    La théorie de l'ennéagramme a la prétention de pouvoir aider l'être humain à développer son être réel.

    La théorie de l'ennéagramme considère que l'être humain peut fonctionner sur trois niveaux emboîtés:
    1) le niveau physique;
    2) le niveau psychologique;
    3) le niveau transpersonnel où l'être humain se sent relié à un «système» qui le dépasse et l'englobe.

    La théorie de l'ennéagramme peut donc couvrir deux aspects différents: l'aspect relié à la psychologie et/ou celui relié à l'ésotérisme.

    Les lectures sur l'ennéagramme devraient donc se faire avec beaucoup de discernement à tout instant.

    D'abord, pour débuter, voici un test en une seule question qui vous permettra de découvrir rapidement grâce à l'ennéagramme votre type de personnalité (il y en a 9):
    psychologies.com/Votre personnalité en une question.

    Le lien suivant conduira à un livret de l'Institut Français de l'Ennéagramme. Il ne traite que l'aspect relié à la psychologie. Vous pourrez le télécharger gratuitement:
    L'ennéagramme, dynamique de connaissance et d'évolution, par Fabien et Patricia Chabreuil, 2002

    Vous pourrez aussi consulter les liens suivants:

    Wikipédia/Ennéagramme (ésotérisme).

    Wikipedia/Enneagram of personnality.

    jeudi 23 juin 2011

    Encore plus aujourd'hui, l'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue

    Voici les résultats d'un sondage effectué aux États-unis qui confirme que cette affirmation est toujours d'actualité.

    Source: yahoo.com, 21 juin 2011


    Elles se marient par amour mais ne badinent pas avec le chômage

    NEW YORK (Reuters) - La plupart des femmes disent être prêtes à se marier plus par amour que par intérêt, sous réserve que l'heureux élu ne soit pas au chômage, selon un sondage effectué aux Etats-Unis.
    D'après cette enquête réalisée par ForbesWoman et le site internet dédié à l'amour et aux rencontres YourTango.com, 91% des femmes célibataires interrogées préfèrent en effet un mariage d'amour à une union gouvernée par l'argent.

    Pour autant, trois quarts d'entre elles ne seraient pas prêtes à épouser un chômeur et 65% affirment qu'elles seraient gênées à l'idée de s'engager si elles étaient elles-mêmes sans emploi.

    "C'est assez ironique que les femmes accordent plus d'importance à l'amour qu'à l'argent mais ne soient pas prêtes à se marier si elle ou leur soupirant potentiel est au chômage", a déclaré Meghan Casserly, de ForbesWoman.

    La moitié des participantes à cette enquête ont indiqué qu'elles pourraient s'unir à quelqu'un dont le salaire serait significativement inférieur au leur (contre 41% rejetant une telle éventualité). Au total, 32% des participantes à cette enquête ont dit gagner davantage que leur conjoint.

    "La carrière occupe véritablement la première place pour les femmes actives", a souligné Meghan Casserly. Elles sont 77% à estimer qu'elles peuvent concilier une relation et une vie de famille satisfaisantes avec une carrière réussie.

    Mais selon les résultats de l'enquête, elles sont 63% à travailler entre 40 et 59 heures par semaine et 62% à ne passer que trois heures au maximum de leur temps d'éveil avec leur conjoint, hors week-end.

    Richard Chang, Myriam Rivet pour le service français, édité par Gilles Trequesser

    mardi 7 juin 2011

    Haïti/Musique/ Issa El Saieh et autres musiciens

    Amies et amis internautes, voici quelques liens qui ne manqueront pas de vous intéresser. Ils sont basés sur d'un travail remarquable de Frantz Voltaire:

    1) Maestro Issa El Saieh La musique haïtienne, Partie 1, Introduction de Valerio Saint-Louis, 02 min 03 sec; valalabab, 29 août 2010;

    2)Maestro Issa El Saieh, La musique haïtienne, Partie 2, Frantz Voltaire, 22 min 40 sec; valalabab, 29 août 2010;

    3) Maestro Issa El Saieh, La musique haïtienne, Partie 3, Frantz Voltaire, 22 min 49 sec; valalabab, 29 août 2010;

    4) Maestro Issa El Saieh, La musique haïtienne, Partie 4, Conclusion de Valerio Saint-Louis, 02 min 03 sec; valalabab, 29 août 2010.

    Pour une courte biographie d'Issa El Saieh, consultez le lien suivant:

    Issa El Saieh et la belle époque, haitiweb.com.

    dimanche 29 mai 2011

    Louise Otis, pionnière de la médiation judiciaire

    Mon père, un avocat que maître Victor Ducan considérait comme un grand plaideur, me disait qu'une bonne entente à l'amiable vaut mieux qu'un long procès.
    C'est ce qui me vient à l'esprit en écoutant la juge Louis Otis, la «mère» de la médiation judiciaire.

    Écoutez Louise Otis en entrevue avec Michel Lacombe, émission du vendredi 27 mai 2011:
    SRC/Michel Lacombe/entrevue Louise Otis, 1h 04 min 04 sec

    mardi 3 mai 2011

    Le baiser/The kiss






    Le prince William et la princesse Kate le jour de leur mariage, le 29 avril 2011

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    Le président Barack Obama et son épouse Michelle en 2008

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    Les quatre chefs de parti au Canada avant les élections du 2 mai 2011

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    Le Premier ministre Harper et son épouse Laureen après la victoire du 2 mai 2011

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    Jack Layton, nouveau chef de l'opposition, et son épouse après la publication des résultats des élections le 2 mai 2011

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    Michael Ignatieff et son épouse après la défaite, le 2 mai 2011
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    Gilles Duceppe et son épouse Yolande après la défaite, le 2 mai 2011
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    dimanche 20 mars 2011

    Haïti - 20 mars 2011: journée d'élections

    Amies et amis internautes,

    Pour suivre le déroulement des élections aujourd'hui, cliquez sur le lien suivant:
    Haïti-journées d'élections, 20 mars 2011.

    Bonne journée.